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Religion

La Constitution tunisienne sépare clairement la vie civile et la vie religieuse. A 95 % musulmane sunnite, la population pratique un islam modéré. Le Tunisien n'a rien d'un fanatique. Le Coran est interprété plus souplement que dans les autres pays arabes. En revanche, les religieux sont maîtres de leurs mosquées et libres d'en autoriser, ou pas, l'accès aux non-croyants. L'intégrisme demeure le problème numéro un du gouvernement, qui veut éviter tout risque de contagion à partir des frontières algérienne et lybienne et pratique une répression impitoyable pour l'éradiquer complètement.*Tout bon musulman est tenu d'observer fidèlement, tous les jours, cinq règles fondamentales :
- l'invocation de Dieu à chaque prière : « Allah est grand et Mahomet est son prophète. »
- les cinq prières quotidiennes, pieds nus, tourné vers La Mecque, après avoir fait ses ablutions, à l'appel du muezzin : à l'aube, en début de matinée, en fin de matinée, l'aprèsmidi, au crépuscule ;
- l'aumône. On doit donner aux pauvres, surtout le vendredi ;
- le jeûne du ramadan, 9e mois de l'année lunaire. C'est le mois sacré pour les fidèles, qui doivent, sauf dérogations, s'abstenir de fumer, manger, boire et avoir des relations sexuelles, du lever au coucher du soleil. Pendant le mois du ramadan, l'activité est ralentie; la fête commence au coucher du soleil;
- le pèlerinage à La Mecque (le Hajj), que chaque musulman se doit d'accomplir au moins une fois dans sa vie. Sept pèlerinages à Kairouan équivalent à un pèlerinage à La Mecque.

Us et coutumes

La Tunisie est un pays musulman. Le jeûne du Ramadan est pratiqué par une grande majorité de la population du lever au coucher du soleil. Les Tunisiens sont très tolérants envers les étrangers, et ne leur font généralement aucun reproche. Si vous êtes en excursion à cette période de l'année, pensez que votre chauffeur ou votre guide pratiquent peut être le jeûne. Evitez de manger, de boire et de fumer dans des lieux publics.
Le nudisme est interdit sur les plages et mal vu de la population. D'une manière générale, mieux vaut s'habiller décemment et éviter des tenues dénudées en dehors de la plage ou de la piscine.
Les Tunisiens sont gentils, mais n'apprécient pas forcément qu'on les photographie à tout bout de champ, surtout les femmes.

Les dates des quatre fêtes religieuses varient suivant le calendrier lunaire :
- l'Aïd el-Kebir : cinquante jours après la fin du Ramadan. La fête dure deux jours et on tue le mouton pour commémorer le sacrifice d'Abraham;
- l'Aïd el-Saghir : deux jours à la fin du mois de Ramadan;
- le Mouled : anniversaire de la naissance du Prophète;
- Ras el-Am Hejri : nouvel an de l'Hégire, 20 jours après le Ramadan. S'y ajoutent les fêtes nationales : le 18 janvier, anniversaire de la Révolution de 1952, le 20 mars, fête de l'Indépendance de 1956, le 9 avril, journée des Martyrs, le 1er mai, la fête du Travail, le 1er juin, la fête nationale, commémoration de la Constitution de 1959, le 2 juin, la fête de la Jeunesse, le 25 juillet, proclamation de la République de 1957, le 13 août, la journée de la Femme, le 7 novembre, l'anniversaire de l'arrivée au pouvoir du président Ben Ali.
Culturels ou folkloriques, les festivals abondent : l'été, festival de Hammamet, de Carthage, de Monastir, de Tabarka. En novembre, festival des oasis, à Tozeur, et, en décembre, le festival du Sahara, à Douz, en mars, celui de Tataouine.

Géographie

A l'extrême nord de l'Afrique, et face à la Sicile, dont elle n'est séparée que par 150 km, la Tunisie occupe une Bordée au position stratégique. nord et à l'est par la Méditerranée, elle est enclavée entre l'Algérie et la Lybie sur ses autres frontières. C'est, avec une superficie de 164 150 km2, le plus petit pays du Maghreb. Le Nord montagneux et régulièrement arrosé contraste avec le relief du Sud, plat et aride, où mord le désert; doux le long des côtes, les paysages sont austères et rudes dans l'intérieur du pays.
Le pays est barré d'ouest en est par deux hautes chaînes de montagnes, le Tell et l'Atlas, d'où descendent les oueds (les fleuves), qui se jettent dans la mer et les lacs.
On distingue grossièrement trois grandes zones : dans le Nord, les monts de Khroumirie laissent progressivement place à de vastes plaines fertiles ; dans la Tunisie centrale, se succèdent d'ouest en est les hauts sommets du Tell (le djebel Chaambi, qui culmine à 1 544 m), puis les hautes et les basses steppes, et enfin le Sahel, planté d'oliviers et d'arbres fruitiers. Le Sud s'enfonce en pointe dans les sables du Sahara et est coupé en deux par la chaîne montagneuse du Dahar : à l'ouest, de grandes palmeraies côtoient le chott el Djerid, vaste lac salé, asséché pratiquement toute l'année; à l'est, la côte et l'île de Djerba.

Portrait

Marhaba Bienvenue !
S'il est un pays où ce mot prend tout son sens, c'est bien en Tunisie ! Car c'est avec un sourire spontané, un brin de jasmin et le verre de thé de l'amitié que le Tunisien accueille le visiteur. De quoi éprouver d'emblée l'agréable sensation d'être chez soi et de vivre, tout en même temps, un dépaysement total aux portes de l'Afrique, sans la barrière de la langue.
Malgré sa petite superficie, le pays dévoile un étonnant kaléidoscope de paysages derrière des kilomètres de plages dorées : montagnes de Khroumirie, hauts plateaux désertiques du Tell, oliveraies bien peignées du Sahel, bouquets de palmiers de Djerba... jusqu'aux sables du désert qui riment avec mirages et méharées.
Que dire de son patrimoine, forgé par trois mille ans de conquête ! Tout a commencé à Carthage. Puis les Romains sont venus, suivis des Arabes et de nombreux autres... essaimant d'innombrables vestiges qui se feuillettent comme un livre d'histoire.
Terre d'islam modéré, la Tunisie dissimule ses mosquées, ses souks et ses secrets dans les ruelles étroites de ses vieilles médinas. Le charme du pays agit subtilement sur le visiteur, qui n'éprouve plus qu'une seule envie : celle de revenir déguster à nouveau une telle douceur de vivre.

Découvrir

La formule traditionnelle lorsque des Tunisiens se rencontrent est « Comment va la famille, la maison ? » : Chenoua lahouel (prononcer chnouar làhouel) el dar ? On demande aussi si ça va bien : « saha labès ? » (ta santé va bien ?).
Salut : salam (r)alekom (prononcer sélèm ralikom) ; on répond alors : ralikom sélèm.
Bienvenue : marahba.
Bonjour : sabah el-khir (prononcer sbahlrir).
Au revoir : besslama.
Ça va bien : labès (prononcer lébès).
Oui : ei (éye).
Non : lè.
Merci : choukran ou barak allàhou fik.
Combien : khaddach.
Regarde : chouf.

Climat

La Tunisie bénéficie d'un climat méditerranéen, ensoleillé pratiquement toute l'année. L'hiver est plus frais et humide dans le Nord, avec de la neige sur les reliefs, notamment sur les montagnes de Khroumirie. En revanche, le temps est sec et doux dans le Sud, avec des journées ensoleillées et des nuits très fraîches : la température peut descendre en dessous de 0 °C dans le désert. Le printemps est agréable, malgré quelques averses, parfois violentes et, en mai, des vents de sable dans le Sud.
L'été est chaud et sec, beaucoup plus agréable au bord de la mer, caniculaire dans le Sud. L'automne est une des saisons les plus douces, bien que les journées soient plus courtes.
La température de la mer est de 10/15 °C en hiver et au printemps, de 20 à 23 °C de juin à novembre.

Les masses d'air venues de Méditerranée et d'Afrique balaient le pays :
- le vent du nord-ouest amène de fortes pluies, l'hiver,
- froid et sec, le gharbi souffle également l'hiver, depuis les hauts plateaux algériens,
- chaud, desséchant, mêlant poussière et sable du Sahara, le sirocco arrive du sud et du sud-ouest,
- sur toute la côte méditerranéenne, la brise de mer tempère les températures estivales.

Formalités

Une carte nationale d'identité suffit pour les groupes en voyage organisé. En revanche, les touristes voyageant en individuel doivent se munir d'un passeport en cours de validité.
Un visa est exigé pour les séjours supérieurs à trois mois.
Dans l'avion, il faudra remplir une fiche blanche en deux parties. La douane en récupère une à l'arrivée. Gardez précieusement l'autre dans votre passeport car elle vous sera réclamée lorsque vous quitterez le pays.
Pour les objets personnels, la tolérance est la même que pour les pays occidentaux. N'oubliez pas de vous munir des factures concernant vos appareils photo, caméras, ou radios. Si vous louez une voiture, pensez à emporter votre permis de conduire.

Monnaie

Le dinar tunisien (DT) vaut 0,65 euros. Il se divise en 1 000 millimes, avec des pièces de 5, 10, 20, 50, 100 et 500 millimes et de 1 dinar. Les billets sont de 5, 10 et 20 dinars.
Les articles de consommation courante sont moins coûteux qu'en France.
Les prix des voyages organisés sont très compétitifs. N'oubliez cependant pas que la qualité des prestations, d'un guide, d'un circuit, dépend du prix que vous paierez !cccccccccc

Que faut-il emporter ?

De mai à octobre, des tenues légères, en coton, sont idéales, avec des lunettes de soleil, une crème solaire efficace, ainsi qu'un chandail car la climatisation des hôtels est parfois redoutable. En hiver, prévoir un manteau. Pour une expédition chamelière dans le désert, préférer des vêtements amples et confortables ainsi qu'un blouson chaud, des Pataugas et une lampe électrique pour le soir. Acheter sur place un chèche (grand foulard) en coton pour se prémunir du vent de sable. En randonnée, emporter un solide sac de voyage souple plutôt qu'une valise.

Adresses utiles

Office national du tourisme tunisien (ONTT)
A Paris:32, avenue de l'Opéra, 75002 Paris, tél. : 01 47 42 72 67 ; e-mail : ontt@wanadoo.fr

Change

Le dinar tunisien ne s'exporte pas et s'échange uniquement sur place. Vous pourrez retirer de l'argent avec votre carte internationale de paiement auprès des distributeurs automatiques que la Banque tunisienne de Crédit a installé un peu partout dans les zones touristiques. Si vous emportez des euros, changez au fur et à mesure de vos besoins. Attention, les commerçants ont tendance à échanger le dinar au cours de l'euro. Or il vaut un petit peu moins. Vous pourrez le faire dans tous les hôtels, les banques et les nombreux bureaux de change. Les hôtels et certaines boutiques acceptent les cartes de paiement internationales.

Langue

Les Tunisiens parlent arabe entre eux. Le français est enseigné à l'école dès les classes primaires et est parlé par une grande majorité de la population.

Horaires

Il n'y a pas de décalage horaire entre la France et la Tunisie.
Les services publics, les banques et les magasins sont fermés à l'heure du déjeuner. L'été (du 15 juillet au 15 septembre), on travaille généralement de 7 h à 15 h. Pendant le mois de Ramadan, les horaires suivent le cycle du jeûne et les boutiques ferment au coucher du soleil. Les musées nationaux sont généralement fermés le lundi.

Cuisine

Si inventive qu'elle mérite d'être élevée au rang d'un véritable art traditionnel, la cuisine tunisienne marie le mouton ou le poisson à des légumes variés, les accommodant de coriandre, d'anis ou de cumin. Sans oublier le citron et l'huile d'olive.
Le menu commence souvent par une « chorba », délicieuse soupe à l'orge, ou un « brick », une crêpe très fine de pâte feuilletée farcie d'un oeuf, de thon ou de viande hachée, frite à l'huile. A moins de préférer une « salade méchouia » faite de tomates, poivrons, thon, oeufs durs, oignons coupés en petits morceaux et passés au four.
Le couscous est depuis toujours le plat national. Complet, salé, sucré, aux amandes, aux herbes, il se décline en une infinie variété de préparations : selon les cas, mouton, poisson, herbes, poulet, brochettes, etc., accompagnent une semoule cuite à la vapeur servie avec un ragoût de légumes et de la harissa, une purée très relevée de piment et d'ail. Autre spécialité nationale, « le complet » est un assortiment de poissons (daurade, loup, rouget, mérou...) servi avec des tomates et des poivrons.
On ne manquera pas de goûter également le « tagine », une sorte de quiche, la « chakchouka », une ratatouille servie avec un oeuf poché, l'agneau « à la gargoulette », cuit dans une jarre de terre avec des tomates et des pommes de terre, et le « méchoui », de l'agneau ou du mouton grillé.
Les pâtisseries orientales abondent : baklavas parfumés à la fleur d'oranger, aux amandes et aux pistaches, loukoums, makhrouds (gâteaux de semoule farcis de dattes), cornes de gazelle au miel.
On boit du thé à la menthe, vert et très sucré, et parfois proposé avec des pignons, de la bière locale, la Celtia, divers sodas, des jus de fruits frais et de l'eau minérale (la Safia est la plus courante). Les vignobles locaux produisent des vins agréables : muscat de Kélibia, magon rouge, mornag, rosé de Tabarka. A goûter également, les alcools, la boukha, à base de figue, ou la thibarine, fabriquée avec des dattes. Les Tunisiens mangent rarement au restaurant. Les bonnes tables sont assez rares, mais on trouve partout des « gargotes » rustiques où déguster des grillades délicieuses.

Transports intérieurs

En voiture de location: Les voitures de location sont disponibles partout. Cependant, il vaut mieux les réserver depuis la France par l'intermédiaire d'un tour-opérateur car les tarifs sont plus chers sur place.
Le code de la route est le même qu'en France. Respectez impérativement les limitations de vitesse, les amendes sont sévères et les contrôles de police fréquents. Le réseau routier est en bon état et les panneaux rédigés en français et en arabe. Les véhicules tout-terrain sont indispensables pour affronter les pistes du désert.
Les cartes routières sont assez imprécises. Dans le Sud, mieux vaut essayer d'en trouver une récente sur place, car les pistes ne sont souvent accessibles qu'en 4 x 4 et rarement indiquées.

En taxi: Il y a deux sortes de taxis : les taxis de couleur jaune et équipés d'un compteur sont réservés aux déplacements à l'intérieur d'une commune; les « grands taxis » sont des taxis collectifs à itinéraires et tarifs fixes qui partent lorsqu'ils sont pleins.

Moyens de communication

Le réseau téléphonique est automatique. Depuis la Tunisie, composer le 00 33 puis le numéro du correspondant sans le zéro. Pour joindre un correspondant en Tunisie depuis la France, faire 00 216 puis l'indicatif de la ville sans le zéro et ensuite le numéro du correspondant. Il est très facile de joindre la France depuis sa chambre d'hôtel, mais c'est assez coûteux. Les cabines publiques, signalées par le panonceau Taxiphone, fonctionnent avec des pièces de monnaie ou des cartes.
Les téléphones mobiles fonctionnent à peu près partout, à condition de se connecter sur le réseau local.

Santé

Il n'y a aucun risque particulier en Tunisie. Mieux vaut cependant remettre à jour ses vaccinations (tétanos, polio). Eviter de boire l'eau du robinet et préférer les bouteilles capsulées pour éviter la « tourista » du voyageur. Les pharmacies sont bien approvisionnées en ville, mais prévoir tout de même quelques médicaments de base pour éviter tout souci (aspirine, désinfectant, pansement intestinal).
Le changement dans les habitudes alimentaires durant un voyage entraîne souvent des maux d'estomac. Brûlures, remontées acides risquent de ternir un peu les vacances. Aussi, soyez prévoyant en glissant dans votre valise un antiacide. Contre les moustiques, portez des vêtements couvrants et faites usage de lotion répulsive. Soyez donc prévoyant en glissant dans votre valise, la lotion Haute Protection Moustifluid Zones Tropicales et à Risques et la lotion Tissus et Vêtements ou mieux le kit Protection Extrême.

Sécurité

Si vous choisissez votre voyage dans une agence, vérifiez que votre contrat comporte bien une assurance assistance. Elle est parfois incluse dans le prix et peut être achetée séparément. Cette assurance couvre au minimum la perte de vos bagages, d'éventuels frais médicaux sur place et un rapatriement sanitaire. Vous pouvez également souscrire une assurance annulation.

La douane surveille attentivement les bagages à l'arrivée. Ne vous étonnez pas des fréquents contrôles routiers dans le Sud.
Il ne faut jamais s'aventurer dans le désert sans prendre un minimum de précautions, et signaler tout départ pour une excursion à l'hôtel ou à la garde nationale.
Les vols à la tire ne sont pas plus fréquents qu'en France. Mieux vaut cependant utiliser les coffres de l'hôtel et fermer sa voiture à clé. Evitez de porter vos bijoux lorsque vous vous promenez dans les souks.

Voltage

Le voltage est de 220 volts, et les prises les mêmes qu'en France.

Culture et civilisation

La démocratie tunisienne est de type présidentiel. Le président de la République est à la fois le chef de l'Etat et du gouvernement. L'assemblée nationale est élue au suffrage universel pour cinq ans. Le découpage administratif du pays comporte vingt-trois gouvernorats placés sous l'autorité d'un gouverneur.
A la tête du pays depuis le 7 novembre 1987, le président Ben Ali pratique volontiers un certain culte de la personnalité : sa photo est affichée dans tous les lieux publics, aéroports, administrations, etc., jusque dans les halls d'hôtels et dans les restaurants. Destiné à combattre l'intégrisme, son pouvoir musclé s'exerce aussi quelque peu sur l'opposition politique et la presse

Histoire et politique

L'histoire a pétri cette terre idéalement située le long de côtes hospitalières.
Les traces de la puissante Carthage, de l'orgueilleuse Rome, de l'éclatante Byzance se mêlent à celles des émirs bâtisseurs, des Andalous, des Turcs... et plus récemment des Italiens et des Français.
A la fin du IIe millénaire, des tribus nomades peuplent l'Afrique du Nord. Venues vraisemblablement du Sahara, elles parlent une langue commune qui ressemble à l'égyptien ancien, que l'on appelle la langue berbère. Leur mode de vie est encore très primitif lorsque arrivent, vers la fin du XIIe siècle av. J.-C., des marins phéniciens. Originaires de Tyr, au sud de l'actuel Liban, ils parcourent les mers lointaines et ont déjà semé des comptoirs de part et d'autre du détroit de Gibraltar ainsi que sur la côte atlantique du Maroc. Ils explorent cette partie de la Méditerranée, et y fondent Utica (Utique), près de l'embouchure de la Mejerda, Kerkouane et Hadrumetum (Sousse).

En 814 av. J.-C., Didon, princesse troyenne, fuit son pays. Elle débarque non loin d'Utique, où elle fonde Kart-Hadasht (Carthage : la « nouvelle ville »). Très vite, Carthage va s'affirmer comme l'une des villes les plus puissantes de la Méditerranée. Elle supplante Tyr, s'impose en Sicile orientale, en Sardaigne, dans les Baléares, ranime les anciens comptoirs phéniciens et se bâtit un empire. Son territoire couvre tout le nord-est de la Tunisie actuelle, et elle dispose de ports le long des côtes d'Afrique. L'impérieuse Rome, qui vient de terminer la conquête de l'Italie, en prend ombrage car elle ambitionne de s'emparer de tout le bassin méditerranéen. Les deux puissantes cités vont se livrer un duel sans merci pendant un siècle.

Virgile raconte dans l'Enéide la légende de la princesse royale Elissa, originaire de Tyr. Ayant quitté sa patrie pour fuir son frère Pygmalion, celle que l'on avait rebaptisée Didon (l'Errante) débarque avec son peuple au bord d'un golfe surmonté d'une colline. Elle obtient l'autorisation de s'installer sur un territoire « de la taille d'une peau de boeuf ». L'astucieuse princesse fait découper la peau en très fines lanières. Mises bout à bout, elles délimitent un vaste territoire entre le lac de Tunis et le cap Bon, où est bâtie la nouvelle ville de Carthage.

En 264 av. J.-C., alors que les armées romaines se sont emparées de la Sicile, les Carthaginois bloquent le détroit de Messine. Le prétexte est idéal pour Rome, qui déclenche la première guerre punique.
Pendant vingt ans, les deux puissances s'affrontent sur terre et sur mer. En 241 av. J.-C., Rome remporte une victoire décisive aux îles Aegates. Vaincue, Carthage doit payer une lourde contribution de guerre et céder les îles Lipari. Pire, elle doit affronter une guerre civile. Rome se montre cynique. Pour prix de sa neutralité, elle exige que Carthage lui cède la Sardaigne et la Corse, et devient la maîtresse d'un véritable empire maritime en Méditerranée.
Or, Carthage prétendait aussi au monopole du commerce dans cette région. Les Carthaginois ont très mal supporté l'humiliation de la défaite. Pour redorer le blason de sa patrie, Amilcar Barca, un de ses plus glorieux généraux, part conquérir l'Espagne. Il y fonde Alicante et Barcino (future Barcelone) et un nouveau port, Carthagène (la « nouvelle Carthage »). Rome ne voit pas d'un très bon oeil ce nouveau trafic, qui gêne le port de Marseille. Ses relations avec Carthage s'assombrissent à nouveau.
Amilcar Barca meurt. Mais son fils, Hannibal, qui l'a suivi en Espagne, déteste Rome depuis toujours et rêve de revanche. Il lève une armée et traverse, à la tête de 50 000 fantassins, 9 000 cavaliers et 37 éléphants, les Pyrénées, puis les Alpes. Il s'allie aux Gaulois et vole de victoire en victoire jusqu'aux portes de Rome... sans cependant s'y attaquer. Cette erreur va être fatale ! Le succès l'abandonne et il subit plusieurs défaites avant d'être rappelé dans sa patrie.

Rome confie alors ses armées à Scipion, un jeune général talentueux, qui gagne sur les champs de bataille le surnom d'Africain. C'est au tour de Carthage de se défendre ! Scipion s'allie au général numide Massinissa et assiège Carthage. La paix est conclue mais Carthage ne la respecte pas. Scipion écrase alors les troupes carthaginoises et impose un traité humiliant, en 202 av. J.-C. Carthage doit renoncer à l'Espagne, reconnaître le royaume de Massinissa, payer un lourd tribut de guerre pendant cinquante ans, et adopter comme siens les alliés et les ennemis de Rome.

Ces contraintes ne vont pourtant pas empêcher Carthage de retrouver rapidement sa vitalité : en dix ans, elle rembourse son indemnité de guerre ! Mais elle se dispute avec Massinissa, allié des Romains, qui ne cesse de grignoter son territoire. Rome va mettre ce conflit à profit pour détruire sa rivale : coupable d'avoir combattu un de ses alliés, Carthage est victime d'une répression impitoyable. Caton l'Ancien interpelle le Sénat : « Delenda est Cartago ! » (« Carthage doit être détruite ! »). En 152 av. J.-C., après un siège de trois ans, la ville finit par tomber aux mains du général Scipion Emilien. Celle qui passait, depuis six siècles, pour la cité la plus riche du monde est alors rasée et sa population déportée. Son sol est maudit, on y répand du sel pour empêcher toute vie de s'y développer. Carthage morte, sa légende va perdurer au fil des siècles.

Les Romains transforment alors les territoires carthaginois en Provincia Africa, directement administrée par Rome et dont Utique est la capitale. Le pays se couvre de villes, se dote de routes, d'ouvrages d'art et se transforme en grenier à blé, pourvoyant Rome en animaux sauvages pour ses jeux du cirque. Les carrières de Chemtou fournissent du marbre aux sculpteurs et aux architectes, le latin devient la langue officielle.
D'abord cantonnée au territoire de l'actuelle Tunisie, l'Africa s'agrandit sous César - qui y adjoint la Numidie, puis la Tripolitaine - et prend le nom d'Afrique proconsulaire. C'est encore César qui aura l'idée d'installer les Romains à Carthage. Reconstruite en 40, la nouvelle ville devient la capitale d'une province romaine administrée par un proconsul. Elle compte bientôt plusieurs centaines de milliers d'habitants et revit si bien qu'on la surnomme la « Rome africaine ».
Les Africains ont assez facilement abandonné leurs anciennes croyances pour adorer les dieux de Rome. Lorsque le christianisme arrive en Africa après s'être répandu dans tout l'Empire romain, ils vont se convertir eux aussi, et ce, malgré les persécutions, à la nouvelle religion. Petit à petit, le pays se couvre de basiliques.

Né en Afrique du Nord, à Thagaste, en 354, saint Augustin passe toute sa jeunesse à Carthage. Fils d'un païen et d'une chrétienne, sainte Monique, il est d'abord tenté par le manichéisme, avant de se convertir au catholicisme. Ordonné prêtre à Hippone, il en devient l'évêque. Durant toute vie religieuse, saint Augustin s'oppose à toute hérésie au christianisme et combat le donatisme, qui accusait l'Eglise de compromission avec les apostats.

De grandes variations climatiques, entraînant des sécheresses terribles et des pluies violentes ont affaibli l'Africa, dont la situation économique n'est pas brillante. De son côté, l'Empire romain se désagrège. L'empereur Constantin a délaissé Rome pour s'installer à Byzance.
C'est alors qu'arrivent d'Espagne les Barbares. Genséric, roi des Vandales, s'empare de Carthage en 439. Il ajoute l'Africa à son vaste royaume, déjà composé de la Sicile, de la Sardaigne, de la Corse et des Baléares.
Cette occupation va durer un siècle. Jusqu'à ce que l'empereur byzantin Justinien, qui règne à Constantinople, se mette en tête de reconquérir les territoires perdus par Rome. En 533, ses armées se rendent maître de l'Africa. Des forteresses sont érigées dans tout le pays pour se protéger des attaques incessantes des Berbères.
Les Arabes ont conquis l'Egypte, et effectuent plusieurs raids en Afrique de l'Ouest. En 647, ils s'emparent de Sbeitla et fondent Kairouan, dont ils font la ville sainte de l'Islam avant de s'attaquer à Carthage, qui est détruite encore une fois. Les Berbères résistent vigoureusement, sous l'autorité de leur reine, la Kahéna, qui mène la révolte. Mais ils sont finalement vaincus en 702. L'Africa prend le nom d'Ifrîqiya et s'islamise. Une nouvelle ville, Tunis, est créée en 728, qui va définitivement supplanter Carthage.
En l'an 800, Ibrahim Ibn el-Aghlab devient émir de l'Ifrîqiya. Sous son autorité démarre une des périodes les plus brillantes de la Tunisie, que l'on va appeler « le siècle d'or » et pendant lequel la dynastie des Aghlabides va organiser le pays, construire les « ribats », des forteresses-monastères, à Sousse, Monastir, Sfax, et équiper le pays en réservoirs. Kairouan devient un foyer de rayonnement religieux et culturel, sa Grande Mosquée est agrandie.
Les Fatimides (909-1148)

Vers 909, les Aghlabides négligent l'organisation de la défense du pays et doivent faire face à l'hostilité de tribus berbères de Petite-Kabylie. Un mouvement de contestation s'est développé autour des chi'ites, qui croient à la souveraineté des descendants de Mahomet et convertissent à leur religion les Berbères, hostiles aux Arabes. Les chi'ites lèvent une armée de fanatiques qui s'empare de Kairouan en 916 et renverse la dynastie des Aghlabides. Le pouvoir passe aux mains d'une nouvelle dynastie, les Fatimides (de Fatima, fille du prophète), qui édifient leur capitale, Madhia, sur la côte, entre Sousse et Sfax. Cependant, les Fatimides entretiennent le vieux rêve de conquérir l'Egypte. Ils y pénètrent en 969 avec une armée de plus de 100 000 hommes et s'installent au Caire, confiant l'administration de l'Ifriqiya à leurs alliés berbères, les Zirides.
Le pays est prospère et les Zirides finissent par prendre leurs distances avec les Fatimides. Pour se venger, ces derniers envoient en Ifrîqiya des tribus nomades de pillards, les Béni Hillal, qui ravagent le pays, détruisant tout sur leur passage et paralysant la vie économique.
Profitant de la situation, les Normands de Sicile attaquent alors les ports et s'emparent de Madhia en 1148.

Les Almohades, originaires du Maroc, s'arrogent le pouvoir au Maghreb et souhaitent unifier l'Afrique du Nord. Ils envoient à Tunis un gouverneur nommé Abou Hafs, qui va rapidement s'autoproclamer émir et fonder en 1230 la dynastie hafcide.
En 1270, les croisés attaquent Carthage. Ils sont partis d'Aigues-Mortes pour délivrer la Terre sainte, aux mains des Arabes, avec à leur tête le très pieux roi français Louis IX, le fameux Saint Louis qui rendait la justice sous un chêne. Mais Louis IX meurt de la peste à Carthage et les croisés repartent rapidement. Sous la dynastie hafcide, l'Ifrîquiya devient la principale puissance du Maghreb. C'est une terre d'accueil pour les musulmans andalous qui fuient la « Reconquista » chrétienne en Espagne. Leur arrivée va coïncider avec une période de prospérité, où l'on assiste à un essor de la vie intellectuelle et artistique sans précédent. Tunis s'agrandit et l'on commence à donner au pays le nom de Tunisie.
Cependant, l'autorité de la dynastie hafcide va s'effondrer au bout de cinquante ans. Les ports s'organisent alors en une multitude de petits Etats et la piraterie s'installe.

En 1529, le corsaire Barberousse s'empare de La Goulette, de Tunis et de Bizerte pour le compte du sultan de Constantinople.
L'Espagne organise la réplique de la chrétienté. En 1535, Tunis tombe sous les coups d'une expédition de 30 000 Espagnols commandés par Charles Quint. Au bout de quarante ans, la Tunisie parvient à repousser les Espagnols, grâce à l'aide de l'empire ottoman. Elle devient alors une nouvelle province turque, administrée par un pacha, lui-même flanqué d'un conseil de deys, des officiers de l'armée, et de beys, chargés de lever les impôts. En 1612, un bey, Mourad, obtient le titre de pacha et le droit de transmettre la charge à son fils. C'est avec lui que débute la dynastie des Mouradites, qui va régner près de soixante-quinze ans.

En 1705, Hussein Ben Ali Tourki, ancien commandant de spahis, fomente un complot et s'empare du pouvoir. Il instaure une monarchie héréditaire, les Hussaïnides, et prend son indépendance vis-à-vis des Turcs. Dix-huit beys vont occuper successivement le trône. Certains vont mener une politique moderniste : Ahmed pacha bey (1837-1855) abolit l'esclavage, organise l'armée à l'européenne. Sadok pacha bey (1859-1882) et son ministre Khérédine rationalisent l'administration et créent le célèbre collège Sadiki, destiné à former l'élite intellectuelle du pays. La plupart des palais de Tunis datent de cette époque. Les beys entretiennent un train de vie fastueux, qui les oblige à s'endetter auprès des grandes puissances européennes, l'Italie, l'Angleterre et surtout la France.
Pendant ce temps, les pirates écument la Méditerranée, enrichissant les ports mais gênant la navigation des puissances européennes, qui aimeraient bien étendre leur influence dans cette zone. En 1830, lorsque la France débarque en Algérie, la Tunisie lui doit beaucoup d'argent. En 1881, une tribu de Khroumirie, dans le nord de la Tunisie, fait une incursion au-delà des frontières et pénètre en Algérie. Un prétexte tout trouvé pour Jules Ferry, qui en profite pour lancer une expédition punitive. En mai 1881, la Tunisie doit se soumettre : le bey signe le traité du Bardo, qui établit le protectorat français.

Très vite, Bourguiba prend des mesures révolutionnaires. Il promulgue le Code de la famille, abolit toute contrainte matrimoniale, instaure le mariage civil en plus du mariage religieux, interdit la polygamie, remplace la répudiation par le divorce, réorganise le système scolaire sur le modèle laïc français. Le 1er juin 1959, la Constitution est promulguée. La Nouvelle République adopte pour devise « Liberté, ordre, justice » et le Néo-Destour devient le parti unique. Le président, rééligible trois fois, choisit les membres de son gouvernement. Les rapports avec la France restent tendus pendant la durée de la guerre d'Algérie. En 1961, c'est la crise de Bizerte : les troupes françaises doivent riposter à une attaque tunisienne. L'armée française quitte définitivement la Tunisie deux ans plus tard.
En 1975, un large plébiscite offre à Bourguiba la présidence à vie. Le président se donne le droit de choisir son successeur. Mais le pays doit faire face à de sérieuses difficultés économiques, le mécontentement social provoque plusieurs crises et l'agitation islamiste monte en puissance en même temps que le chômage. Agé, malade, fatigué, Bourguiba ne peut plus consacrer toute son énergie à la conduite de l'Etat. Le 2 octobre 1987, il nomme son ministre de l'Intérieur, le général Zine el-Abidine Ben Ali, au poste de Premier ministre. Le 7 novembre, le général Ben Ali dépose constitutionnellement le président, déclaré incapable médicalement d'assumer la charge de l'Etat et le remplace à la tête du pays. Bourguiba est conduit dans sa résidence de Monastir. Il y meurt de vieillesse à 98 ans. Ses obsèques sont célébrées le 8 avril 2000 dans sa ville natale de Monastir, et sa dépouille mortelle est accompagnée jusqu'au mausolée de la famille par Ben Ali, accompagné de délégations d'une trentaine de pays, dont le président français Jacques Chirac et le Palestinien Yasser Arafat.

Le nouveau président autorise le multipartisme et met en place une Seconde République. Son parti, le RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique) gagne largement les élections d'avril 1989, où il est luimême plébiscité pour cinq ans. En 1991, la découverte d'un complot islamiste déclenche une répression. Le pouvoir restreint les activités des associations, et accentue sa lutte contre les islamistes. Aux élections de 1994, le président Ben Ali, candidat unique, est réélu à la presque totalité des suffrages exprimés. Une nouvelle réforme constitutionnelle, plébiscitée par un référendum avec 99 % des suffrages, lui a permis de changer la constitution pour briguer un 4e mandat en 2004, où il a été réélu avec 94,49 % des suffrages.

Arts, architecture, beaux livres

L'artisanat, riche et varié, s'est adapté au goût des touristes, et il devient difficile de trouver des objets ou des bijoux traditionnels. Les tentations ne manquent pas, dans les souks et les marchés. On trouvera :
Dans la médina de Tunis : bijoux, plateaux en cuivre, sacs de cuir, narguilés, poteries, tissus, épices, etc. Des pâtisseries orientales, des fruits.
A Sidi Bou Saïd et La Marsa : les célèbres cages à oiseaux bleues, des objets en cuivre, peintures et gravures.
A Kairouan : des objets en cuivre, et un choix immense de tapis : « alloucha » (haute laine blanc, noir, marron), « zarbia », finement colorés, ou « mergoum », aux motifs géométriques.
A Nabeul : poteries, vaisselle, vases, plats de toutes formes, verres soufflés, paniers.
A Hammamet : bijoux, étoffes tissées, gandouras (grandes chemises), peintures sous verre, paniers, épices, burnous, châles, linge de maison.
A Madhia, broderies, soieries, costumes traditionnels.
A Sfax : pâtisseries, huile d'olive, oranges, éponges, amandes.
Aux îles Kerkennah : paniers en alfa, maquettes de bateaux.
A Tozeur : vanneries colorées, ceintures, dattes Deglet Nour, tapis (kilims).
A Djerba : bijoux, marionnettes, couvertures, broderies, poteries de Guellala, des objets en cuir.
A Gabès : épices, henné, khôl, piments.
A Douz : burnous, ceintures tissées, chèches.
Dans les échoppes du Chott et des oasis de montagne, géodes, fossiles, « roses des sables » et poupées fabriquées par les Bédouins.

Littérature

Comme la majorité des écrivains arabes, les écrivains tunisiens ont choisi la poésie comme moyen d'expression privilégié. Leurs oeuvres, rarement traduites de l'arabe, restent cependant confidentielles en Europe. Abou Kacem Chabbi (1904-1934), auteur des Chants de la nuit, est considéré comme le père de la poésie contemporaine.
Parmi les grands auteurs dont la renommée a largement franchi les frontières de l'Europe, le plus connu est sans nul doute saint Augustin, dont les Confessions datent de 397, mais aussi le grand historien médiéval Ibn Khaldoum, né à Tunis en 1332.
Paradoxalement, c'est l'oeuvre d'Albert Memmi, un écrivain de langue française né à Tunis d'un père juif et d'une mère berbère, qui est la plus représentative de la littérature tunisienne en Europe. Il raconte dans La statue de sel son enfance difficile dans un ghetto juif de Tunis. A lire aussi, du même auteur, Portrait du colonisé, le Scorpion, Portrait d'un juif, etc.
Deux auteurs contemporains, le poète français Claude Roy et Paul Sebag, qui était professeur au lycée Carnot de Tunis, ont rassemblé dans Tunisie de vieilles sentences, charades et énigmes, perpétuées depuis toujours par les conteurs des villages.

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