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Tourisme Martinique

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Décalage horaire

En été, quand il est midi en métropole, il est 6 h aux Antilles françaises. En hiver, le décalage horaire est de 5 h. La nuit tombe tous les jours de l'année entre 18 h et 18 h30.

Langues

Le français est la langue officielle des Antilles françaises. Toutefois, la population locale pratique aussi le créole au quotidien.

Religion

La conquête espagnole a débarqué aux îles Caraïbes soldats, colons et missionnaires. Ces derniers avaient la charge de convertir les Indiens et de conforter la foi de leurs compagnons de voyage. L'extermination des populations locales fit qu'ils se concentrèrent rapidement sur la sauvegarde de l'âme des aventuriers européens, puis sur la conversion des esclaves débarqués d'Afrique. Leur ouvrage fut solide, puisque aujourd'hui le catholicisme est la principale religion des Antilles. Ainsi, la plupart des habitants des Antilles françaises sont chrétiens (95 %), essentiellement catholiques.
La pratique religieuse fait l'objet d'une impressionnante ferveur. L'office dominical est suivi par la plus grande partie de la population, qui, pour la circonstance, revêt ses plus beaux habits. Les grandes fêtes religieuses, Nobl, Pâques, Toussaint, donnent lieu à de superbes cérémonies. Et aucun village ne manquerait la célébration musicale et colorée de son saint patron !
Les Antillais réservent aussi un étonnant succès aux chapelles minoritaires et autres sectes religieuses que sont les témoins de Jéhovah, les adventistes, les scientologues, les évangélistes, les mormons...
Quelques rites d'origine indienne subsistent malgré l'intégration religieuse des anciens coolies, en particulier la fête du Mouton, à la Martinique comme à la Guadeloupe.
En revanche, juifs et musulmans demeurent très minoritaires.
Toutefois, les religions « officielles » cohabitent joyeusement avec d'autres croyances, pour la plupart héritées des ancêtres africains. La plus célèbre de toutes est le vaudou, définitivement lié à Haïti et à Trinité, mais également régulièrement célébré aux Antilles, de manière très discrète il est vrai. Actuellement cohabitent un vaudou officiel, aussi sage qu'aseptisé, et un vaudou populaire, hélas souvent très dégénéré par rapport à l'essence de cette mystique qui, en imposant le respect des anciens et le culte des forces naturelles, était un vrai vecteur de cohésion sociale.

Le vaudou

Originaire du Bénin et du Dahomey, cette pratique religieuse privilégie le contact avec le monde des esprits. L'officiant conduit ses fidèles vers l'état de transe, qui permet de communiquer avec l'au-delà. Le vaudou a sans doute perdu, avec les siècles et la distance, beaucoup de ses vertus. Il inspire aujourd'hui autant de respect que de crainte. Ses adeptes n'hésitent pas en effet à invoquer les esprits maléfiques aussi souvent que les forces du bien. Les potions chargées de malheurs, les poupées piquées d'aiguilles les noires invocations, font désormais partie de l'attirail vaudou. Les apôtres d'une religion révèlent leur faiblesse lorsqu'ils doivent effrayer pour convaincre. Il n'empêche. La croyance dans les esprits, donc les fantômes ou les objets et lieux hantés, appartient au quotidien des Caraïbes. Tout comme les pratiques de magie, blanche ou noire. Plus sagement, mais la ligne est la même, on trouvera sur les marchés de la région les miracles de la pharmacopée locale : poudres à révéler les numéros de loterie, infusions qui réveillent les passions, décoctions pour guérir n'importe quelle peine.

Us et coutumes

Les îles inspirent la fête. Heureuses Antilles françaises, qui cumulent celles que leur a léguées une histoire tourmentée, celles que les habitants imposent à leur mémoire, celles qui rappellent les événements locaux et celles enfin que dicte la République. Autant de raisons de célébrer le ciel et les bonheurs de la vie, le plaisir de la musique autant que celui de la danse ou de la gastronomie, la beauté de la mer, des pêcheurs et de leurs bateaux, sans oublier le juste hommage db aux saints du calendrier. Très classiquement, Martinique et archipel guadeloupéen font donc la pause les 1er janvier et 14 juillet, 11 novembre et 1er ou 8 mai, 15 août, lundi de Pâques, Pentecôte, Ascension, etc. L'histoire locale ajoute ses commémorations, en particulier l'abolition de l'esclavage ( le 27 mai), le carnaval (Mardi Gras) et toutes les fêtes patronales qui, chaque semaine, égaient un ou plusieurs villages de l'un ou l'autre des départements français. Il convient d'ajouter les journées réservées aux pêcheurs, aux musiciens, aux cuisinières..., qui d'un village à l'autre composent une suite de festivités rarement interrompues tout au long de l'année. Pour être complet, il faut encore signaler courses de yoles, compétitions cyclistes, semi-marathons, régates et autres combats de coqs, qui constituent autant de rendez-vous réguliers dans telle ou telle communauté.
Toutefois, le grand événement de l'année reste, bien entendu, le carnaval. Si ses manifestations les plus spectaculaires (défilés de chars, concerts, spectacles, etc.) se déroulent entre Mardi gras et mercredi des Cendres (fin février-début mars, selon les années), la population de la Martinique, comme celle de la Guadeloupe, vit avec cette perspective dès les premiers jours de janvier. Plusieurs semaines de répétition ne sont pas de trop pour décrocher les titres qui feront la fierté d'un quartier, d'un village, d'une famille, d'une école ou d'un groupe d'amis durant toute l'année.

Fêtes

Les Antilles françaises respectent toutes les fêtes de la République. Elles y ajoutent la célébration de l'abolition de l'esclavage, le carnaval et toutes les fêtes patronales des villages. Se renseigner, île par île, auprès du bureau du tourisme local

Géographie

Entre la Floride et le Venezuela, les îles des Caraïbes forment un arc de 2 500 km. Depuis les Bahamas jusqu'à Trinité-et-Tobago, on dénombre plusieurs centaines d'îles importantes, relevant d'une vingtaine de souverainetés ! Cet archipel sépare l'océan Atlantique de la mer des Caraïbes.
Au nord, les géographes distinguent les Grandes Antilles, qui comprennent les Bahamas, Cuba, la République dominicaine, Haïti, Porto Rico, la Jamaïque... Au sud, les Petites Antilles comprennent les îles Vierges, Anguilla, Saint-Martin, les Antilles néerlandaises, Antigua-et-Barbuda, Montserrat, la Guadeloupe, la Dominique, la Martinique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines, la Barbade, Grenade, Trinité-et-Tobago...
La Martinique et la Guadeloupe, ainsi que ses dépendances (Marie-Galante, les Saintes, la Désirade) et les nouvelles Communautés d'outre-mer que sont devenues Saint-Martin et Saint-Barthélemy, sont situé au centre de la région.
Deux thèses majeures sont émises concernant l'origine géologique des îles Caraïbes : terres jaillies de l'océan comme le justifieraient les nombreux volcans de la région ? ou bien miettes de continent éparpillées à la suite de l'effondrement de l'Amérique centrale, partiellement engloutie sous l'actuel golfe du Mexique ? Si les deux analyses peuvent être validées, c'est que les Caraïbes offrent alternativement l'un et l'autre visages : ici, des terres violentes, profondément ravinées, d'où parfois surgissent le soufre et le feu ; là, des plateaux calcaires et des vallons aux paisibles rondeurs. L'archipel ne compte pratiquement aucun atoll. Les lagons, ces étendues d'eaux claires et tranquilles que la barrière de corail protège du grand large, sont nombreux, principalement sur les côtes ouest, mieux protégées que les façades orientales qui, elles, affrontent parfois les colères de l'Atlantique.

Population

Aujourd'hui, une trentaine de millions de personnes peuplent l'arc caraïbe. En ajoutant les 411 000 habitants de la Martinique aux 453 000 de la Guadeloupe, les Antilles françaises sont peuplées de 864 000 habitants. Pratiquement tous revendiquent de subtils métissages. L'histoire locale, tumultueuse, a en effet permis la rencontre de toutes les races humaines aux Caraïbes ! Colons européens, esclaves africains, coolies d'Asie, tous réunis ici, au carrefour des mondes. Au point de figurer ce que les Martiniquais appellent la « population plurielle ».
Avant que Christophe Colomb ne débarque dans l'archipel (1492), les îles étaient habitées par deux tribus, les Arawak et les Caraïbes. Un siècle plus tard, ceux qu'on appelait désormais les « Indiens » (le terme « Amérindiens » s'est révélé mieux adapté) avaient été exterminés. Quelques descendants de ces premiers habitants se croisent encore sur les chemins de Saint-Vincent ou de la Dominique. Rares sont ceux qui, toutefois, n'ont pas subi ce métissage qui fait la richesse des îles.
L'essentiel de la population (plus de 90 %) des îles Caraïbes est noire. Ou, plus exactement, de type noir, puisqu'elle offre toutes les nuances des couleurs de peau, depuis l'abricot clair jusqu'à l'ébène profond. Cette palette résulte de multiples métissages. Cette population descend des millions d'esclaves débarqués ici par les puissances coloniales. Sa lointaine origine est donc africaine, plus précisément du centre du continent, entre Sénégal et Tanzanie. Les tribus dominantes correspondaient alors aux colonies conquises par les Anglais, les Espagnols et les Français. Il est vrai que, outre les razzias opérées par les armées coloniales pour alimenter les plantations américaines, les négriers disposaient des prisonniers de guerre, tribut des multiples conflits ethniques qui ravageaient l'Afrique équatoriale. Le vainqueur trouvait alors la récompense de son triomphe en vendant ses prises aux Européens. Enfin, certains négriers menaient eux-mêmes des razzias en brousse, afin de ramener fer aux pieds les esclaves promis aux plantations.
L'autre source de peuplement des îles est blanche. Minoritaire, cette population est d'origines très diverses : paysans vendéens, catholiques anglais, réfugiés irlandais, soldats de France, cadets espagnols, marchands hollandais, marins de tous bords, etc. Chacun a choisi de tourner ici une page de son existence et de faire souche. Les guerres autant que les épidémies ont vaincu les premiers colons. D'autres vagues ont suivi, inlassablement, jusqu'au XIXe siècle. Encore aujourd'hui, qui ne rêve pas d'un exil à la Robinson aux îles de l'éternel été ? Les descendants des premiers planteurs, ceux qu'aux Antilles françaises on baptise les « békés », ont souvent reconverti leur fortune dans le rhum, le commerce ou le tourisme. La population blanche est également composée des enfants de paysans qui, démunis de tout, vinrent trouver du travail sur les petites îles (Saint-Barth, par exemple), où l'exiguïté des exploitations ne permettait pas l'emploi d'esclaves. Ils forment toujours l'essentiel de la population de ces îles, ayant souvent refusé le métissage. Le statut social de ces « petits Blancs » est souvent d'une extrême simplicité. Les Blancs nés aux îles reçoivent l'appellation de Créoles.
Une troisième population est arrivée à la suite de l'abolition de l'esclavage (1848) : les Asiatiques. D'origine indienne ou chinoise, ils forment des communautés importantes à la Martinique, à la Guadeloupe et à Saint-Martin. Les premières générations fournissaient une main-d'oeuvre volontaire bon marché. Désormais, Indiens et Chinois sont commerçants, fonctionnaires ou médecins. Enfin, une immigration récente a fait venir dans l'archipel des natifs du Proche-Orient : Libanais, Syriens, Jordaniens..., qui excellent dans le petit commerce et l'import-export.
Ces apports ethniques si différents auraient pu générer des oppositions définitives. Il n'en est rien. Certes, les communautés gardent leurs spécificités. Mais elles ignorent globalement l'exclusion des autres. Les mariages interethniques sont nombreux, encore plus fréquents depuis que le métissage a gagné toutes les populations et l'ensemble des classes sociales. Les Antillais y ont puisé les arguments d'une véritable « créolité ». Ce sentiment est illustré par la pratique de la langue créole, qui réunit une grande partie de la population. Il est également soutenu par la volonté claire de partager le destin d'une région à forte personnalité et de la doter d'un véritable avenir.



Portrait

Les îles font la légende du voyage. Les Antilles françaises lui offrent sa démesure. Martinique et Guadeloupe baignent en pleine mer des Caraïbes, voisines et même un peu cousines au sein de la République qui en a fait deux de ses départements. Sans oublier les autres perles que sont Saint-Martin, l'île franco-néerlandaise, Saint-Barthélemy, le rendez-vous de la jet-set, La Désirade, les Saintes et Marie-Galante, les miniatures guadeloupéennes alanguies au soleil d'un éternel été. Chacune d'elles aime jouer de ses somptueuses différences.
Sous les tropiques, la nature s'est montrée prodigue, jetant ici le vermeil des flamboyants, brodant les forêts émeraude d'une plage d'or pâle, creusant ses roches noires avec une cascade de cristal clair, lançant des vagues de cannes sucrées sur les mamelons que caressent les alizés. Et que dire de celle qui invite à la paresse au bord d'un lagon clair, alors que sa voisine vibre de tous les feux de la terre, regard fixé sur le cône de son volcan ou sur les prochaines colères de l'océan ?
En débarquant sur ces terres jadis peu hospitalières, les hommes ont rédigé le grand livre des siècles. Ils étaient paysans vendéens, marins natifs de Bretagne, mauvais garçons venus des faubourgs ou filles de foi, corsaires du roi et même quelquefois poètes. D'autres les rejoignirent sans tarder, fers aux pieds, poing noir bientôt levé vers la liberté. Cinq cents ans plus tard, on appelle cela une histoire. Celle d'une terre d'Amérique où l'Europe et l'Afrique se sont donné rendez-vous pour inventer l'alchimie des possibles, entre bleu du ciel et horizon atlantique.
Alors, il était temps d'inventer la musique, celle qui fait rouler les hanches, les plaisirs de la fête, les recettes à enchanter les tables créoles, les ramures de cocotiers que peigne la brise tiède, le charme d'une population plurielle qui passe en revue toutes les couleurs de peau pour en rire dès qu'une chanson parle d'amour... Ainsi soient îles.

Histoire Chronologique

130 : peuplement des îles par les Indiens arawaks, originaires d'Amérique du Sud.
1000-1200 : peuplement des îles par les Indiens caraïbes, également venus d'Amérique du Sud.
1492 : Christophe Colomb jette l'ancre probablement devant l'île de San Salvador (Bahamas). C'est la « découverte » du Nouveau Monde.
1493 : le 4 novembre, Christophe Colomb aborde la Guadeloupe, après avoir repéré, de loin, la Martinique. La veille, il a croisé devant Marie-Galante et les Saintes. Le 11 novembre, l'amiral observe Saint-Martin et la baptise.
1496 : Christophe Colomb installe Saint-Barthélemy sur les cartes de navigation.
1502 : Christophe Colomb jette l'ancre devant Le Carbet, en Martinique.
1625 : premières installations de colons français à Saint-Martin.
1635 : la Compagnie française des îles de l'Amérique prend possession de la Guadeloupe et de la Martinique.
1648 : Français et Néerlandais décident de se partager à l'amiable l'île de Saint-Martin. Dans la même année, les Saintes accueillent leurs premiers colons, de même que Saint-Barthélemy.
1650 : début de l'âge d'or du sucre.
1725 : la Guadeloupe déporte ses lépreux à La Désirade en compagnie d'une poignée de soeurs de la Charité.
1785 : Louis XVI cède Saint-Barthélemy à la Couronne suédoise.
1792 : l'Assemblée nationale abolit l'esclavage sur les îles françaises.
1802 : Napoléon rétablit l'esclavage aux Antilles françaises.
1814 : le traité de Paris accorde définitivement la Guadeloupe et la Martinique à la France.
1848 : le 27 avril, à l'initiative de Victor Schoelcher, la France abolit définitivement l'esclavage.
1878 : retour dans le giron français de Saint-Barthélemy.
1902 : éruption de la montagne Pelée (Martinique) : destruction de Saint-Pierre (30 000 morts).
1945 : Aimé Césaire est élu maire de Fort-de-France (Martinique).
1946 : Guadeloupe et Martinique obtiennent le statut de département français.
1961 : premières manifestations indépendantistes à la Guadeloupe.
1976 : éruption de la Soufrière (Guadeloupe) : le village de Saint-Claude est évacué.
1980 : vague d'attentats indépendantistes en Guadeloupe et à la Martinique. La violence politique dure près de cinq années. Durant cette même période, l'économie bananière s'effondre.
1989 : le cyclone Hugo ravage la Guadeloupe.
1995 : les cyclones Luis et Marilyn frappent durement Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
1996 : le SMIC antillais est aligné sur celui de métropole.
1999 : les trois départements antillais, Martinique, Guadeloupe et Guyane, demandent au gouvernement de leur accorder une plus grande autonomie interne.
2000 : à quatre-vingt-sept ans, Aimé Césaire se retire de la vie politique.
2002 : L'économie touristique est à la peine. Grèves, vieillissement des infrastructures, détérioration de l'image... La chute de fréquentation atteint 30 %.
2003 : Par référendum, Saint-Barth obtient son autonomie par rapport à la Guadeloupe.
2007 : Par référendum, les habitants de la partie française de Saint-Martin et ceux de Saint-Barthélemy optent en faveur du statut de Communauté d'outre-mer. Il donne à leur île une grande autonomie par rapport à la métropole et un statut fiscal privilégié.

Un vacancier n'arrive jamais en pays conquis. La fierté locale reste vive sur toute manifestation qui réveille les souvenirs d'une société inégalitaire. Pas de tutoiement intempestif, ni de familiarité forcée. Les habitants des Antilles sont d'un naturel timide. Faire le premier pas est un geste apprécié. La courtoisie est la règle partout, et les relations touristiques n'ont pas créé une relation vacancier-serviteur. Eviter les poncifs tels que la nonchalance des îliens, la paresse de l'administration ou les subventions aveugles de la métropole, tous très mal perçus sur place.

Formules de politesse

Ampil méci : merci beaucoup.
Bonjou : bonjour !
Bonjou, nou konten wè zot' : bonjour,
nous sommes ravis de vous voir !
Ka ou fé : comment ça va ?
Sa ka roulé : ça va bien !
Pa ni problem : pas de problème.

Climat

Situées au sud du tropique du Cancer, les Antilles françaises sont soumises au climat tropical, qui distingue deux phases.
La saison sèche (sur place, elle est souvent appelée Carême) court depuis décembre jusqu'à mai. Chaleur constante (plus de 25 °C en moyenne) que la brise des alizés rend très agréable, pluies rares, sous forme de brèves averses qui rafraîchissent agréablement... : c'est la saison préférée des vacanciers !
La saison des pluies court entre juin et novembre. Les averses sont alors quasi quotidiennes et souvent généreuses ! La chaleur (la température moyenne varie peu avec la saison) est alourdie par l'humidité ambiante. Cette période est celle des éventuels cyclones. Certains, hélas, frappent parfois les terres habitées avec des vents qui peuvent alors souffler à près de 200 km/h. Ils occasionnent des dégâts considérables. Avant les mois cycloniques (octobre et novembre) et contrairement à une idée reçue, la saison des pluies n'est pas synonyme de vacances gâchées. La nature vivifiée, les ciels lourds qui alternent avec des bleus profonds, le renouveau des torrents et cascades des forêts agrémentent assurément le séjour !

Monnaie

L'euro est la devise de la Martinique, de la Guadeloupe et de ses dépendances. A Saint-Martin, le dollar américain a également cours légal et est accepté sur toute l'île. Les séjours aux Antilles françaises et aux Caraïbes qui figurent dans les brochures des voyagistes français sont proposés dans une fourchette de prix qui varie entre 850 et 1 600 euros, pour une semaine sur place, vol aller-retour compris, en fonction de la période, du standing de l'hôtel et des prestations choisies (demi-pension, excursions, voiture de location, etc.).
Le voyage qu'on organise soi-même exige un budget comparable (entre 550 et 1 000 euros le vol selon les dates et environ 60 euros la nuit d'hôtel, sans oublier les transferts et les repas).
A ces coûts de base, il faudra ensuite éventuellement ajouter la location d'une voiture (à partir de 60 euros par jour, essence en sus), les repas au restaurant (de 15 à 50 euros selon standing), les achats personnels, les excursions organisées ou en bateau, les activités payantes (VTT, plongée, voile, équitation, etc.), les spectacles ou soirées organisées. Au final, prévoir un budget minimal d'environ 400 euros à 800 euros par personne et par semaine pour ces dépenses.
La carte de paiement est acceptée partout, et on peut effectuer des retraits dans les banques ou dans les distributeurs automatiques.

Que faut-il emporter ?

Vêtements légers toute l'année. Prévoir un imperméable de voyage, ainsi que des lunettes de soleil, une crème de protection solaire, un short et un... maillot de bain ! En soirée, mode décontractée. Bonnes chaussures de marche pour les randonneurs. Sandales en plastique pour se protéger des fonds coralliens. Sur place, les boutiques proposent tous les vêtements, en particulier tee-shirts, casquettes, chapeaux, sandales, maillots, etc., mais les prix sont plus élevés qu'en métropole.

Informations touristiques

Sur chaque île, le centre des informations touristiques se trouve dans les locaux de l'office de tourisme, généralement dans la ville principale. Des bureaux d'information sont ouverts dans les villes secondaires. Toutes les excursions sont par ailleurs disponibles dans les grands hôtels. Enfin, l'aéroport accueille invariablement un guichet où sont diffusées toutes les informations nécessaires.

Horaires

Les services administratifs sont ouverts entre 9 h et 17 h, avec une interruption à l'heure du déjeuner. Les boutiques ne ferment pas avant 19 h. Les administrations ferment le samedi. Le samedi après-midi et le dimanche, tout est fermé.

Cuisine

Le talent sans limite des cuisinières antillaises s'enrichit des mille traditions culinaires qui se sont donné rendezvous dans la région. Mais il bute, hélas, sur les tendances du jour, imposées par la mode américaine et par les vacanciers. En effet, comme d'autres, les Antilles françaises succombent à la « tendance McDo » ainsi qu'à cette cuisine dite « internationale » qu'imposent hôteliers et restaurateurs. Comment rassurer un vacancier français, sans déplaire à son voisin américain, tout en donnant le sourire à un Italien ? Résultat : des plats officiellement baptisés « créoles » mais qui n'en ont que l'apparence. Le poisson ou la langouste seront commandés grillés, histoire d'éviter la mauvaise surprise d'une sauce approximative ou de frites surgelées, de spaghetti mal cuits, de riz collé. Le tourisme a imposé son exotisme. Dommage pour les recettes portées jusqu'ici par les matrones africaines, les mères de famille françaises, les ladies anglaises ou les fières Andalouses ! D'autant que ce patrimoine s'était considérablement enrichi en faisant assiette commune de l'autre côté de l'Atlantique. Cinq siècles lui ont permis d'inventer des centaines de variantes, empruntant ici la cuisson, là une composition, ailleurs une sauce ou la présentation. Ainsi naquirent les acras (beignets pimentés) d'oursin ou de morue, le boudin créole (porc, piment, girofle), le crabe farci, le ragoût de porc ou de cabri, le blancmanger (flan de coco)...
Au-delà de la gastronomie locale, qui peut ne pas convenir pour cause de piment ou de sucre généreux, les savoureux produits des îles peuvent être très simplement cuisinés : avocats et pamplemousses frais, poissons grillés (thons, bonites), crustacés (crabes, homards, langoustes), fruits à profusion... composent d'excellents repas, appréciés de tous.
Côté boissons, la bière, le rhum local et les punchs composés de rhum, jus de fruits et sucre de canne ont la vedette !

Transports intérieurs

Dans les îles, taxis et bus assurent des liaisons entre les différents villages. Les tarifs des taxis sont comparables à ceux pratiqués en métropole. En revanche, les bus sont particulièrement bon marché.

Moyens de communication

Médias

Au rayon de la presse écrite, le quotidien France Antilles rayonne sur les Antilles françaises. Les radios FM, très développées, sont présentes sur toutes les îles. La télévision diffuse au moins une chaîne sur chaque île. La plupart des hôtels sont en outre équipés d'une antenne satellite qui donne accès aux bouquets internationaux et, généralement, aux chaînes d'informations francophones TV5 et LCI, ainsi que France 24. Le journal télévisé de métropole est diffusé chaque jour, à la radio comme à la télévision. Les grands événements, sportifs en particulier, sont diffusés en direct.

Postes et communications

Les bureaux de poste sont ouverts en semaine de 8 h à 17 h. Le courrier pour la France exige une petite semaine pour parvenir à son destinataire. Sur la plupart des îles, les cabines à carte fonctionnent correctement. Les communications avec la métropole sont aisées, puisque le système de numérotation est identique à celui de la métropole. A la Martinique, les numéros commencent par 05 96. A la Guadeloupe, c'est le 05 90 qui prime. Les appareils mobiles fonctionnent sur les mêmes réseaux qu'en France métropolitaine, donc aucun souci pour appeler la maison : il suffit de composer les mêmes numéros qu'en temps ordinaire. Compter environ 1 euros pour une communication de 3 à 4 min entre Antilles et métropole. Le réseau téléphonique local permet également la connexion à Internet.

Santé

Aucune vaccination n'est exigée pour entrer sur les différents territoires des Antilles françaises. Si l'on doit suivre un traitement médical régulier, se munir d'une attestation traduite en anglais. Ne jamais placer ses médicaments habituels dans un bagage enregistré. Une trousse de base sera utilement placée dans la valise. Les installations sanitaires des Antilles françaises valent celles de métropole.
Ne pas oublier d'emporter une protection antimoustique. Le changement dans les habitudes alimentaires durant un voyage entraîne souvent des maux d'estomac. Brûlures, remontées acides risquent de ternir les vacances. Soyez prévoyant en glissant dans votre valise un médicament approprié.

Sécurité

Assurances

L'assurance assistance est recommandée. Il est également conseillé de souscrire une assurance annulation.
Sécurité

Elle est bien assurée sur la plupart des grands sites touristiques. Il en va de l'intérêt évident d'îles dont l'or bleu assure l'essentiel des revenus. Dans les grandes villes, les risques croissent avec la tombée de la nuit, comme ailleurs. Eviter les démonstrations de richesse et les sorties solitaires.

Voltage

Aux Antilles françaises, la norme française (220 V et fiches rondes) est en vigueur. Si vous envisagez de séjourner sur d'autres îles de la région, prévoyez un adaptateur, car elles sont aux normes américaines ou britanniques. La plupart des hôtels ont résolu le problème en offrant des prises multifonctions. Par ailleurs, les appareils modernes, rasoirs, sèche-cheveux ou ordinateurs, intègrent un transformateur.

Histoire et politique

Le tourisme assure actuellement l'essentiel des revenus des Antilles françaises. Traditionnellement, l'agriculture était la base de l'économie locale. Grâce au sucre en particulier mais aussi, depuis les années 1950, à la banane, à l'ananas et, dans une moindre mesure, au coton, au tabac et au café. Avec l'effondrement des industries sucrières, victimes de la concurrence de la betterave métropolitaine et des sucres de synthèse, l'économie antillaise a db se recomposer, même si les modestes activités traditionnelles (cultures alimentaires, pêche, bois) se maintiennent.
L'aide de la métropole demeure un appoint conséquent, sous forme d'assistances directes, de dérogations fiscales, de prestations (les allocations familiales ou le RMI, entre autres) ou de revenus versés aux fonctionnaires. Par ailleurs, Saint-Martin joue sur le registre d'une fiscalité particulièrement attrayante. Enfin, les bananes cultivées aux Antilles françaises bénéficient d'un traitement de faveur à l'égard des pays de l'Union européenne. Il est vrai que, avec près de 1 500 petites plantations, Guadeloupe et Martinique ont besoin du maintien de ce tissu agricole et social. La problématique économique actuelle est donc de maintenir une économie de base tout en tirant le meilleur parti du lien privilégié avec la métropole.
En suivant une logique géographique, les Etats des Caraïbes ont tendance à se rapprocher des Etats-Unis. De leur côté, ces derniers revendiquent une responsabilité politique sur la région. Leur intervention militaire à Saint-Domingue, Haïti ou Grenade en témoigne. Le schéma vaut aussi pour les deux départements français. Le soutien aux cultures agricoles périclitantes (sucre, banane) aura son temps. A l'inverse, Paris ne peut se désintéresser du sort des milliers d'Antillais qui vivent en métropole. D'où ce choix déterminé pour le développement des infra-structures touristiques qui pourraient prendre efficacement le relais des activités agricoles. En clair, le maintien d'une économie viable empêche l'exode massif de ceux qui n'ont plus grand-chose vers les banlieues de Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France, voire de Paris, Lyon ou Marseille. Une manière de juguler la montée du chômage, de la délinquance et, au bout du compte, de la revendication indépendantiste dont tout le monde sait bien qu'elle conduit droit à la paupérisation durable ou à l'américanisation brutale.
L'explosion du tourisme dans les années 1970 a constitué le tournant économique fondamental des Caraïbes. Aucune île, les Antilles françaises pas plus que leurs voisines, ne pourrait aujourd'hui se passer de l'or bleu. Il représente la moitié de leurs ressources. Cette richesse est fondée sur l'exploitation d'un parc hôtelier de qualité, ainsi que sur toutes les activités de prestations de services qui y sont rattachées (locations, boutiques, golfs, aéroports...). Elle est consolidée par l'importante activité des paquebots de croisière. Toutefois, elle bute sur des écueils structurels. Le prix, d'abord, bien plus élevé aux Antilles françaises que sur les îles voisines, à cause d'une législation sociale comparable à celle appliquée en métropole, garantissant - c'est un exemple - un salaire minimum aux employés de l'hôtellerie au moins trois fois supérieur à celui appliqué en République dominicaine. Cette même législation privilégie aussi les importations de métropole plutôt que celles du continent américain pourtant plus proche. La qualité du service, ensuite, souvent moins soigné ici qu'à Cuba ou à Antigua, sans parler des Bahamas ou de la Barbade, comme si le travail demeurait une servitude dont il faut se libérer plutôt qu'un choix d'existence qu'il faut en permanence bonifier. Ajoutons un parc hôtelier vieillissant, et c'est tout un capital qui s'étiole devant certaines des plus belles plages de la région... Les grèves, enfin, qui paralysent fréquemment les infrastructures touristiques : un jour l'électricité, demain les dockers, puis le personnel de tel hôtel... Autant d'éléments qui découragent peu à peu les visiteurs et provoquent d'importantes chutes de fréquentation.
Heureusement, la marge de manoeuvre reste importante. Les Antilles françaises accueillent chaque année plus de 1 million de visiteurs, essentiellement des Français qui bénéficient de liaisons aériennes soutenues entre la métropole et la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Martin, avec des tarifs attrayants, comme le sont ceux des hôtels et villages de vacances. Il n'empêche, la concurrence des destinations hispaniques, Cuba, la République dominicaine ou le Mexique, pour ne citer que les exemples les plus frappants, est rude. Il convient donc de restaurer la confiance des deux côtés de l'Atlantique. Vite, à l'aide de gestes forts.

Arts, architecture, beaux livres

La tradition des Caraïbes ne nous a pas livré un riche artisanat. Les robes brodées et les chapeaux finement tressés témoignent des élégances locales. Les brodeuses réalisent également quelques belles pièces, nappes et serviettes en particulier. Pour le reste, il faudra se contenter des coquillages en colliers, de quelques bijoux d'or ou d'argent et de bateaux de bois. Les poupées, habillées de jolies robes colorées, appartiennent au patrimoine de toutes les îles. Les tableaux bon marché réalisés sur le modèle des toiles naïves haïtiennes et les sculptures d'inspiration africaine envahissent les petits marchés, mais sont rarement convaincants. Bon nombre de produits locaux (vanille, cacao, café, sucre...), du rhum, des fleurs tropicales spécialement empaquetées pour voyager en avion ou des CD de groupes locaux de zouk ou de biguine feront d'excellents cadeaux. Sur les plages, on rencontre de nombreux vendeurs de paréos et maillots de bain, ainsi que des coiffeuses proposant de faire des nattes rastas.

Littérature

La littérature des Caraïbes s'est longtemps heurtée au problème de la langue. Les auteurs de l'archipel devaient-ils écrire en français ? On leur reprochait alors de n'être que de pâles copistes à la solde du colonisateur. Rédigeaient-ils en créole ? Leur audience demeurait confidentielle. Depuis quelques décennies, le tabou est tombé. Les Antilles françaises ont été le porte-drapeau d'une littérature caraïbe revendiquée. Avec Aimé Césaire, poète de la négritude, Joseph Zobel, auteur de La Rue Cases-Nègres, Edouard Glissant, dont La Lézarde obtint le prix Renaudot en 1958, Simone Schwarz-Bart, qui signa Pluie et vent sur Télumée Miracle, Saint-John Perse, enfant de Guadeloupe et Nobel de littérature en 1960, et, plus récemment, Raphabl Confiant pour Eau de café ou encore Patrick Chamoiseau, dont Texaco fut couronné par le prix Goncourt en 1992 et auquel on doit également L'Esclave, le Vieil Homme et le Molosse. On citera également Jacques Roumain, pour son livre Gouverneurs de la rosée, une des plus belles plumes d'Haïti, ainsi qu'Emile Roumer ou Roussan Camille, deux auteurs francophones de la République dominicaine.

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