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Religion

Au Sénégal, les enfants étudient le Coran dès leur plus jeune âge. Mais si 80 % des Sénégalais sont musulmans, l'animisme demeure très ancré dans la population. Et pas seulement chez les Diola, qui le pratiquent au grand jour. C'est qu'au XIXe siècle l'islam ne s'est pas contenté d'apparaître comme un rempart contre la colonisation. Il a su s'adapter aux coutumes, aux mentalités, aux traditions locales. Et respecter les croyances ancestrales. Aujourd'hui comme hier, il tient compte des réalités socio-culturelles du pays. La tolérance dont il fait preuve lui assure une constante progression.

L'islam se répartit en plusieurs confréries. Elles ont une approche différente, et dans l'ensemble débonnaire, de la religion musulmane. Leurs lignes directrices ont été tracées, à l'époque coloniale, par des marabouts, mi-prophètes coraniques, mi-chefs de tribu. Les deux principales confréries - la tidjania et le mouridisme - jouent un rôle de premier plan dans les affaires économiques et politiques du pays. Elles insistent sur la valorisation du travail et regroupent plus des deux tiers de la population. La nouvelle génération leur reproche volontiers leur influence tous azimuts. Les autres confréries n'ont qu'une implantation locale ; ainsi les layènes, concentrés sur la presqu'île du Cap-Vert, et qui pratiquent un islam très édulcoré : pas de pèlerinage à La Mecque, participation des femmes aux cérémonies, etc.

Plus rigide, la religion catholique est aussi moins conquérante. Dix pour cent seulement de la population y demeure fidèle, après le passage au Sénégal des missionnaires portugais, puis français. Du nord au sud s'élèvent les mosquées, chaque décennie plus nombreuses. En revanche, on cherche les églises. Les principaux foyers du catholicisme se situent en Casamance, dans le Sine-Saloum et sur la Petite Côte. Très majoritairement musulmans, les Sénégalais ont élu Léopold Sédar Senghor, chrétien déclaré, à la présidence de la République. Et la femme du président Abdou Diouf est de religion catholique. Largesse d'esprit, comme, à l'inverse, le clergé admet que tam-tams et balafons rythment la messe du dimanche ? Sans doute. Mais si l'animisme reconnaît, en chacun, la présence d'une force vitale, il repose aussi sur la croyance en un Dieu unique. On ne voit là aucune incompatibilité majeure avec le christianisme. Pas plus, d'ailleurs, qu'avec l'islam. L'un et l'autre ne sont-ils pas monothéistes ?

Us et coutumes

Le Sénégal inscrit six fêtes nationales à son calendrier. Civiles ou religieuses, elles sont chômées :
Anniversaire de l'Indépendance (4 avril).
Fête internationale du Travail (1er mai).
Noël et Saint-Sylvestre (25 décembre et 1er janvier).
Korité (fin du Ramadan) et Tabaski, ou fête du Mouton, en souvenir du sacrifice d'Abraham. Leurs dates sont fonction du calendrier lunaire. Tout s'arrête alors pendant 24 h, même les marchés !
Non fériées, les fêtes musulmanes de la région de Thiès, comme le Magal, à Touba, ou le Gamou, à Tivaouane, sont très impressionnantes. A la Pentecôte, le grand pèlerinage chrétien de Poponguine (Petite Côte) aussi. S'ajoutent à ces fêtes religieuses une multitude de manifestations d'inspiration animiste et fétichiste. Leur origine se perd dans la nuit des temps.

Fêtes

A grande majorité musulman, le pays devrait se reposer le vendredi. En réalité, c'est du samedi midi au lundi matin que la plupart des Sénégalais cessent le travail. Attention à la période du Ramadan, qui modifie les jours et heures d'ouverture et de fermeture.

Fête de l'O Lamata : en janvier. Les initiés, isolés du village, entrent en contact avec les morts. Pays bassari.
Fête du Manidan : en avril. Les hommes dansent au son d'un orchestre masqué. Les femmes ne peuvent assister au spectacle, sous peine de stérilité. Environ de Kédougou.
Fête du Fafaro : en mai. En l'honneur des ancêtres, danses autour du fameux masque Kagran, qui incarne le destin. Casamance.
Fête de l'A Tyuur à Pety : en juin. Prières, danses et libations autour des tombeaux des ancêtres. Sine-Saloum. Luttes entre hommes (juin et juillet) et entre jeunes filles (juillet). Casamance.

Géographie

Bien calé entre la Mauritanie au nord, le Mali à l'est, les Guinée et Guinée-Bissau au sud, le Sénégal fait largement face au grand large : il dessine 700 km de côtes sablonneuses à la pointe extrême occidentale de l'Afrique. Quatre fleuves paresseux déversent leurs eaux brunes dans l'océan bleu roi : le Sénégal, la Gambie, la Casamance et le Saloum, grossi par le Sine. Le Sénégal est d'abord le pays de l'eau. Les marées, les rivières et leurs ramifications, baptisées bolongs, les lacs, les marigots, les ruisselets même, sont d'abord nourriciers. C'est le domaine des piroguiers, des pêcheurs à l'épervier et au panier, des agriculteurs aussi, passés maîtres dans la culture du riz en Casamance, du millet le long du fleuve Sénégal, de l'arachide dans le Sine-Saloum. Plantureuses vallées, immense forêt guinéenne qui ombrage le Sud, pluies de l'hivernage qui entretiennent la verdoyance des lointains : le Sénégal affiche, d'entrée, une exubérance qui séduit ses visiteurs.
Situé dans la zone intertropicale, le pays, toujours chaud, peut avoir un visage beaucoup plus dépouillé. Le sahel y avance de plusieurs kilomètres par an ; seuls, les baobabs, comme figés sur place, et de rares épineux lui résistent. A l'intérieur, le Ferlo disparaît sous un sable jaune que le vent s'amuse à faire tourbillonner autour d'acacias rabougris, de gommiers torturés. Et pourtant... A la saison des pluies, ce désert-là se couvre d'une herbe presque invisible ; elle nourrit des troupeaux entiers de zébus, et même des chevaux. Miroir à deux faces, le pays est un modèle d'équilibre naturel. Du nord au sud, aridité et luxuriance s'interpénètrent plutôt qu'elles ne se combattent. Le Sénégal ne possède pas les paysages les plus grandioses d'Afrique. Mais c'est une des terres les plus harmonieuses de tout le continent.

population
Comme la plupart des pays du monde, le Sénégal se trouve confronté à l'exode rural d'une population qui croît de 2,5 % par an. Dakar et ses banlieues regroupent un Sénégalais sur cinq, avec un taux de progression annuel de 4 %. L'actuelle espérance de vie est de 49 ans, tandis que 55 % de la population a moins de vingt ans. Le pays se compose d'une vingtaine d'ethnies appartenant à trois religions différentes, sans compter les présences maure, libanaise et européenne : au total, environ 50 000 non-Africains, dont près de 20 000 Français. Malgré la complexité d'une telle réalité humaine, le Sénégal forme une nation unie. Les différences demeurent pourtant très perceptibles entre les principales ethnies :
Les Wolof : ils vivaient au nord et au centre du pays, avant de se répartir dans toutes les régions. Les hommes, grands et minces, les femmes, élégantes et distantes, sont faciles à reconnaître. Les Wolof sont considérés comme d'excellents agriculteurs, spécialistes de l'arachide. Aujourd'hui, ils tendent à se concentrer dans les villes, où la plupart des activités d'encadrement sont entre leurs mains. Le président Abdou Diouf est un Wolof. Musulmans. 40 % de la population.
Les Lébou : pêcheurs surdoués, ils occupèrent, les premiers, la presqu'île du Cap-Vert. Ce sont de très proches parents des Wolof. Musulmans.
Les Sérère : eux aussi, semble-t-il, appartenaient à l'ethnie des Wolof au début de notre ère. Souvent cultivateurs et éleveurs, plus rarement pêcheurs, on les rencontre sur la Petite Côte et dans la région du Sine-Saloum. Musulmans et catholiques. 18 % de la population.
Les Peul : ce sont d'abord des hommes du désert, de fiers nomades d'une étrange beauté. Eleveurs de zébus, ils promènent leurs immenses troupeaux dans le Ferlo, la vallée du fleuve Sénégal et la Haute-Casamance. Leurs origines demeurent mystérieuses. Certains historiens les font venir d'Egypte, d'autres de l'Inde. Longtemps animistes, aujourd'hui musulmans. 12 % de la population.
Les Toucouleur : issus des Peul et des Sérère, ils se convertirent très tôt à l'islam. Longtemps agriculteurs, notamment sur les rives du fleuve Sénégal, ils gagnent peu à peu les villes. Beaucoup d'entre eux habitent aujourd'hui la France. Musulmans. 10 % de la population.
Les Mandingue : issus d'une race de guerriers musulmans, ils peuplent la Moyenne et la Haute-Casamance. Musulmans. 9 % de la population.
Les Diola : l'ethnie dominante de la Casamance. Ils sont cultivateurs et règnent sur la plupart des rizières. Très attachés à leurs coutumes, ils ont toujours témoigné d'un grand esprit d'indépendance. Animistes, catholiques et musulmans. 9 % de la population.

Portrait

Le Sénégal comble tous ceux qu'anime l'envie de courir les chemins les plus reculés, de plonger dans ces mers chaudes où, chaque fin d'après-midi, descend un soleil en feu, d'échanger quelques mots d'une pirogue à l'autre, de goûter, sans contrainte, la lenteur des jours, la clarté des matins, la douceur des soirs face à des vagues de début du monde.

Avec 450 km de plages délicatement ombragées par filaos, cocotiers et palmiers, le pays se présente, d'abord, comme une exceptionnelle destination balnéaire. Ne dit-on pas que la Casamance possède les plus belles plages d'Afrique ?
Sous le sable, la découverte. A Touba, la mosquée se hérisse du plus haut minaret de toute l'Afrique de l'Ouest. A Enampore et Séléki, il existe des cases inconnues ailleurs. A Mbour, les pêcheurs réinventent tous les jours Tibériade.
Sous le soleil, la vérité. Le pays ignore les sentiments coupés sur mesure, la prétention, l'emphase. Il rit de tout, et d'abord de lui-même. il reste sincère, léger, fragile. Et volontiers mystérieux sous ses baobabs, entre ses marigots et ses griots. De Saint-Louis au Cap-Skirring, la mèche de Tintin n'est jamais loin. La magie non plus, qui s'enseigne en cours du soir.
Au Sénégal, le farniente devient une aventure et la carte postale un genre philosophique. C'est que la « plus proche des destinations lointaines » est aussi la reine de tous les envoûtements

Histoire Chronologique

150 000 ans avant J.-C. : présence humaine décelée sur le fleuve Sénégal et la presqu'île du Cap-Vert.
3 000 ans avant J.-C. - Ier s. : édification d'ensembles mégalithiques dans la région de Kaolack, au sud-est de Dakar.
IV-XIe s. : empire du Ghana.
XIe s. : invasion des Almoravides ; confrontation de l'animisme et de l'islam.
XIIIe-XIVe s. : empire du Mali.
XIVe-XVIe s. : empire du Djolof.
1364 : présomption d'un débarquement de marins dieppois au Cap-Vert.
1445 : les navigateurs portugais prennent possession de Gorée.
1510 : début de la traite des Noirs.
1588 : les Hollandais occupent Gorée.
1634 : Richelieu octroie le monopole du commerce avec l'Afrique à des marchands rouennais.
1677 : Gorée tombe aux mains des Français.
1685 : la France édicte le Code noir ; les esclaves y sont présentés comme une simple marchandise.
1763 : par le traité de Paris (10 février), les Français abandonnent le Sénégal aux Anglais, sauf Gorée.
1776 : les Toucouleurs créent un état confédéral et théocratique.
1779 : les Français prennent d'assaut la ville de Saint-Louis.
1814 : par le traité de Paris (30 mai), les Français récupèrent le Sénégal.
1817 : retour effectif de la France au Sénégal, nomination d'un gouverneur.
1840 : l'arachide devient le produit miracle du pays.
1848 : abolition de l'esclavage.
1854-1865 : Louis Faidherbe réunifie le Sénégal. C'est le véritable départ de la colonisation.
1857 : fondation de Dakar.
1860 : capitulation de El Hadj Omar, qui avait proclamé la guerre sainte.
1895 : le Sénégal prend la tête de l'AOF.
1914 : pour la première fois, élection d'un député sénégalais : Blaise Diagne.
1916 : la citoyenneté française est accordée aux habitants de Dakar, Saint-Louis, Gorée et Rufisque.
1946 : tous les ressortissants des territoires d'outre-mer accèdent à la nationalité française.
1958 : le général de Gaulle crée la Communauté française. La République sénégalaise est proclamée la même année.
1959 : la Fédération du Mali, à laquelle appartient le Sénégal, devient indépendante.
1960 : indépendance du Sénégal. Senghor accède à la présidence de la République.
1963 : nouvelle Constitution ; instauration d'un régime présidentiel.
1974 : création d'un parti d'opposition : le parti démocratique sénégalais.
1981 : Senghor abandonne ses fonctions. Abdou Diouf lui succède et autorise tous les partis politiques.
1988 : naissance d'un nouveau parti, le Renouveau démocratique.
1993 : Abdou Diouf est à nouveau réélu.
1995 : réouverture de la frontière sénégalo-mauritanienne.
1997 : succession d'affrontements en Casamance.
1998 : à la suite d'une division du parti socialiste naît un nouveau parti : le Renouveau démocratique.
19 mars 2000 : Abdoulaye Wade élu président de la République.
25 février 2007 : réélection de Wade.

Découvrir

Formules de politesse
Bonjour : diam n'gam, ou, chez les musulmans : salam aleikoum (réponse : aleikoum assalam).
Bonsoir : diam n'ga yendou.
Bienvenue : marhaba.
Comment vas-tu ? : nanga deff ?
Je vais bien : mangui fi rek.
Au revoir : mangui dem.
Je m'en vais : demma.
Excuse-moi : bael ma.
A demain : ba souba.
Merci : dieuré dieuff.
Bouteille : boutel.
Maison : keur.
Place : bereup.
Mosquée : diaka.
Eau : n'dokh.
Manger : lek.
Route : tali.
Piste : khal.
Argent : khalis.
Chef : kilifeu.
Pain : m'bourou.

Climat

Situé dans la zone intertropicale, le Sénégal bénéficie, presque toute l'année, d'un climat ensoleillé et chaud. Le pays est cependant marqué par deux grandes saisons distinctes.
La saison sèche, qui court de novembre à mai, est caractérisée par une chaleur qui s'intensifie du sud au nord. Sur la côte, les alizés, qui viennent de l'Atlantique, repoussent les effets de l'harmattan, qui souffle du désert. Ils assurent aux plages une température très agréable : 27 °C en moyenne. Bien sûr, c'est la saison sèche qu'il faut choisir, en priorité, pour aller au Sénégal.
La saison des pluies, elle, s'étend de juin à octobre. En juillet et août, elle vaut à la Casamance et au Sénégal oriental de grosses averses, voire des tornades. Cet« hivernage » y rend les déplacements difficiles : les pistes sont inondées, certains hôtels ferment leurs portes. Ailleurs dans le pays, la saison des pluies ne constitue pas un obstacle au tourisme. La végétation, plus exubérante que jamais, offre un spectacle magnifique aux visiteurs. Et le soleil brille fréquemment entre les grains. Peu nombreux, ces derniers présentent l'avantage d'atténuer la lourdeur de l'atmosphère.

Formalités

Pour rentrer au Sénégal, un passeport en cours de validité est nécessaire pour les ressortissants des pays de l'Union européenne voyageant en individuel. La carte nationale d'identité est suffisante pour les groupes en voyage organisé. Visa obligatoire pour les Suisses, à retirer auprès du consulat honoraire du Sénégal à Berne. Il faut pouvoir produire son billet de retour à l'arrivée ; sinon, risque de refoulement ou demande d'une caution équivalente au prix du billet en question. Passeport et visa obligatoires pour entrer en Gambie ; on peut obtenir un visa à Dakar, auprès du haut-commissariat de Gambie, 11, rue Thiong, tél. : 221 8 21 44 76.

Formalités douanières
Hormis les produits interdits sous toutes les latitudes, elles ne sont que de simples formalités, généralement effectuées dans la bonne humeur. Le Sénégal a adhéré à la Convention de New York, qui facilite au maximum les formalités douanières applicables aux touristes. Avoir sur soi les factures de ses appareils photographiques, caméras et Caméscope, qui peuvent être réclamées à la sortie du territoire. Les pièces d'art ancien, qui appartiennent au patrimoine national, ne peuvent être exportées. Aucune difficulté, en revanche, pour les objets artisanaux contemporains. En principe, les trophées de pêche et de chasse, naturalisés au Sénégal, demandent un certificat d'origine établi par les Eaux et Forêts pour être sortis du pays (tél. : 221 8 32 06 28). Comme en France, l'importation de contrefaçons au Sénégal est punie par la loi. Ne pas acheter de carapaces de tortue : d'une part l'espèce est menacée, d'autre part elles ont toutes les chances d'être saisies par les douaniers français à l'arrivée. En Gambie, les douaniers sont beaucoup plus tatillons qu'au Sénégal et demandent aux visiteurs de remplir de nombreux papiers : patience, patience...

Monnaie

La monnaie nationale est le franc CFA. 1 euros vaut environ 655 CFA.
La plupart des grands hôtels acceptent les cartes de paiement, ainsi que les boutiques les plus chic. La BICIS, filiale de la BNP, et la SGBS, filiale de la Société Générale, sont présentes dans certaines villes. Les chèques de voyages ne se négocient que dans les banques et les hôtels.
En Gambie a cours le dalasi (1,5 euros = 15 dalasis environ) ; les francs CFA sont acceptés presque partout, les cartes de crédit apparaissent d'un usage beaucoup plus restreint.
La vie au Sénégal est moins chère qu'en Europe, d'autant que le franc CFA a été dévalué de 50 % en 1994. Un repas à base de viande de mouton acheté dans une dibitterie (petite échoppe spécialisée dans les grillades), de fruits choisis au marché et d'une bière locale, revient à moins de 2 000 F CFA (3 euros). En revanche, un déjeuner dans un restaurant de Toubab (« Blanc ») coûte vite 15 000 F CFA (23 euros).
Ce sont les forfaits achetés au départ de l'Europe qui, sans conteste, assurent le meilleur rapport qualité-prix à un voyage au Sénégal. En moyenne, il faut compter de 615 euros à 846euros pour 8 jours en demi-pension dans un hôtel 3 ou 4 étoiles (normes du pays), de 1 000euros à 1 154euros pour un circuit de 9/10 jours, voyage aérien compris dans les deux cas.
Aux clients se présentant individuellement, les hôtels 3 et 4 étoiles proposent des chambres dont le prix varie, en moyenne, entre 25 000 F CFA (38 euros) et 45 000 F CFA (69 euros). Dans les campements intégrés de Casamance, il faut compter environ 10 000 F CFA (15 euros) par jour en pension complète.

Que faut-il emporter ?

Maillots de bain, lunettes de soleil, chapeaux et casquettes contre les insolations, produits solaires sont incontournables : le Sénégal est d'abord une destination balnéaire. Il faut aussi prévoir quelques lainages pour le soir. Les vêtements en coton léger ou en lin, faciles à laver, sont particulièrement adaptés à la destination.
Pour s'enfoncer à l'intérieur du pays, les tenues changent. Préférer des pantalons plutôt que des shorts ou des jupes, des chemises à manches longues à la place des tee-shirts, des chaussures fermées et non des sandales, pour éviter les piqûres des insectes, les griffures des arbustes, les infections parasitaires, mais aussi pour pénétrer dans les mosquées sans choquer personne.
Emporter des jumelles pour observer les oiseaux, des crayons, des bonbons, des cahiers pour les enfants.
Dans les grands hôtels de Dakar, des vêtements un peu habillés sont les bienvenus pour le soir.

Adresses utiles

Ambassades Tél. : 01 47 05 39 45 ; fax : 01 45 56 04 30.

Informations touristiques

A Dakar, il faut feuilleter Le Dakarois et Le Panda, deux journaux gratuits, notamment distribués dans les hôtels et dans les restaurants, et qui sont pleins de renseignements touristiques précieux : manifestations, horaires, numéros de téléphone, transports, etc. Les hôtels et les clubs de la Petite Côte et de la Casamance possèdent toutes les informations touristiques régionales souhaitables et organisent des excursions, individuelles ou en groupe. Les bureaux de tourisme, quand ils existent, sont plutôt décevants, même à Dakar : les rares documents disponibles ont souvent plusieurs années d'existence.

Langue

Le français est la langue officielle. Quatre-vingts pour cent des Sénégalais y ajoutent le wolof. Dans l'ensemble du pays, il existe une quinzaine de dialectes différents, propres à chaque ethnie et rarement compris de l'une à l'autre. En Gambie, c'est l'anglais qui est la langue officielle ; là encore, beaucoup de Gambiens parlent le wolof.

Horaires

En hiver, quand il est midi à Dakar, il est 13 h à Paris. En été, quand il est midi à Dakar, il est 14 h à Paris.

Horaires d'ouvertures
Banques ouvertes du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 11 h et de 14 h 30 à 16 h.
Grands magasins ouverts du lundi au samedi, de 8 h à 12 h et de 16 h à 19 h 30.
Administrations ouvertes du lundi au vendredi, de 7 h 30 à 13 h et de 13 h 30 à 16 h.
Dans les restaurants des grandes villes, les repas sont généralement servis de 12 h 30 à 14 h et de 19 h 30 à 22 h 30.

Cuisine

La cuisine sénégalaise compte parmi les plus savoureuses d'Afrique. Elle fait partie intégrante de la culture locale. De la synthèse des cuisines arabe, portugaise, anglaise, hollandaise et française sont nées des spécialités séduisantes. Parmi les plus appréciées : le thiébou dieune (riz au poisson), le yassa au poulet ou au poisson (riz blanc + poulet ou poisson au citron), le dem à la saint-louisienne (poisson farci), le thiou aux crevettes (riz + sauce tomate + crevettes). Plus simples mais très savoureux : le mouton grillé et les beignets de poisson, proposés un peu partout en plein air.
Le Sénégal fabrique d'excellentes bières ; la plus connue est la Gazelle. La plupart des vins viennent du Maroc, plus rarement du Portugal et de France. Nombreux jus de fruits tropicaux, appréciés par les visiteurs. Les Sénégalais, eux, préfèrent les infusions à base de plantes, telles le ditakh, le tamarin, le bouye, et surtout la boisson nationale : le bissap, une décoction des fleurs d'une légumineuse baptisée « oseille ».

Transports intérieurs

En voiture
Sur les principaux axes, le réseau routier est goudronné. Son entretien laisse à désirer, surtout dans la moitié sud du pays. Les pistes, elles, sont régulièrement dégradées par les pluies hivernales et menacées par le fech-fech, un sable blanchâtre propice à l'enlisement. Hormis à Dakar et dans ses environs immédiats, il faut toujours partir avec un réservoir plein et reprendre de l'essence dès qu'il est à moitié vide. Les camions ont une fâcheuse tendance à rouler vite et au milieu de la route, les cars à s'arrêter sans prévenir, les troupeaux à envahir la chaussée. La conduite de nuit est à éviter. Comme en France, la vitesse sur route est limitée à 90 km/h, avec une barre placée parfois beaucoup plus bas dans les villages : attention, la police veille. A noter qu'en Gambie, pourtant ex-colonie anglaise, on roule à droite, comme au Sénégal.

En taxi-brousse
Les taxis-brousse partent quand ils ont fait le plein de passagers : 7, plus le chauffeur. Ils stationnent dans les gares routières, le matin surtout. Les départs se font souvent attendre. En revanche, une fois partis, ils ne s'arrêtent plus qu'à destination.

En train
Deux lignes principales : Dakar/Saint-Louis (1 fois par jour A/R) et Dakar/Bamako (2 fois par semaine A/R). Amoureux de l'exactitude et de la rapidité s'abstenir. En revanche, rien ne vaut le train pour admirer les paysages, bavarder avec les passagers, bref, pour rencontrer un Sénégal authentique.

Moyens de communication

Médias
Presse française très présente dans les grandes villes et sur la Petite Côte, avec, au plus, deux jours de retard. Le Soleil, plutôt favorable au gouvernement, constitue le premier quotidien national sénégalais. A parcourir absolument : Le Cafard libéré, hebdomadaire satirique qui s'inspire du Canard enchaîné pour dénoncer les scandales et développer les potins du pays. Irrésistible. Actuellement, le Sénégal ne possède qu'une seule chaîne de télévision ; ses programmes commencent à 19 h (12 h le samedi) et prennent fin à minuit. Les grands hôtels de la capitale diffusent notamment TV5 et CNN.

Postes et communications
Les bureaux de poste sont ouverts de 8 h à 12 h et de 15 h à 18 h 30 ; la grande poste de Dakar, elle, demeure ouverte de 8 h à 19 h. Les boîtes aux lettres, dont le format et la couleur varient, ne sont pas toujours faciles à repérer. L'acheminement du courrier vers l'Europe est très long, sauf à partir de la capitale (un minimum de 3 jours, quand même).
Le téléphone fonctionne bien, les cabines téléphoniques à carte sont aujourd'hui nombreuses. Pour téléphoner du Sénégal ou de la Gambie à la France : 00 + indicatif du pays + indicatif régional sans le 0 + numéro du correspondant. Pour téléphoner de la France au Sénégal : 00 221 8 + numéro du correspondant (6 chiffres). Fax dans tous les hôtels. Pour téléphoner de la France à la Gambie : 00 220 + numéro du correspondant.

Santé

Aucun vaccin n'est obligatoire pour pénétrer au Sénégal, sauf celui contre la fièvre jaune pour les personnes venant d'une zone d'endémie amarile. Il n'empêche que certaines précautions s'imposent.
Le paludisme est en recrudescence dans la plupart des pays d'Afrique, y compris au Sénégal. En zone impaludée, il est indispensable de suivre un traitement contre le paludisme. Commencez le traitement la veille du départ, continuez durant le séjour et seulement 7 jours après le retour. N'oubliez pas d'emporter une protection antimoustique, surtout pendant la saison des pluies.
Veiller à la bonne mise à jour des vaccins traditionnels, notamment contre le tétanos et la poliomyélite. Se faire impérativement vacciner contre la fièvre jaune, mais aussi contre le choléra pour un séjour en Gambie. Avant de partir en vacances, pensez à vous faire vacciner contre le risque le plus grave qui touche les voyageurs après le paludisme, l'hépatite A. Le vaccin contre l'hépatite A est efficace et toléré, disponible pour l'adulte ainsi que pour l'enfant. Deux doses vous protègent pendant 10 ans.
Maladie endémique au Sénégal, la bilharziose, véhiculée par des vers qui pénètrent dans la peau, se contracte dans les eaux stagnantes. Elles ne manquent pas dans le pays. Surtout, ne jamais s'y baigner, ni y marcher les pieds nus.
Préférer les légumes cuits aux légumes crus, du moins quand ils ne possèdent pas d'écorce protectrice. Les jus de fruits pressés à la demande sont sans danger. Le changement dans les habitudes alimentaires durant un voyage entraîne souvent des maux d'estomac. Brûlures, remontées acides risquent de ternir un peu les vacances. Aussi, soyez prévoyant en glissant dans votre valise un antiacide.
Le sida fait peser une lourde menace sur l'ensemble du continent africain. Plus de 25 millions d'Africains sont atteints du sida, et ce chiffre ne cesse de s'accroître. Il est indispensable de se protéger. Mieux vaut emporter des préservatifs avec soi, ils ne sont pas toujours disponibles sur place.

Sécurité

Il est conseillé de souscrire une assurance annulation, valable en cas de maladie, accident, décès et une assurance assistance, qui procure une aide juridique et couvre d'éventuels frais médicaux et de rapatriement, apparaît indispensable. Avant de la contracter, il convient de vérifier qu'elle n'entre pas déjà dans les garanties offertes par une carte de paiement, une multirisque habitation, etc.

Le Sénégal est un pays assez sûr, à condition d'y éviter la provocation : appareils photographiques et caméras ostensiblement promenés sur le ventre, billets de banque bruyamment déballés et comptés, tenue vestimentaire ridicule ou indécente, voiture abandonnée n'importe où et sans surveillance, promenades nocturnes en solitaire, etc. Depuis longtemps, les Sénégalais sont considérés comme très hospitaliers. Aujourd'hui, le phénomène des bana-banas (voir ce mot) entame un peu cette réputation, notamment à Dakar, Mbour et Ziguinchor. Mais ils ne représentent qu'une petite minorité, face à un peuple qui demeure, dans son ensemble, accueillant et chaleureux malgré ses difficultés économiques.
En Gambie, une plus grande prudence s'impose dans les rues de Banjul, surtout la nuit, malgré la présence d'une police « very british ».

Voltage

220 volts partout.

Histoire et politique

Sans l'aide internationale, le Sénégal, comme la plupart des pays d'Afrique noire, ne pourrait survivre. Hormis les phosphates et la richesse de l'océan en poissons et crustacés, ses ressources naturelles sont modestes. Et la sécheresse menace toujours sa terre. « L'agriculture ne peut reposer que sur une réelle maîtrise de l'eau », disait le président Abdou Diouf dès sa prise de fonction. Le Sénégal est un petit pays ; son industrie, tournée vers le marché intérieur et actuellement concurrencée par la production asiatique, ne peut en repousser les frontières. Depuis trente ans, c'est le développement du tourisme qui apparaît comme l'élément le plus dynamique de l'économie, dans un pays à la balance commerciale déficitaire et au taux de chômage très préoccupant: 48 %.

Les institutions sénégalaises rappellent celles de la Ve République française. Etablie en 1963, la Constitution du Sénégal a été modifiée en 1983. Elle a mis en place un régime présidentiel, sans Premier ministre depuis qu'Abdou Diouf et Abdoulaye Wade ont succédé à Léopold Sédar Senghor. D'abord fixé à cinq ans, le mandat présidentiel a été étendu à sept ans en 1993, avant d'être ramené à cinq ans en 2000. Il n'est renouvelable qu'une fois. Le président de la République est élu au suffrage universel.

Le pouvoir législatif appartient à l'Assemblée nationale, composée de 120 députés élus pour cinq ans. Indépendant des précédents, le pouvoir judiciaire décline une Cour suprême, une Cour d'assises et une Cour d'appel, plus des tribunaux régionaux, départementaux et du travail, ainsi que des juridictions spéciales.
Le Conseil économique et social, qui se composait de quarante-cinq membres désignés par le gouvernement, a été supprimé par la constitution de mars 2000, adoptée par référendum.
Le Sénégal comprend dix régions administratives, découpées en départements. Aux élections, les citoyens sénégalais, passionnés par la politique, votent en masse, quelle que soit l'importance de l'enjeu. Ilot de stabilité au sein du continent africain, le Sénégal appartient à de nombreux organismes internationaux et prône la concertation entre Etats, sur les plans politique, économique et social.

Arts, architecture, beaux livres

Sculptures
Statues, masques, coupes et plats de fabrication récente, surtout en bois d'ébène, sont proposés partout : au coin des rues, sur les marchés, dans les villages artisanaux ; celui de Soumbedioune propose un choix exceptionnel. Les sculptures plus anciennes sont l'apanage des antiquaires dakarois, notamment ceux de la rue Mohammed-V. Ils proposent des statuettes, fétiches, cannes, peignes, portes de case, jeux de société, couverts en bois, en provenance de toute l'Afrique de l'Ouest. Prix parfois élevés : découvert par Braque et Picasso, l'art nègre est aujourd'hui très à la mode.

Peintures sur verre
La technique du « fixé-sur-verre », en vogue au XIXe siècle, est reprise par des artistes contemporains ; ceux de l'île de Gorée sont célèbres. Prévoir un emballage hautement protecteur.

Littérature

La littérature sénégalaise, une des plus riches de tout le continent africain, apparaît très marquée par des préoccupations politiques et sociales ; ainsi le Panorama politique du Sénégal ou les Mémoires d'un enfant du siècle, de Mansour Bouna Ndiaye,Excellence, vos épouses, de Cheik Aliou Ndao, ou le Dernier de l'Empire et le Mandat, de Ousmane Sembene, également scénariste. Dans la lignée de Léopold S. Senghor, la poésie occupe une place privilégiée dans l'édition, les contes et légendes aussi, entre Birago Diop et Amadou Lamine Sall. Le roman policier cherche à se faire une place au soleil, notamment avec Djo Bass.

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