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Religion

Plusieurs religions cohabitent. Si les Réunionnais sont majoritairement catholiques (plus de 90 % de la population), ils ont aussi gardé la religion de leurs ancêtres. Les Tamouls ne voient aucun inconvénient à être, à la fois, catholiques et hindouistes. De même, les Chinois se sont convertis mais continuent à honorer Confucius ou Bouddha. On voit partout de petites chapelles fleuries, dédiées à la Vierge ou à saint Expédit, des temples tamouls, des pagodes, des mosquées. Les musulmans représentent 5 % de la population.
Le niveau de vie fluctue en fonction du statut social et non de la couleur de la peau. Malgré tout, tout le monde ou presque a sa voiture, et de monstrueux embouteillages bloquent fréquemment les rues de Saint-Denis. Un conseil: ne dites pas « en France » mais « en métropole » lorsque vous parlez du pays. Et ne comptez pas trop sur les sorties nocturnes : on se couche tôt sur l'île et il y a peu d'animation, le soir, en dehors des grands hôtels.

Us et coutumes

Les jours fériés sont les mêmes qu'en métropole, avec, en plus, la commémoration de l'Abolition de l'esclavage, le 20 décembre et l'Immaculée Conception, le 8 décembre. S'y ajoutent les fêtes religieuses tamoules, musulmanes ou chinoises, et de charmantes fêtes locales, comme celle du Chouchou, en mai, à Salazie, du Goyavier, en juillet, à La Plaine-des-Palmistes, ou des Lentilles, à Cilaos, en novembre.

Centres d'intérêts

Combien ça coûte?

Un baptême de l'air (20 min) en ULM 40 euros
Un baptême de l'air en delta et parapente 18 à 79 euros
Une journée à thème à Cilaos en compagnie d'un guide PEI 43 euros
Une journée de randonnée en VTT accompagnée 46 euros
Bus de Saint-Denis à Saint-Gilles 6 euros
Bus de l'aéroport Roland-Garros à Saint-Denis 7 euros
Un repas 11 à 26 euros
Une bouteille « pile plate » de rhum charrette 6 euros
Un baptême de plongée sous-marine 30 euros

Géographie

Situation: Archipel des Mascareignes, à 210 km de Maurice
Chef-lieu Saint-Denis
Superficie 2 512 km2
Population 732 600 habitants
Densité 291 hab./km2
Religions Christianisme, hindouisme islam, bouddhisme
Langue officielle Français
Politique Région française
Taux de chômage 35,7 %
Ressources principales Canne à sucre, plantes à parfum, tourisme.

Histoire

De hardis marins s'étaient emparés de ces îles aux trésors rencontrées sur la Route des épices. Après avoir connu la colonisation et l'esclavage, elles ont fait l'apprentissage de la démocratie. Une est restée française, les autres ont préféré l'indépendance.C'était un petit bout de lave perdu dans l'océan Indien. Une nature extravagante y a composé des paysages somptueux. Aujourd'hui, c'est un morceau de France, où toutes les ethnies du monde se sont mêlées...
Les premiers explorateurs (1518-1662)

La colonisation (1663-1720)




En 1663, la Compagnie des Indes orientales reçoit la mission de coloniser les Mascareignes. Le premier commandant officiel, Etienne Regnault, débarque à Bourbon, avec vingt volontaires français. Au fil des années, des colons arrivent d'Europe et de Madagascar. Faute de femmes blanches, ils épousent des Malgaches et des Indiennes de Goa. Le métissage commence.
L'ère de la prospérité (1720-1789)








Sans ports, mais fertile, Bourbon devient un jardin où se ravitaillent les pirates. Les planteurs se lancent dans la culture du café, avec des esclaves africains ou malgaches.
En 1735, le breton Mahé de La Bourdonnais est nommé gouverneur des îles de l'océan Indien. Il installe son administration sur l'île voisine de Maurice, mieux pourvue en ports, et transforme Bourbon en « garde-manger ». Sous son autorité, la Réunion prospère, se dote de routes, d'entrepôts et d'une nouvelle capitale, Saint-Denis.
Mais la réussite du gouverneur Mahé de La Bourdonnais fait des jaloux et il est rappelé à Paris. Le ministre Choiseul rachète les îles de l'océan Indien à la Compagnie des Indes et les fait administrer par des gouverneurs nommés par le roi. Bourbon s'enrichit et s'embourgeoise. Tandis que l'intendant Pierre Poivre fait pousser des épices, l'amiral Suffren, en mer, mène la vie dure aux Anglais.
De la Révolution à l'occupation anglaise (1789-1814)








En vingt-cinq ans seulement, Bourbon va changer deux fois de nom : elle devient île de la Réunion à la Révolution puis, sous le Consulat, est rebaptisée île Bonaparte. Des cyclones terribles ravagent les plantations et la disette s'installe. La population blanche la plus démunie s'installe dans les Hauts. C'est alors que les Anglais, en guerre contre Napoléon, occupent l'île. En juillet 1810, ils s'emparent de Saint-Denis, après une bataille de quatre jours.
La fin de l'esclavage (1814-1848)








Sur 47 000 habitants, 36 000 sont des esclaves, durement traités, qui s'enfuient de plus en plus nombreux vers les cirques de Cilaos, Salazie et Mafate. On les appelle les « marrons ». Sous l'occupation anglaise, une grande révolte est cruellement réprimée.
En 1814, le traité de Paris rend Bourbon aux Français. Elle retrouve sa prospérité grâce à la canne à sucre et à la vanille, une nouvelle culture pleine de promesses depuis qu'un esclave, Edmond Albius, a réussi à la féconder artificiellement.
En 1848, l'abolition de l'esclavage libère plus de 60 000 esclaves. Et Bourbon retrouve son nom d'île de la Réunion.

L'arrivée des travailleurs « engagés » (1848-1945)
Une série de cyclones meurtriers s'abat sur l'île. Ruinés, de nombreux « petits Blancs » quittent la côte pour les terres encore vierges des Hauts.
Pour remplacer les esclaves, les planteurs engagent massivement des Indiens malabars. Des Chinois s'installent comme commerçants. Sous le second Empire, l'économie de l'île est florissante. Le gouverneur Delisle fait construire des routes et des ponts pour améliorer les communications dans l'île. Mais, alors que la Réunion est devenue un des fleurons des colonies, la betterave sucrière vient concurrencer la canne à sucre et porte un coup mortel aux exportations, déjà mises à mal par la production des nouvelles colonies françaises des Antilles. Pire, les plantations sont touchées par le phylloxéra de la canne et, pour couronner le tout, l'ouverture du canal de Suez modifie la route des navires vers les Indes. On développe la culture du géranium dans les Hauts et on inaugure une ligne de chemin de fer entre Saint-Benoît et Saint-Pierre. Pendant la Première Guerre mondiale, 10 000 Réunionnais s'engagent. Mille d'entre eux mourront pour la France. En 1940, le gouverneur de l'île s'étant rallié au gouvernement de Vichy, la Réunion est victime du blocus anglais.
Un département français (1946-1990) .
En 1945, ravagée par plusieurs cyclones et des épidémies de choléra, la Réunion fait figure de colonie à l'abandon. Le 19 mars 1946, elle devient un département français administré par un préfet. On recrute des fonctionnaires, les routes sont améliorées. Les plantations sont peu à peu abandonnées au profit du secteur tertiaire.
Dans les années 60, l'île choisit d'élire comme député Michel Debré, Premier ministre du général de Gaulle. Sous son action, la Réunion se modernise, mais l'économie est de plus en plus défaillante, et les aides de la métropole deviennent indispensables.
En 1982, juste un an après la naissance de la première radio libre, Freedom, l'île obtient le statut de région et reçoit l'aide financière de la métropole.
Saint Expedit:
Ce saint, représenté en tenue de soldat romain à pied, jouit d'une grande popularité à la Réunion. Quelques heures après le passage d'Ando, le premier cyclone du millénaire, ses oratoires ont été couverts de fleurs et de cierges. Les Réunionnais ont l'habitude d'avoir recours à saint Expédit pour toutes sortes de situations: un mariage, l'achat d'une maison, éclaircir une situation confuse, obtenir la guérison d'un simple mal de tête. On ne connaît pas vraiment l'origine de ce culte. La légende raconte que, comme il n'y avait pas de saint patron sur l'île, des religieux avaient demandé au Vatican les reliques d'un saint. Le paquet est arrivé, avec des reliques, mais très abîmé. Seule subsistait une unique mention: « Espedito ». Les religieux ne comprenaient pas l'italien. Ils ont cru que c'était le nom du saint !
La marche du progrès (1990-2000):
Après une brève période d'agitation sociale au début des années 1990, l'égalité sociale est rétablie entre les DOM et la Métropole : notamment au niveau des prestations sociales et familiales. En ce début de troisième millénaire, la Réunion doit faire face à des problèmes de chômage au sein d'une population dont 60 % ont moins de 30 ans.

Portrait

Iles d'escales sur la Route des épices, la Réunion, l'île Maurice et les Seychelles, si proches et si différentes, ont su attirer des aventuriers venus de France. Ils y ont construit des villes, comme Mahé de La Bourdonnais, écumé les mers, comme Surcouf, réussi à y planter des épices, comme Poivre. Tout en y laissant une part de leur coeur. Car aucune de ces îles ne peut laisser indifférent. La vie y est pleine de petits bonheurs, aussi douce que la caresse de l'alizé, aussi goûteuse qu'un fruit gorgé de soleil, aussi nonchalante qu'une de ces belles plantes exotiques qui foisonnent au bord des chemins.

Surgie du feu d'un volcan, la Réunion a gardé une part de mystère. Pour en savourer toute la beauté, il faut se perdre dans sa nature exubérante, escalader ses pitons, arpenter ses sentiers odorants, toiser son volcan qui éternue avec panache.
Mer, sable et soleil: le tableau est campé, éclatant de couleurs et de douceur, pour l'île Maurice, sa petite soeur des Mascareignes. Jadis escale de corsaires, elle arbore des plages farineuses et des lagons couleur turquoise, aussi inattendus que le sourire et la grâce de ses habitantes.
Eclats de poussière éparpillés dans l'océan, les Seychelles sont si belles qu'on les croirait irréelles. Plates comme des crêpes ou couronnées de granit moussu, elles ont des allures de paradis terrestre avec leurs cocotiers touffus et leurs eaux cristallines peuplées de poissons multicolores.

Histoire Chronologique

Toute ronde, la Réunion s'est formée lors de l'éruption d'un volcan désormaiséteint, le piton des Neiges (3 069 m). En s'effondrant, il a créé trois cirques (Cilaos, Salazie et Mafate), séparés par des plateaux, la plaine des Cafres (1 600 m) et la plaine des Palmistes (1 100 m). Au sud-est de l'île, un second volcan, la Fournaise, est toujours actif. Sur 207 km de côtes, le littoral n'offre que peu de plages, au sud-ouest.

Découvrir

Une variété de pin, longiligne et très résistant, qui pousse sur le sable, en bordure de plage, et résiste aux assauts du vent.
Les îles regorgent de légendes: celles des pirates et des corsaires comme Olivier Vasseur, dit aussi La Buse, dont la tombe au cimetière de Saint-Paul, à la Réunion, est toujours fleurie. Les légendes de la Réunion racontent surtout les exploits des esclaves marrons, comme Dimitile, Cimandef (« celui qui ne courbe pas la tête ») ou Anchaing, qui avaient fui leur vie de misère en se réfugiant dans les coins les plus inaccessibles de l'île. Les créoles croient également beaucoup aux démons, et sacrifient régulièrement des poules noires.
La Réunion est idéale pour les amateurs de randonnées. Il n'est pas nécessaire d'être un champion : 1 000 km de sentiers balisés, dont deux G.R. (sentiers de grande randonnée) et des itinéraires si variés que chacun y trouvera son bonheur.

Climat

Dans toutes les îles de l'océan Indien, les saisons sont inversées par rapport à l'hémisphère Nord. L'hiver tropical, de mai à novembre, est plus frais et sec. De décembre à avril, l'été est en revanche chaud et pluvieux. Le soleil se couche généralement tôt et très vite : il fait nuit noire à 18 h. Une petite période cyclonique se situe entre janvier et février.
L'hiver tropical, de mai à novembre, est idéal pour randonner. Les températures varient de 15 à 25 °C, mais peuvent descendre jusqu'à 0 °C dans la plaine des Cafres et au volcan, la nuit. L'été, il fait de 26 à 34 °C. Généralement, le temps est beau le matin. Les départs pour les excursions ont toujours lieu très tôt car le ciel devient facilement nuageux l'après-midi.
Pour la Réunion, les randonneurs peuvent consulter, 24 h sur 24, le 0892680808, qui donne le temps toutes les heures ou en surfant sur Internet : www.meteo.fr (rubrique outre-mer, réunion). Ce site offre des images particulièrement impressionnantes en période de cyclone.

Formalités

Une carte d'identité suffit pour la Réunion, qui est un territoire français.
Garder son carnet de vaccinations (à jour) sur soi avec son passeport. Si l'on prévoit d'emmener sa petite bête favorite, il faut savoir que l'arrivée des animaux est sévèrement contrôlée sur les îles de l'océan Indien. Se renseigner avant de partir.

Monnaie

A la Réunion, la monnaie locale est l'euro (euros). La vie est chère et les prix s'envolent au fur et à mesure que l'on s'éloigne des villes. Les cartes de paiement sont acceptées partout, mais attention, en ville les « gabiers » (distributeurs) sont souvent à sec le week-end.

Que faut-il emporter ?

Prévoir des vêtements légers en coton, des maillots de bain, des tenues décontractées et des shorts pour la journée au bord de la mer, ainsi que des sandales en plastique pour marcher sur la plage. Pour le soir, quelques tenues d'été (on s'habille pour dîner dans les hôtels de Maurice, mais cela va rarement jusqu'à la cravate) et un lainage car la climatisation est fraîche. Un petit sac à dos est utile dans la journée pour les promenades et randonnées, ainsi que des chaussures de sport. Ala Réunion, de bonnes chaussures de marche et un coupe-vent seront les bienvenus pour les excursions en montagne (ne pas oublier que la température fraîchit rapidement avec l'altitude). Si l'on fait une croisière ou une randonnée de plusieurs jours, prévoir un sac de voyage souple. Ne pas oublier une lampe de poche.

Adresses utiles

90, rue La Boétie, 75008 Paris, tél. : 01 40 75 02 79 ; fax : 01 40 75 02 73 ; e-mail: ctrparis@aol.com ou, à Saint-Denis, ctr@la-reunion-tourisme.com; Internet: www.la-reunion-tourisme.com, www.runweb.com

Séjourner

Les marchés: lieux d'échanges et de rencontres, ils jouent un rôle important dans l'océan Indien.
La Réunion: Saint-Denis, Saint-Paul.
L'île de la Réunion accueille plus de 800 plantes à fleurs et 230 variétés de fougères. Filaos et vacoas poussent sur les côtes, alors que les fougères arborescentes, les goyaviers, les palmistes, les bambous, les tamarins et autres bois de couleur peuplent la forêt. Orchidées, hibiscus, jasmins, frangipaniers, flamboyants, bougainvillées fleurissent les jardins. Les Plaines sont le domaine du géranium rosat et du vétiver, qui servent à la fabrication des parfums. On y trouve également tous les fruits et légumes exotiques. Et, bien sûr, le café, la canne, la vanille et les épices: cannelle, poivre, muscade, safran, clou de girofle, poivre, gingembre.

Informations touristiques

Informations abondantes auprès des offices de tourisme et syndicats d'initiative à la Réunion.
L'île n'a aucune ressource minière et les investissements industriels se limitent aux secteurs du sucre et du bâtiment. L'essentiel des emplois est procuré par le secteur tertiaire et l'administration. Le chômage touche près de 75 000 personnes et un Réunionnais sur quatre vit du RMI. Les allocations familiales améliorent l'ordinaire de pas mal de familles.
Quatre usines traitent la canne à sucre, dont 250 000 tonnes sont exportées chaque année. La mélasse est utilisée pour fabriquer du rhum. Autres productions : la vanille Bourbon, le géranium rosat et le vétiver. Plutôt maigre, l'artisanat utilise les ressources locales : dentelle de Cilaos, vanneries, rotin, écaille des tortues marines. Le tourisme est en expansion régulière : l'île a appris à mieux vendre ses Hauts verts et sa nature sauvage. Mais elle reste encore sous-développée par rapport à sa voisine Maurice.

Institutions politiques et administratives

D'abord département français d'outre-mer, la Réunion est devenue une région en 1992.

Change

Il n'y a pas de change pour la Réunion.
Emporter des espèces (euros ou dollars), car les îles manquent de devises étrangères. Si l'on dispose de peu de temps seulement, il y a des guichets dans les aéroports, mais le change est plus intéressant dans les banques. Les bons de change remis par la banque sont nécessaires pour payer les hôtels en roupies, ou changer, en partant, les roupies restantes. Les cartes de paiement internationales sont très pratiques, bien que les boutiques n'aient souvent que les vieux systèmes des « fers à repasser ».

Langue

On parle toujours le français dans toutes les îles de l'océan Indien. Le créole reste toutefois la langue commune de la population locale à la Réunion.

Horaires

A la Réunion: + 3 h l'hiver, + 2 h l'été.
A la Réunion, les boutiques ouvrent de 8 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h ; à Maurice, de 9 h à 17 h, ainsi que le samedi matin ; aux Seychelles, de 7 h 30 à 17 h 30 du lundi au vendredi, de 7 h 30 à 12 h le samedi.
Attention, les banques ferment tôt l'après-midi.

Fêtes et jours fériés

Partout, le 1er janvier, le 1er mai, la Toussaint et Noël sont chômés.
- La Réunion : mêmes fêtes qu'en France, avec en plus la commémoration de l'Abolition de l'esclavage, le 20 décembre, et l'Immaculée Conception, le 8 décembre.

Cuisine

C'est le nom d'un grand palmier des Seychelles qui a la particularité de donner un fruit dont l'aspect est si suggestif qu'il a été baptisé « coco-fesse ». Le coco-fesse ne se trouve nulle part ailleurs dans le monde.
La table créole est un précieux mélange de cuisines africaine, asiatique et indienne. Le plat national réunionnais est, sans conteste, le « cari », à base de poisson, poulet, canard, porc, cabri, cuisiné avec de l'ail, de l'oignon, de la tomate et du curcuma. On le présente avec du riz gluant, des grains lentilles ou haricots rouges), des brèdes légumes) et un rougail (sauce épicée que l'on sert à part). Le chouchou christophine) se décline de toutes les manières : gratin, soufflé et gâteau.

La vraie boisson nationale des îles de l'océan Indien, c'est le rhum: vieux (cher), ou charrette (plus ordinaire). A goûter absolument à la Réunion, le rhum « arrangé », c'est-à-dire mélangé avec des sirops de fruits locaux, cocos, goyaves, litchies, etc., les bières locales (dont la Bourbon, appelée également bière Dodo, ou la Fisher ), le café vanille, le vin Isabelle, seul vin local produit à Cilaos et très chargé en alcool. Il est aussi servi sucré à l'apéritif.

À Rapporter

L'artisanat local est très développé dans l'océan Indien.
Sur les marchés de la Réunion, on peut trouver fruits, nappes brodées de Madagascar, vanneries, essences de fleurs, cassettes, fleurs coupées, thé à la vanille, vanille et toutes sortes d'épices.

Transports intérieurs

La conduite est à droite, et la signalisation routière identique à celle en vigueur en métropole. Le réseau routier est en très bon état, mais se compose essentiellement de petites routes de montagne, pentues et sinueuses. La voiture est un signe extérieur de richesse et on ne compte pas les grosses cylindrées.
Malgré la belle route littorale, les embouteillages sont fréquents de Saint-Denis à Saint-Gilles, surtout par temps de pluie. Locations de voitures aux mêmes conditions qu'en métropole (11 loueurs sont représentés à l'aéroport). Nombreux taxis. Six lignes de bus sillonnent régulièrement l'île.

Moyens de communication

La Poste fonctionne très bien. On peut poster son courrier dans les hôtels.
La Réunion
Pour appeler la Réunion depuis la France, composer le 00 262 + les chiffres sans le 0. Pour appeler la France métropolitaine de la Réunion, composer les 10 chiffres d'appel. Vous paierez moins cher vos communications téléphoniques dans ce sens-là. Dans les halls des grands hôtels, des cabines téléphoniques fonctionnent avec des cartes, comme en métropole. L'île est passée à la numérotation à dix chiffres. Sur place, il faut composer le 0262 devant tous les numéros. Les mobiles locaux commencent par 0692, ce qui permet de les distinguer des postes fixes.

Santé

Il n'y a aucun risque particulier dans ces destinations de l'océan Indien.
Toutefois, pour réussir ses vacances, quelques règles de base sont à observer et sont valables quels que soient les pays visités.
Vérifier que ses rappels de diphtérie, tétanos, polio sont à jour.
Se faire vacciner contre l'hépatite A, une ma-ladie que l'on contracte en consommant de l'eau ou des aliments souillés et éventuellement l'hépatite B (transmission par voie sexuelle ou sanguine).
En randonnée, emporter des lingettes désinfectantes. Pour se préserver de la « tourista », boire de l'eau capsulée, éviter les glaçons, les fruits non pelés, les crustacés, les viandes et légumes crus. Pour traiter les symptômes de iarrhée iguë, prévoir un antidiarrhéique qui permettra, en complément d'un régime réhydratant, d'éliminer rapidement la gêne occasionnée.
Ne pas marcher pieds nus sur la plage (coraux) ni dans les cours d'eau (bilharziose).
Se protéger contre les moustiques, et donc ne pas oublier d'emporter une protection antimoustique. Il n'y a aucun risque de paludisme à la Réunion.
A la Réunion : randonnées pédestres, équestres, en VTT, en 4 x 4, tennis, parapente, deltaplane, escalade, canyo-ning, golf, surf, planche à voile, ski nautique, pêche au gros.

Sécurité

Comme il suffit de quelques impondérables pour gâcher un voyage, mieux vaut s'assurer correctement. Généralement, un voyage n'est remboursé intégralement que s'il est annulé au moins un mois avant le départ. Il est donc fortement conseillé de souscrire une assurance-annulation car elle joue en cas de maladie, accident ou décès. Lorsque l'on a acheté son séjour dans une agence de voyages, le contrat comporte des garanties pour certains risques, mais ils sont limités. Il faut le lire attentivement. On proposera, en option, une assurance-assistance. Elle n'est pas obligatoire, mais peut être très utile, car elle prend en charge les frais médicaux, le rapatriement, éventuellement une aide juridique, et bien d'autres choses, sur un simple coup de fil, 24 h sur 24.

Comme partout, si l'on fait preuve de bon sens, on n'aura pas de problème particulier à redouter, sinon des imprudences. Ne pas oublier d'utiliser le coffre-fort de l'hôtel et ne rien garder de précieux sur soi ou dans sa chambre. Porter une banane et garder son appareil photo devant soi. Attention, la mer est dangereuse à la Réunion, à cause des courants et des requins. D'une manière générale, il est déconseillé de se baigner au-delà de la barrière de corail. De même, aux Seychelles, la couleur limpide de la mer en bordure de plage est trompeuse : si l'on fait une excursion en bateau, on sera surpris par la violence de la mer, car les fonds sont très profonds.

Voltage

A la Réunion: 220 volts, prises françaises.

Culture et civilisation

A la Réunion : outre la plupart des quotidiens, revues et magazines français, en vente sur place, on trouve trois quotidiens (le Quotidien, le Journal de l'île, Témoignages), plusieurs hebdomadaires. RFO1 et RFO2, les chaînes de télévision publiques, diffusent des programmes de TF1, France 3, La Cinquième et France 2. Programmes également sur Antenne Réunion, Canal+, Canal Réunion, TV4 Réunion, TV Sud et les radios locales.
Le séga est très vivace dans l'océan Indien. Dérivé de la musique africaine de l'époque de l'esclavage, il subit aujourd'hui les influences contemporaines. De nombreux orchestres donnent des spectacles plusieurs fois par semaine dans la plupart des hôtels. A Rodrigues, il s'accompagne du tambour.
Respecter les coutumes locales, ne pas choquer les gens avec des tenues débraillées ou trop dénudées en dehors des plages. Se couvrir les bras et les jambes avant d'entrer dans les lieux de culte.
40 % de la population a moins de 20 ans et toutes les ethnies se sont mélangées au fil du temps, pour donner toutes les couleurs de peau possibles. On distingue couramment :
- les Créoles (20 %) : d'origine européenne, ce sont les « Gros Blancs », descendants des planteurs, et les « P'tits Blancs », paysans pauvres des Hauts ;
- les Z'oreils : environ 20 métropolitains ;
- les Cafres : Africains descendants des esclaves affranchis, et les Malgaches (35 %) ;
- les Malabars (25 %) : les Tamouls;
- les Z'arabes : les Indiens originaires du Goudjerate ;
- les Chinois (4 %) : pour la plupart originaires de la province de Canton.

Arts, architecture, beaux livres

Un tel pays ne pouvait qu'inspirer les romanciers et les poètes : parmi tous ceux qui ont chanté leur pays natal, Leconte de Lisle et Léon Dierx sont les plus connus. Les auteurs plus contemporains s'inspirent volontiers de leur culture créole, à l'image d'Eugène Dayot (1810-1852), le précurseur, Jean Toussaint(Seyé-Guetté, 1964) ou, plus récemment, Daniel Vaxelaire (L'Affranchi, 1983).

Musique:Très vivace, elle s'exprime de multiples façons : l'Afrique a teinté les quadrilles des colons blancs pour donner le séga, la danse créole par excellence. La veine africaine est présente dans le maloya, lancinante musique des esclaves rythmée par le « rouleur », un gros tambour grave. Longtemps interdit par la censure, le maloya a servi un temps de contestation politique. Et tous les touristes apprennent les chansonnettes de Georges Fourcade, de Daniel Hoareau et de Jacqueline Farreyrol. Parmi les nombreux talents contemporains, les productions théâtro-musicales du Théâtre Vollard s'exportent régulièrement à Paris, où viennent se produire aussi les musiciens-chanteurs Danyel Waro (maloya traditionnel de la Réunion), Leïlla Négrau (mabo rock fusion), Eric Triton (blues créolisé)...
« P'tites fleurs fanées »
P'tites fleurs fanées
P'tites fleurs aimées
Di à moin toujours
Couc' c'est l'amour (bis)
Vi souviens mon nénère adoré,
Le p'tit bouquet que vous l'a donn'à moin,
Nana longtemps que l'i l'est fané.
Vi souviens bien comm'ça
l'est loin ? (bis)

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