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Religion

Religion d'Etat, l'Islam est suivi par 95 % de la population marocaine. Il a été fondé par le prophète Mahomet (Mohammed), originaire de La Mecque. En 610, il reçoit de l'ange Gabriel la révélation de l'islam, révélation qui constituera plus tard le Coran. Persécuté par les tenants des dieux païens, Mahomet s'enfuit à Médine en 622. C'est l'Hégire, qui marque le début du calendrier musulman. En 630, il fait un retour triomphal à La Mecque, enfin convertie à la nouvelle religion. A sa mort, deux ans plus tard, toute l'Arabie est musulmane et les fidèles se lancent à la conquête du monde. Ils atteindront l'Atlantique en l'an 682.
Tout musulman doit suivre des règles fondamentales, les « cinq piliers de l'islam » :
- la profession de foi : « Il n'y a de dieu que Dieu et Mahomet est son Prophète ». Elle est dite à chaque prière ;
- la prière est annoncée 5 fois par jour. L'appel du muezzin, aujourd'hui relayé par des haut-parleurs, rythme la vie du pays tout entier. Le croyant doit prier pieds nus et tourné vers La Mecque. La plus importante est celle du vendredi midi ;
- l'aumône (zakkat ). Les fidèles peuvent s'enrichir, à condition de donner une partie de leurs revenus aux pauvres. C'est donc un impôt selon la loi coranique afin d'éviter la mendicité ;
- le jeûne du Ramadan, 9e mois de l'année lunaire. C'est le mois sacré pour les fidèles, qui doivent - sauf dérogations - s'abstenir pendant tout le jour de manger, boire, fumer et avoir des relations sexuelles ;
- le pèlerinage (hajj) à La Mecque. Chaque musulman se doit de l'accomplir au moins une fois dans sa vie. La branche mystique de l'islam est particulièrement vivante au Maroc et les « saints » (wali) font l'objet d'un culte fervent. Les mausolées abritant les dépouilles de ces hommes pieux se dressent un peu partout dans le pays, sur les collines, dans les villages, les cimetières, en pleine campagne. Le plus célèbre, Moulay Idriss, décédé en 791, est enterré dans la ville du même nom, à quelques kilomètres de Meknès. Les confréries des soufis, extrêmement puissantes, siègent dans les zaouia, et y accueillent des pèlerins qui viennent parfois de très loin. On y prie, on y fait des offrandes, on y distribue des aumônes, espérant que le wali interviendra en sa faveur auprès de Dieu.

Us et coutumes

Plus qu'une coutume, marchander est un rite de passage obligatoire. Acceptez le thé et la discussion qui l'accompagne, armez-vous de patience et négociez. N'hésitez pas à proposer un prix nettement inférieur à celui qui vous est annoncé, quitte à augmenter un peu la mise ensuite.

Usages et politesse: N'oubliez pas de saluer quand vous entrez dans un lieu d'un Salam aleikoum (bonjour). Montrez des marques de respect, surtout envers les personnes âgées et les femmes.
Evitez, dans les zones rurales, les vêtements moulants ou très décolletés, les jupes courtes pour les femmes et les shorts pour les hommes. Même si les Marocains ont l'habitude des touristes, une tenue de ce type peut choquer.
Même si certains aspects du pays vous agacent, ne le proclamez pas trop fort, vous risqueriez de vexer votre interlocuteur. Ne critiquez pas la famille royale. La personne du roi est sacrée et inviolable.

Agriculture et pêche: L'agriculture occupe encore 40 % de la population active. Si le royaume doit importer des céréales pour couvrir ses besoins, l'exportation de fruits et légumes représente près d'un tiers du total des échanges. Le pays, favorisé en la matière par sa diversité géographique et climatique, a su développer les nouvelles techniques agraires. La tomate arrive au premier rang des productions, suivie des agrumes et des fruits. Palmeraies, oliveraies, vergers de pommes, poires, abricots, pêches, coings, amandiers, enchantent toute l'année l'oeil et les papilles des voyageurs. Les cheptels ovins et caprins sont les plus importants : pas moins de 15 millions de moutons paissent au gré des transhumances. La pêche, elle, présente un double visage : industrielle pour les hauturière et semi-hauturière (148 000 tonnes de poisson par an), artisanale pour les bateaux côtiers. Les eaux, très poissonneuses, fournissent sardines, poulpes, calamars, crevettes, mais aussi merlus, rougets, bars, daurades...

Les premiers mots qu'entend un nouveau-né sont ceux de l'appel à la prière : il fait ainsi son entrée dans l'Oumma (la communauté musulmane), qu'il ne quittera qu'à sa mort. Un des moments les plus importants de la vie d'un homme se situe au cours de son enfance, entre 7 et 12 ans : c'est la circoncision. Pour une femme, c'est le jour de son mariage. Dans les zones rurales, les filles se marient dès leur adolescence, coutume qui tend à disparaître en ville du fait d'une scolarité plus longue et de perspectives d'emploi peu favorables. Mais, dans un cas comme dans l'autre, la cérémonie donne lieu à des grandes festivités qui se déroulent sur plusieurs jours. Quel que soit le niveau social ou culturel des époux, les femmes arborent mains et pieds savamment maquillés au henné. Les hommes, eux, parcourent les rues du quartier ou du village en caravane motorisée, tout Klaxon bloqué.
Hors des fêtes familiales et religieuses, le football constitue à lui seul un phénomène social national. Vous verrez dans tout le pays, les jours de match, des hommes agglutinés dans les cafés devant des postes de télévision. Entre cris de bonheur, encouragements proférés à haute voix et désespoir de l'assistance, c'est à un véritable spectacle dans le spectacle que vous assisterez.

Etre femme au Maroc:2003 a été une année faste pour les femmes marocaines. Sur demande de Mohamed VI, en effet, le code marital, la Moudawana, a été profondément réformé par les députés. Les femmes étaient jusque-là mineures à vie, elles peuvent désormais voyager sans tutelle, divorcer dans les mêmes conditions qu'un homme, etc. Grand progrès, mais la situation des femmes au jour le jour reste à améliorer. Ainsi, si, dans les centres urbains, une fille a presque autant de chance qu'un garçon de suivre une scolarité primaire, dans les campagnes, elles sont quatre fois moins nombreuses que leurs camarades masculins sur les bancs de l'école.

Education: Le royaume consacre une grosse part de son budget à l'éducation, avec un effort particulier en direction des femmes et des fillettes. Pour autant, le chantier reste immense : même si ce sont près de quatre millions d'enfants qui sont scolarisés, le taux d'analphabétisme reste important. On l'estime à 34 % chez les hommes et un peu plus de 60 % chez les femmes. Comme dans nombre de pays, l'illettrisme est beaucoup plus répandu dans les campagnes que dans les zones urbaines.

Les premières larmes et les taches sur la Lune: Un enfant, un orphelin, errait sans fin sur la terre. Seul et triste, car personne ne s'occupait de lui, personne, ni les hommes, ni les animaux, ne prêtait attention à lui. Il errait, et ne pouvait même pas pleurer car les larmes n'existaient pas encore.
Vint une nuit lumineuse où la lune brillait de toute sa blancheur. L'enfant errait, et regardait l'astre. Vers le milieu de la nuit, la lune, apitoyée par la tristesse de l'orphelin, descendit près de lui. « Pleure, pleure donc » lui dit-elle. « Mais ne laisse pas tes larmes toucher la terre, car la terre n'est faite que pour nourrir les êtres vivants. Laisse les couler sur moi, et je les emporterai au ciel. »
Alors l'orphelin se mit à pleurer. Ainsi naquirent les premières larmes, qui tombèrent sur la face de la lune. Ce sont les tâches sombres que vous regardez chaque nuit de pleine lune.

L'aisance ou le sens de la fortune: Un homme très riche et de grande noblesse voulait marier son fils. « Je vais te trouver une jeune fille d'une famille digne de la nôtre, honorable et aisée, dit-il à son héritier. » Lequel acquiesça, en fils obéissant. Le père présenta une jeune fille, belle et riche, comme prévue. Les noces eurent lieu, avec faste. Pendant la nuit de noces, le jeune homme demanda à sa nouvelle épouse : « que ferons-nous quand la fortune de mon père aura fondu ? » « Ne nous en préoccupons pas, pour l'instant, nous avons tout l'argent que nous voulons ! », répondit la belle. Le fils la répudia sur le champ et la renvoya chez ses parents.
Il en fut ainsi sept fois. Enervé, le père dit à son fils : « puisqu'il en est ainsi, je choisirai la première qui croisera mon chemin ! » Il rencontra le matin même la fille du cordonnier. Elle était agréable, mais pauvre. Les noces se déroulèrent. Après la cérémonie, le jeune homme demanda à sa nouvelle épouse : « que ferons-nous quand la fortune de mon père aura fondu ? » « Nous ne devons pas attendre ce jour funeste ! Nous devons nous mettre au travail dès demain. »
Le lendemain, le fils dit à son père : « je garde cette épouse ». Le père, qui voyait cette mésalliance d'un très mauvais oeil, tenta de fléchir son fils. Devant son impuissance, il se fâcha, et chassa le couple.
Les deux jeunes gens s'installèrent dans un village où nul ne les connaissait. Le fils déshérité loua ses bras aux paysans, son épouse travailla la laine. Au fil des années et à la force de leur travail, ils devinrent des gens aisés et respectés.
Arriva un jour un mendiant. Le fils le reconnut immédiatement : c'était son père, qui avait dilapidé sa fortune. Il le recueillit... non sans lui faire la leçon.

Centres d'intérêts

Les hôtels de première catégorie possèdent tous piscine et court de tennis.
Vous pouvez, au Maroc, pratiquer toutes sortes d'activités : sports nautiques le long du littoral atlantique (natation, surf et voile), ski, randonnée dans les montagnes, équitation et golf dans tout le pays. La plus extrême prudence est à observer pour les baignades en raison de la force des marées et des courants.

Lexique: Ce n'est pas en quelques jours que vous maîtriserez le darija, l'arabe dialectal marocain. Mais quelques mots sont toujours les bienvenus, et il est si agréable de saisir au vol, dans un bus ou un café, une ou deux expressions !

Prononciation:La prononciation semblera difficile, voire impossible, à ceux qui n'en ont pas l'habitude, certains sons n'existant pas en français. Un seul secret : écouter, écouter encore, et entraîner votre gosier ! L'article, en arabe, est unique. Il se prononce al ou el.

Les voyelles: Il existe deux types de voyelles, les courtes (qui ne s'écrivent pas) et les longues, qui sont marquées en général dans l'alphabet latin par un « ^ ». Il est important de bien les différencier, la signification du mot peut en dépendre. Ainsi jamâl (le deuxième a est long) signifie « beauté » et jamal (les deux a sont brefs) « chameau » ! Le u se prononce « ou » ou « o », et le i « é » ou « i ».

Les consonnes: Le h est toujours fortement aspiré et le r très roulé. Le gh correspond à un « r » non roulé. Ainsi bghit (« je veux ») se prononce « brit ». Le q est un « k » venu du fond de la gorge. Le kh est l'équivalent d'une jota espagnole, en plus guttural.

Formules de politesse: Bonjour (général) : as-salâm
aleikoum. Réponse : wa aleikoum as-salâm.
Bonjour : sabâh el-kheir.
Bonsoir : masa' el-kheir.
Au revoir : bisslâma.
Bonne nuit : leila mebrouka.
S'il vous plaît : min fadlak (à un homme), min fadlek (à une femme).
Merci : choukrane.
Comment allez-vous ? : keif hâlek ?
Ça va, merci : lâ bès, barak Allah fik.
Bien, grâce à Dieu : bikheir, el-hamdou lillah.
Bienvenue : marhaba ; ahlân.
Excusez-moi : smeh leyya.
Monsieur (respectueux) : si ; sidi.
Madame : lalla.

Expressions courantes: Oui : na'am.
D'accord : ouakha.
Non : la.
Si Dieu le veut : in cha' Allah.
Comment vous appelez-vous ? : smitak ? (pour un homme), smitek ? (pour une femme)
Combien cela coûte-t-il ? : chhal tamane ?
Trop cher : ghali/ghali bezef.
Bon marché : rkhiss.
Peut-être : yemkin.
Je comprends : fhemteh.
Je ne comprends pas : ma fhemteh.
Attendez ! : tsanna !
Je voudrais changer des francs français : bghrit saref frank frances.

Géographie

Population: Le peuple marocain est à l'image de son pays : riche de sa diversité, riche de son histoire ancienne et tumultueuse. On distingue quatre grandes familles ethniques, les plus importantes en nombre étant les Berbères et les Arabes.
Les Berbères, descendants des premiers habitants du Maroc, tiennent leur nom des Romains, qui désignaient sous le vocable barbarus lui-même emprunté au grec) tout étranger ne parlant pas le latin. Ils vivent principalement dans les régions montagneuses et certaines zones désertiques. Plus de 300 tribus ont été recensées mais on distingue trois grands groupes linguistiques. Les Kabyles rifains, qui habitent essentiellement les montagnes du Rif, parlent le rifain. Les Berabers, dans le Moyen Atlas, utilisent le tamazight. Les plus nombreux sont les Chleuhs, du Haut Atlas, du Moyen Atlas et du Souss. Leur langue s'appelle le tashellit. Bien que fortement arabisés, les Berbères revendiquent leur identité culturelle, aujourd'hui partiellement reconnue et prise en compte par les partis politiques : il existe aujourd'hui des journaux télévisés et des publications en berbère. Les premiers Arabes ont mis le pied sur la terre marocaine lors de la première invasion islamique, au XIIe siècle. Mais c'est au XVe siècle qu'a débarqué le gros du contingent, plusieurs centaines de milliers, chassés d'Espagne par la Reconquista chrétienne. Mêlée aux Berbères, cette minorité a réussi néanmoins à imposer sa religion -aujourd'hui, 95 % des Marocains sont musulmans - et sa langue : l'arabe est en effet la langue officielle du royaume. Les Haratins sont les descendants des esclaves noirs. L'esclavage a été aboli en 1912 par le protectorat français, mais cette frange de la population forme encore la couche sociale la plus pauvre du pays.
Aujourd'hui encore, en 2007, le Maroc s'inquiète de l'accroissement de sa population : près de la moitié de ses 33 millions d'habitants a moins de 20 ans ! Certes, les autorités tentent, depuis 1965, de freiner l'essor démographique, en prônant une politique de planning familial et un contrôle des naissances. Elles ont ainsi autorisé les méthodes contraceptives, mais l'avortement et la stérilisation restent interdits. Le bilan apparaît bien maigre, même si la transition démographique semble effectivement amorcée : en 2005, le taux de croissance annuel atteignait 1,57 % contre 1,97 % en 1996 et 2,27 % en 1975. Conséquences dramatiques : un fort taux de chômage chez les jeunes, un taux d'analphabétisme très élevé et un exode rural persistant, qui nourrit chaque année un peu plus les bidonvilles des grandes villes.

Les juifs du Maroc: Le royaume a abrité jusqu'à 250 000 juifs. Les premiers s'y sont installés, dit-on, dès la chute du temple de Jérusalem, en l'an 70 après J.-C. Mais la majorité est venue d'Andalousie, traversant le détroit de Gibraltar pour fuir les persécutions chrétiennes lors de la Reconquista. La naissance de l'Etat d'Israël, en 1948, puis l'indépendance du Maroc, en 1956, et surtout la guerre de Six-Jours, en 1967, ont poussé les juifs à quitter le royaume pour Israël ou la France. Aujourd'hui, la communauté juive ne compte plus guère qu'une dizaine de milliers de membres. Mais nombreux sont ceux qui reviennent, le temps d'un voyage, dans le pays de leurs ancêtres.

Portrait

Coupé du reste du continent africain par les chaînes montagneuses de l'Atlas à l'est et par le désert du Sahara au sud, le Maroc est bordé par deux mers : la Méditerranée au nord, l'océan Atlantique à l'ouest.
Sa situation géographique et sa variété géologique offrent parmi les plus beaux et les plus contrastés paysages du continent, sinon du monde entier. Criques méditerra-néennes et longues plages atlantiques, plaines agricoles et forêts de cèdres du Moyen Atlas, hautes montagnes du Rif et du Haut Atlas, dunes sablonneuses du Sahara... la diversité des paysages est infinie.

Histoire Chronologique

Industrie: La région de Talsinte dispose d'une réserve de pétrole qui s'étend sur 3 700 km2 et qui peut produire environ 12 à 15 milliards de barils, soit l'équivalent de cent ans de consommation.
Les phosphates représentent 90 % des ressources minières du pays. Le sous-sol marocain recèle en effet à lui seul les deux tiers des réserves mondiales. Mais le royaume, troisième producteur mondial, ne retire pas autant de bénéfices qu'il l'escomptait de l'extraction, les cours mondiaux ayant fortement baissé.
Le secteur du tourisme a été fortement chahuté : guerres du Golfe, attentats du 11 septembre, puis attentats sur le sol marocain même, le tout lié à un certain vieillissement des structures d'accueil, le contexte n'était guère favorable. Pourtant, il résiste bien et reste la deuxième source de devises, après l'argent rapatrié par les deux millions de Marocains vivant à l'étranger.

Découvrir

Ce mot (« ville », en arabe) désigne aujourd'hui les vieilles villes, souvent entourées de remparts. Entrelacs de ruelles tortueuses et de placettes, ce sont de véritables labyrinthes. Il est néanmoins possible, avec un bon sens de l'orientation, de s'y retrouver sans trop de peine. Y flâner constitue une plongée dans un monde révolu, et pourtant bien vivant. Vous pourrez observer le savoir-faire des artisans, vous laisser emporter par le bagout des commerçants, admirer les merveilles de l'art islamique. Les médinas les plus grandes et les plus célèbres sont celles de Fès, Marrakech et Meknès.

Mellah: Quartier juif. A l'origine, le mot mellah désignait l'activité des caravaniers qui troquaient le sel contre l'or. Les premiers mellabas étaient de confession juive.
Une autre version attribuerait le nom de mellah (« sel », en arabe) à une partie de Fès el-jedid, où fut regroupée, sous les Mérinides, la population juive de Fès, et qui était arrosée par un affluent saumâtre de l'oued Fès.
D'autres racontent que les autorités auraient imposé aux juifs de saler les têtes des décapités avant qu'elles ne soient exposées sur les portes et les remparts des villes. Les mellahs se distinguent par des éléments architecturaux particuliers, notamment des façades ornées de balcons.

Muezzin: Autrefois, ce fonctionnaire musulman grimpait tout en haut du minaret de sa mosquée pour lancer son « Allah Akbar » (« Dieu est le plus grand ») qui débute chacun des cinq appels à la prière quotidien. Aujourd'hui, sa voix puissante est en général relayée par des hauts-parleurs, mais elle continue à scander la journée des fidèles dans tous les pays.

Souk: signifiant « marché », le souk est un carrefour commercial et humain, et l'organe vital de l'activité commerçante. Dans les villages, il a lieu une ou plusieurs fois par semaine et se déroule en général le matin. Dans les centres urbains, il est en général situé dans la médina, où les produits sont regroupés par corporation.

Faune et Flore: Elles reflètent la variété géographique et climatique du pays. Sur le littoral abondent les oiseaux marins et les crustacés. Deux fois par an, le Maroc est survolé par les oiseaux migrateurs, et les cigognes, sorte d'emblème national, utilisent volontiers les minarets désaffectés pour construire leur nid. Différents types d'aigles et de rapaces se partagent les montagnes. Les gros mammifères sauvages - lions, éléphants, etc. - ont disparu depuis longtemps, mais on rencontre parfois dans l'Atlas des ours et d'autres animaux moins impressionnants, comme les mouflons, les renards, les écureuils et les singes. Le désert est le domaine des gazelles, des fennecs... et des dromadaires, utilisés comme animaux de bât dans de nombreuses régions.
La végétation - sauvage ou non - est, malgré la désertification, très variée, depuis les forêts de moyenne montagne jusqu'aux steppes arides des confins du désert. Cèdres, chênes, eucalyptus et figuiers de Barbarie cèdent la place, dans le Sud, à l'arganier, qui donne un fruit proche de l'olive, au pistachier, à l'amandier et au palmier-dattier. Les plaines et les plateaux non cultivés sont recouverts de steppes.

Partir

Nom Royaume du Maroc
Situation au nord-ouest de l'Afrique
Superficie 710 850 km2
Population 33 millions d'habitants
Densité 38 habitants/km2
Capitale Rabat
Nature du régime Monarchie constitutionnelle
Chef de l'Etat Mohammed VI
Langue officielle arabe
Monnaie dirham
Religion islam
PIB 90,4 milliards de dollars (2 901 $ par habitant)

Climat

Du fait de sa diversité géographique, le Maroc connaît de grandes variations climatiques. Le long du littoral atlantique, le temps est généralement doux, même s'il est parfois plus frais et plus humide au nord. A Casablanca, la moyenne des températures se situe à 12 °C en hiver et 25 °C en été. Dans le Rif et au Moyen Atlas, les pluies sont abondantes et seule la saison estivale est vraiment sèche. En règle générale, le Maroc n'est pas un pays aride, sauf dans le Sud. Ne vous étonnez donc pas de subir quelques averses ou quelques crachins... En plaine, la température peut s'élever jusqu'à 30 °C, même en hiver, mais elle retombe dès le coucher du soleil. Dans les montagnes de l'intérieur du pays, l'hiver se montre glacial et rude, avec des températures bien en dessous de zéro (parfois jusqu'à - 20 °C !) et les routes peuvent être bloquées par la neige. L'été peut être littéralement étouffant, surtout quand souffle le sirocco, ou chergui, vent brûlant et chargé de poussière venu du Sahara. Les écarts thermiques entre le jour et la nuit sont très importants dans le désert, phénomène climatique causé par l'absence quasi totale d'humidité dans l'atmosphère.
Les meilleures périodes pour se rendre au Maroc se situent donc au printemps (avril et mai) et à la fin de l'été (septembre et octobre). Vous éviterez ainsi normalement les pluies diluviennes, les excessives chaleurs estivales et les froids glaciaux de l'hiver. Toutefois, la période hivernale permet aussi bien de skier, sur les sommets enneigés du Haut Atlas, que de profiter de la douceur du climat du Sud.

Formalités

Les ressortissants français, belges, luxembourgeois et suisses n'ont pas besoin de visa. Il vous faut cependant vous munir d'un passeport en cours de validité, valable encore trois mois au minimum. Si vous participez à un voyage organisé, la carte nationale d'identité est suffisante.

Formalités douanières:
Chaque voyageur a le droit d'importer 200 cigarettes et deux litres d'alcool.
Appareils photos et Caméscope ne sont pas soumis à une déclaration, sauf dans le cas de matériel professionnel. On ne peut emmener plus de 5 000 euros en liquide et il est interdit d'importer ou d'exporter des Dirhams. Si vous gardez quelques pièces ou billets en souvenir, nul ne vous en tiendra rigueur. Pour le reste, ce ne sont que de simples formalités.

Monnaie

La monnaie nationale est le dirham (DH), qui se subdivise en 100 centimes. Dans certaines régions du pays, une autre unité monétaire est encore utilisée : le rial. Celui-ci équivaut parfois à 20 centimes, parfois à 50, ce qui ne facilite guère son utilisation.
Le dirham vaut environ 0,08 euros (soit 1 euros = 11,3 DH). La banque vous remettra des billets de 200, 100, 50, 20 ou 10 DH. Il existe des pièces de 20, 10, 5, 1 et 1/2 DH. Veillez à toujours avoir sur vous de la petite monnaie en pièces de 5 et 1 DH, indispensables pour tous les petits (et nombreux) pourboires. L'usage de la carte de paiement est très répandu, pour les retraits d'argent comme pour les paiements, dans les grandes villes, beaucoup moins dans les petites, et pas du tout dans les zones rurales. Il est possible de retirer des dirhams avec une carte de crédit internationale au guichet et dans les distributeurs de billets de certaines banques. Vérifiez bien, avant d'introduire votre carte bancaire dans un automate, qu'il porte la mention « Visa ». Si ce n'est pas le cas, ne prenez pas le risque : cela signifie sans doute qu'il n'accepte que les cartes de crédit locales, et il risquerait de garder la vôtre !
Vous pouvez effectuer vos achats et régler vos factures avec votre carte dans nombre de magasins. Pour des montants inférieurs à 200 DH (16 euros) ou 300 DH (24 euros), certains commerçants vous la refuseront ou vous feront payer en sus la commission de 5 % que la banque prend sur chaque paiement par carte bancaire. Rien, bien sûr, ne vous oblige à accepter, mais, dans ce cas, il vaut mieux avoir des espèces sur vous.
Les banques et bureaux de change acceptent en général les chèques voyages.
La vie au Maroc est moins chère qu'en France, mais ne vous attendez pas à arriver dans un pays où « la vie ne coûte rien ». Les hôtels trois étoiles pratiquent des tarifs variables, aux alentours de 250 DH (20 euros) à 300 DH (24 euros). Il vous en coûtera 500 DH (40 euros) à 600 DH (48 euros) dans un quatre étoiles et plus de 700 DH (56 euros) dans un hôtel de luxe de catégorie supérieure. Pour 80 DH (8 euros) à 100 DH (10 euros), vous vous offrirez un repas dans un restaurant de moyenne catégorie, vin non compris. Si vous disposez d'un petit budget, 50 DH (4 euros) à 60 DH (4,8 euros) suffiront pour un repas copieux dans un établissement populaire. Comptez pour un festival gastronomique dans un beau cadre traditionnel, de 250 DH (20 euros) à 300 DH (24 euros) (boisson non comprise). Ce qui, étant donné la qualité des prestations, reste une petite folie fort raisonnable...
L'entrée des musées et des sites nationaux est fixée à 10 DH (1 euros).

Adresses utiles

Office du tourisme:
161, rue Saint-Honoré, 75001 Paris, tél. : 01 42 60 63 50. Serveur vocal : 01 42 60 63 50; www.moroccoweb.com/fr/tourisme/index.html
Ouvert du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h. Fermé le samedi.
Ambassades en France et à l'étranger
En France: 5, rue Le Tasse, 75016 Paris, tél. : 01 45 20 69 35.
Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 13 h et de 14 h 30 à 18 h et le samedi de 9 h à 13 h. www.amb-maroc.fr

En Belgique:
29, bd Saint-Michel, 1040 Bruxelles, tél. : (2) 736 11 00, fax : (2) 734 64 68 ; email : sifamabruxe@infoboard.be

En suisse:
- A Berne : Helvetiastrasse 42, 3005 Berne, tél. : 41 (031) 351 03 62, fax : 41 (031) 351 03 64, email : consulat-ma@amb-maroc.ch ; www.amb-maroc.ch
- A Genève : 18a, Chemin François-Lehmann, grand Saconnex Genève, tél. : (41) 022 79 18 181, fax : (41) 022 79 18 180, email : mission.maroc@ties.itu.int ; www.mission-maroc.ch

Au Canada:
8, Range Road, Ottawa, ONT K1N - 8J4 CANADA, tél : (613) 236 73 91, fax : (613) 236 61 64 ; www.ambamaroc.ca

Consulat à Paris et à l'étranger:
Le royaume du Maroc possède des consulats dans plusieurs villes françaises : Paris, Bordeaux, Colombes, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, etc. Tous les renseignements sur www.amb-maroc.fr
A Paris:12, rue de la Saïda, 75015 Paris, tél : 01 56 56 72 00. M. : Convention ou Porte-de-Versailles. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 14 h 30.

A Lyon:2, rue Carry, 69003 Lyon, tél. : 04 72 91 66 14.

A Marseille: 22, all. Léon-Gambetta, 13001 Marseille, tél. : 04 91 50 02 96

En Belgique:des consulats marocains se trouvent à Anvers, Bruxelles, Liège.
A Bruxelles : 20, av. Van Volxem, 201190 Bruxelles, tél. : 00 32 23 46 19 66 / 16 73.

Au Canada:2192, bd René-Lévesque Ouest, Montréal, Québec, tél. : (514) 854 2516.
Il n'y a pas de consulat marocain en Suisse.

Informations touristiques

L'Office national marocain du tourisme a mis en place un réseau de bureaux dans tout le pays. La qualité des informations est très variable d'un bureau à l'autre.

Economie: Bon élève, le royaume chérifien a scrupuleusement suivi la cure d'austérité qui lui a été imposée en 1983 par le Fonds monétaire international. Les grands équilibres ont été rétablis. Nombre de grandes entreprises publiques ont été privatisées. Parallèlement, la croissance reste importante : elle est encore de plus de 5 % en 2008 et le revenu annuel par habitant a plus que doublé en vingt ans, passant de 1 700 dollars en 1985 à 4600 dollars en 2005. Tout n'est cependant pas rose. Le coût social est très lourd. La croissance ne profite pas à tout le monde, loin de là, et le capitalisme sauvage laisse une grande partie de la population au bord du chemin. Les bidonvilles aux portes de Casablanca, la très affairée capitale économique, en témoignent. Et les chiffres parlent : 20 % au moins de chômeurs dans les centres urbains, dont nombre de jeunes diplômés, au moins 4 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. L'espérance de vie ne dépasse pas 71 ans et l'illettrisme touche encore plus de 34 % de la population.

Change

Les hôtels quatre étoiles et de luxe possèdent un bureau de change. Ceux des grandes banques acceptent espèces, chèques de voyage et cartes de crédit internationales. Elles sont généralement ouvertes du lundi au vendredi de 8 h 15 à 11 h 15 et de 14 h 15 à 16 h, certaines l'étant en continu de 8 h à 17 h. En dehors des horaires des bureaux, vous pouvez, si vous possédez une carte bancaire internationale, retirer de l'argent dans les distributeurs automatiques. Vérifiez bien, cependant, que l'automate porte la mention Visa ou Mastercard.
Les Marocains utilisent les chiffres arabes, c'est-à-dire les mêmes que les nôtres.

Langue

La langue officielle est l'arabe. Les habitants pratiquent un dialecte assez éloigné de l'arabe classique. Les différents dialectes berbères restent très utilisés et le français assez répandu.

Horaires

Le Maroc suit l'heure du méridien de Greenwich (GMT) toute l'année.
Quand il est midi au Maroc, il est 13 h à Paris en hiver et 14 h en été.

Horaires d'ouverture: Bien que musulman, le Maroc a calqué sa semaine de travail sur l'Occident : du lundi au vendredi. Les administrations sont ouvertes de 8 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h 30. Le vendredi, la pause de midi s'étire de 11 h 30 à 15 h pour cause de prière. Les musées suivent les mêmes horaires, mais la plupart sont fermés le mardi. Les boutiques ouvrent en général de 8 h à 18 h, avec deux heures de pause dans la journée. Certaines ferment le vendredi, d'autres le dimanche.
Tous ces horaires sont modifiés pendant le Ramadan, mais sans règle fixe.

Fêtes et jours fériés

1er janvier : jour de l'an.
1er mai : fête du Travail.
30 juillet : fête du Trône.
20 août : fête de la Révolution, du Roi et du peuple.
21 août : fête de la Jeunesse.
6 novembre : fête de la « marche verte ».
18 novembre : fête de l'Indépendance

Fêtes traditionnelles: Les dates des fêtes islamiques, très importantes pour la population, varient selon les années. Elles sont fixées, en effet, par le calendrier de l'Hégire, calendrier lunaire qui compte une dizaine de jours de moins que le calendrier grégorien. Seules les autorités religieuses de Fès sont habilitées à en déterminer la date précise, en fonction de l'apparition de la nouvelle lune. Le Ras es-sana célèbre la nouvelle année, le 1ermouharram.
La fin du Ramadan est fêté par l'Aïd el-Saghir, dit aussi Aïd al-Fitr. Après un mois de jeûne et d'abstinence, les fidèles s'offrent 4 à 5 jours de festivités familiales. Pendant cette période, tout, ou presque, est fermé.
Soixante-dix jours plus tard se déroule une des fêtes les plus importantes du calendrier hégérien : l'Aïd el-Kebir, dite également « fête du sacrifice ». Elle marque la fin du hajj, le pèlerinage à La Mecque. Chaque famille égorge un mouton soigneusement engraissé pendant des mois, en commémoration du sacrifice d'Abraham. Les moussem : mi-sacrées, mi-profanes, ces fêtes, particulièrement fréquentées dans les régions berbères, se déroulent du printemps à l'automne. Des foules considérables honorent la mémoire d'un saint local. Traditions berbères, manifestations religieuses et foires commerciales ou agricoles s'y mêlent intimement. Les mystiques y croisent les troupes d'acrobates et les commerçants des souks. Un des moussems les plus fréquentés est celui de Moulay Idriss, qui se déroule fin septembre et attire des milliers de pèlerins. L'un des plus originaux est celui d'Imilchil, où la tradition veut que les jeunes femmes choisissent leurs fiancés.

Cuisine

Variée et fine, la gastronomie marocaine ne vole pas sa réputation. Soupes, salades, viandes grillées ou mijotées, poissons, pâtisseries, la cuisine est un régal pour les yeux et le palais.
En entrée, essayez absolument la harira, soupe de lentilles et viande, servie pendant le Ramadan pour rompre le jeûne. Sur la côte atlantique et sur le littoral méditerranéen, laissez-vous tenter par les crustacés et les poissons. Le couscous, bien sûr, est incontournable, de même que les tagines, ragoûts de viande ou de poisson. Un des mets de choix de la gastronomie marocaine est la pastilla, fin feuilleté de pigeon ou de poisson. Les pâtisseries accompagnent merveilleusement le fameux thé à la menthe, véritable boisson nationale que les Marocains sirotent à toute heure. Le royaume produit des vins de bonne qualité, mais vous n'en trouverez pas dans tous les restaurants.
La qualité de l'eau du robinet n'est pas toujours garantie, bien qu'elle soit potable et régulièrement contrôlée. Dans les restaurants, commandez de l'eau minérale en bouteille et ne buvez pas l'eau en carafe servie à table.

La harira aux lentilles: est la soupe nationale. Elle se déguste principalement pendant le Ramadan, pour rompre le jeûne, accompagnée de dattes ou de gâteaux au miel.
Pour 6 personnes
- 125 g de viande de mouton coupée en petits dés - 2 ou 3 petits os charnus - 250 g d'oignons petits, entiers - 250 g de lentilles - 750 g de tomates en purée - 100 g de farine - 1 bouquet de coriandre - 1 bouquet de persil - 1 verre de jus de citron - 1 cuillerée à café de poivre - 1 cuillerée à café de safran - 1 noix de beurre, sel.
Faites cuire les lentilles dans de l'eau salée, égouttez-les et versez dessus le jus d'un citron.
Préparez un bouillon avec 1 litre d'eau, la viande, les os et les oignons. Salez, poivrez, mettez le safran dans le bouillon. Amenez à ébullition et laissez mijoter pendant une heure. Réservez la viande, les lentilles et les oignons.
Dans une autre marmite, mélangez les tomates à 1 litre et demi d'eau. Ajoutez une noix de beurre et laissez bouillir pendant 1 quart d'heure. Ajoutez alors le bouillon. Délayez la farine dans 1 demi-litre d'eau et versez-la, petit à petit, sur la viande, les lentilles et les oignons. Mettez le tout dans la marmite et amenez en remuant à ébullition. Ajoutez le persil haché et la coriandre pilée. Remuez, vérifiez l'assaisonnement. Servez bien chaud.

À Rapporter

Le contenu de votre valise dépend bien sûr des régions que vous comptez visiter et de la période à laquelle vous voyagez. En hiver, n'oubliez pas pull, veste chaude ou manteau et vêtements imperméables, même si vous portez durant la journée tee-shirts ou chemises légères. En été, évitez de remplir votre valise de vêtements de couleur sombre ou moulants : les premiers gardent la chaleur et les seconds collent désagréablement à la peau en accentuant la sudation. Choisissez plutôt des habits dans lesquels vous vous sentez à l'aise et des chaussures confortables...
Si les Marocaines des centres urbains n'hésitent pas à se vêtir court (tout est relatif, cependant), il n'en est pas de même dans les zones rurales. Essayez d'en tenir compte, cela vous évitera de choquer inutilement.
Quelle que soit la saison à laquelle vous partez, munissez-vous, si le Sud marocain figure à votre programme, de chapeau, lunettes de soleil, crème solaire... et de pulls chauds pour les soirées, qui sont souvent fraîches à l'orée du désert. Sans oublier un maillot de bain !

Transports intérieurs

En avion: Royal Air Maroc et Regional Airlines assurent des liaisons entre les grandes villes. A titre d'exemple, il existe ainsi deux vols directs quotidiens entre Marrakech et Casablanca et quatre par semaine entre Casablanca et Agadir.

En train: L'Office national des chemins de fer (ONCF) assure la liaison entre les grands centres urbains. Les trains, rapides et confortables, sont souvent préférables aux bus. Il existe deux types de trains, les normaux et les rapides, qui se différencient plus par le confort et la climatisation que par la vitesse. Chacun est doté de deux classes.

En taxi: Les « petits taxis », dont la couleur varie selon les villes, n'ont pas le droit de dépasser les limites de l'agglomération. S'il n'y a pas de compteur affichant le prix de la course, fixez-le dès le départ.
Les « grands taxis », collectifs, relient entre elles les localités.

Louer une voiture constitue un très bon moyen de découvrir le Maroc. L'essence est moins chère qu'en France (10,5 DH le litre). Soyez prudent, les usages de la route peuvent vous surprendre. Conduire la nuit est dangereux. Méfiez-vous des vendeurs de babioles sur le bord des routes : ils ont une fâcheuse tendance à se jeter sur votre capot ! Attention, également, aux faux auto-stoppeurs qui chercheront, quand vous les aurez déposés à destination, à vous vendre un tapis... Aux abords de certaines villes, comme Fès ou Tiznit, les rabatteurs à mobylette attendent les touristes et les prennent en chasse. N'essayez pas de les semer, vous risqueriez l'accident. Certains lieux ne sont atteignables qu'en 4 x 4.

Moyens de communication

Il existe une presse francophone. La plupart des quotidiens sont affiliés à un groupe politique. Les journaux français arrivent dans les grandes villes le jour même ou le lendemain de leur parution.
Les radios émettent en arabe et en français. Radio France international est captée sans trop de difficultés sur l'ensemble du territoire, sur les ondes courtes.
Les toits des maisons sont hérissés de paraboles qui permettent de capter, outre les deux chaînes gouvernementales (la seconde, 2M, présente des programmes en français), les stations étrangères, notamment françaises (TV5, Arte et Euronews).

Poste et communications: L'affranchissement des lettres pour la France coûte 4,50 DH. Comptez une semaine à dix jours pour la France.
Hors des hôtels, qui pratiquent des tarifs prohibitifs, vous pouvez téléphoner, avec des pièces de 5 dirhams ou des cartes téléphoniques, dans les téléboutiques, boutiques de télécommunications privées. Pour téléphoner en France, composez le 00 33 suivi du numéro sans le 0.

Santé

Aucun vaccin n'est obligatoire pour se rendre au Maroc, mais ce n'est pas une raison pour partir sans prendre un minimum de précautions. Vérifiez que vos vaccinations sont à jour. Il est également conseillé de vous protéger contre les hépatites A et B.
Des cas de choléra ont été signalés, notamment dans la région de Fès et Meknès. On sait que l'efficacité du vaccin est faible. Mais pas d'affolement : une personne en bonne santé court peu de risques de contracter cette maladie.
N'oubliez pas de boire, surtout s'il fait chaud : mieux vaut prévenir la déshydratation que de devoir la guérir... mais évitez de boire l'eau du robinet, y compris sous forme de glaçon. Préférez donc l'eau minérale, plate ou gazeuze, en vérifiant que la bouteille est bien capsulée. Le thé et le café ne posent pas problème, puisque l'eau doit bouillir. Attention, également, aux crudités et aux fruits que vous ne lavez pas vous-même.
Vous aurez du mal à éviter les inconvénients de la tourista, en fait une diarrhée due aux changements de régime alimentaire. Elle ne dure en général que peu de temps. Pour traiter les symptômes de diarrhée aiguë, prévoir un antidiarrhéique qui permettra, en complément d'un régime réhydratant, d'éliminer rapidement la gêne occasionnée. Tant que vos intestins ne se sont pas acclimatés, nous vous conseillons d'éviter les plats trop épicés ainsi que les jus de fruits et de vous jeter plutôt sans vergogne sur le riz, la semoule et les yaourts.
Le Maroc n'est pas une terre de paludisme, mais afin d'éviter tous désagréments causés par les moustiques, soyez prévoyant en glissant dans votre valise la lotion Haute Protection Moustifluid Zones Tropicales et à Risques et la lotion Tissus et Vêtements ou mieux le kit Protection Extrême.

Sécurité

Assurances: Généralement, un voyage n'est remboursé intégralement que s'il est annulé au moins un mois avant le départ. Il est conseillé de souscrire une assurance annulation, car elle joue en cas de maladie, accident ou décès avant le départ. On vous proposera aussi, en option, une assurance assistance. Elle n'est pas obligatoire, mais peut être très utile, car elle prend en charge les frais médicaux, le rapatriement et éventuellement une aide juridique.
Dans l'ensemble, le pays connaît peu de problèmes de violence. Ne tentez pas le diable en arborant des signes de richesse ostentatoires et évitez de vous promener seul la nuit dans les médinas des grandes villes. Attention dans le Rif : les vendeurs de haschish sont parfois agressifs. En cas d'urgence, composez le 19 pour la police ou le 15 pour les pompiers.

Voltage

220 volts partout.

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Documentation
(Librairies de voyage à Paris et en province)
A Paris Gibert Joseph: 26, boulevard Saint-Michel, 75006 Paris, tél. : 01 01 46 33 41 32 ; www.gibertjoseph.com
Le rayon tourisme est particulièrement riche.

Ulysse: 26, rue Saint-Louis-en-l'Ile, 75004 Paris, tél. : 01 43 25 17 35 ; www.ulysse.fr
Itinéraires: 60, rue Saint-Honoré, 75001 Paris, tél. : 01 42 36 12 63 ; www.itineraires.com
L'Harmattan: 16, rue des Ecoles, 75005 Paris, tél. : 01 40 46 79 14.
Littérature, économie, société, histoire et ethnologie.
En province:Ariane, librairie du voyage, 20, rue du Capitaine-Alfred-Dreyfus, 35000 Rennes, tél. : 02 99 79 68 47 www.librairie-voyage.com

La Proue aux Quatre Vent : 9, quai Jules-Courmont, 69002 Lyon, tél. : 04 78 42 27 18.
Ombres blanches: 50, rue Gambetta, 31000 Toulouse, tél. : 05 34 45 53 33 ; www.ombres-blanches.fr
A consulter également, les espaces librairie des magasins Fnac et Virgin Megastore.
Institut du monde arabe: 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, 75005 Paris, tél. : 01 40 51 38 38.
Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Bibliothèque, musée, expositions, cinémathèque.
Office national marocain de l'artisanat: 161, rue Saint-Honoré, 75001 Paris, tél. : 01 42 60 63 50. Ouvert du lundi au vendredi, de 9 h à 13 h et de 15 h à 18 h.
Organisme officiel qui peut vous fournir une liste des magasins d'artisanat marocain à Paris.
Mosquée de Paris: 2 bis, place du Puits-de-l'Ermite, 75005 Paris, tél. : 01 45 35 97 33.
Des visites de la mosquée sont organisées.
Restaurant Oualili,11 bis, rue Blanche, 75011 Paris, 01 44 91 95 96.
Vous pourrez y déguster, dans un charmant cadre oriental et pour un prix très raisonnable (entre 15 et 30 euros), de la cuisine marocaine d'excellente facture, couscous et autre tajine, en plein coeur de Paris.

Culture et civilisation

Héritier des thermes romains, le hammam tient une place importante dans un pays où l'hygiène corporelle est fondamentale. Les Marocains s'y rendent fréquemment, tant pour se laver que pour y faire leurs ablutions, conformément aux préceptes du Coran. Le bain de vapeur, suivi d'un massage gommant et d'une douche froide, purifie en effet efficacement la peau. C'est également un lieu social important. Bien sûr, les bains publics ne sont pas mixtes : les hommes se baignent en général le matin et en fin de journée et les femmes l'après-midi.

Histoire et politique

Les ruines de Volubilis, les splendeurs des villes impériales, le cosmopolitisme de Tanger, la modernité de Casablanca et de Rabat, les villages berbères de l'Atlas... Autant de repères qui, encore aujourd'hui, rendent compte de l'histoire originale du Maroc, le « Pays du soleil couchant ».

La préhistoire:
De quand date la présence humaine au Maroc ? Des fouilles ont mis au jour, sur la côte atlantique, à Casablanca et à Rabat, des mâchoires humaines et des outils préhistoriques estimés à 800 000 ans pour les plus anciens et à 150 000 ans pour les plus récents. Le Sahara actuel était alors en grande partie recouvert de forêts et de savanes herbues. Les dernières pluies régulières et abondantes datent, semble-t-il, de 6 000 ans avant notre ère. Peu à peu, le désert s'est imposé, faisant reculer les terres fertiles.
Vers 5000 av. J.-C., des populations du Moyen-Orient se seraient établies au bord de l'Atlantique. Du mélange entre ces derniers et les premiers habitants du Maroc actuel descendraient les Berbères. Ces pasteurs pratiquent aussi la chasse et de la pêche, comme le prouvent des gravures découvertes dans le Haut Atlas, réalisées à l'âge du bronze (vers 1600 av. J.-C.)

L'arrivée des Cartaginois: Venus de Tyr (Liban actuel), les Phéniciens, grands commerçants, fondent des comptoirs sur tout le pourtour méditerranéen jusqu'à l'Atlantique. Au Maroc, les navires chargent et déchargent leurs marchandises dans les ports de Liks (Larache), Lixus, Rusadir (Melilla) et Tingis (Tanger). Aucune de ces villes, cependant, ne peut porter ombrage à la fameuse Carthage, fondée au VIIIe siècle av. J.-C., symbole de la puissance économique et militaire des Phéniciens. Sa richesse insolente inquiète les Grecs, puis les Romains. Les escarmouches se transforment en conflit ouvert avec Rome.
En 143 avant notre ère, Rome décide d'en finir. Le siège de Carthage dure trois ans. En l'an 146, la ville est détruite ; le Maroc, comme l'ensemble du Maghreb, passe sous tutelle romaine.
Les Berbères et les autres peuples dominés par les Carthaginois ne pleurent guère leurs anciens maîtres. Certes, ils ont appris l'usage du fer, la culture de la vigne et celle de l'olivier. Mais les fermiers étaient lourdement exploités, les habitants enrôlés de force dans l'armée. Tant et si bien qu'une partie de la population du Maroc actuel s'était réfugiée dans l'Atlas, lançant sporadiquement des attaques contre la puissance occupante.

La domination romaine: Après s'être contentés, pendant près d'un siècle, de maintenir des garnisons, les Romains envoient des colons, chargés de mettre en valeur les plaines fertiles et de fournir Rome en produits agricoles. Le triangle Tanger, Rabat, Fès devient ainsi partie intégrante, avec le reste de l'Afrique du Nord, du « grenier de l'Empire ». Quelques décennies avant notre ère, le royaume de Maurétanie (du nom de ses habitants, les « Maures »), qui recouvre le Maroc et le nord de l'Algérie actuels, entre dans une période troublée. Intrigues, assassinats de princes héritiers et révoltes se succédent. Vers l'an 40 apr. J.-C., l'empereur Claude envoie des armées prendre possession de la province et la divise en deux : à l'ouest, la Maurétanie Césarée (Oranie et Algérois), à l'est, la Maurétanie Tinigitane, du nom de sa capitale, Tingis (Tanger). Certes, la province est romaine. Les ports de Lixus et Tingis, la ville de Volubilis, centre mineur de la civilisation gréco-romaine, le prouvent. Mais les tribus berbères du Rif ont réussi à préserver leur indépendance. En outre, la population paie un lourd tribut au pouvoir central : impôts, soldats, esclaves pour les jeux du cirque.
Pas plus que le reste de l'Afrique du Nord, la province n'est donc épargnée par les troubles qui secouent l'Empire romain dans la seconde moitié du IIIe siècle. Progressivement, Rome se retire, laissant le champ libre aux tribus locales, pour se cantonner, à partir de l'an 265, dans l'enclave de Tingis.
Au IVe siècle, le christianisme se répand en Afrique du Nord, d'autant plus rapidement que l'empereur Constantin se convertit en 313. Ni les Vandales, qui accostent sur les côtes marocaines au milieu du Ve siècle, ni Byzance, qui succède à Rome en Méditerranée, ne s'imposent vraiment aux tribus berbères, décidément rétives à toute occupation étrangère.

La conquête musulmane: En 639, les cavaliers musulmans venus de la péninsule arabique entrent au Caire et conquièrent l'Egypte. Mais il faut attendre le chef Oqba ben Nafi al-Fihri et l'an 669 pour que les raids arabes au Maghreb soient couronnés de succès. La célèbre ville de Kairouan (Tunisie actuelle) est fondée vers 670 ; les cavaliers arabes et les fantassins berbères convertis à l'islam atteignent, dit-on, l'Atlantique vers 682. Les troupes conquérantes doivent cependant se replier vers la Libye après avoir essuyé une cinglante défaite face aux Berbères.
A la fin du VIIe siècle, pourtant, l'étendard vert de l'Islam flotte sur une grande partie de l'Afrique du Nord. Les conversions à la nouvelle religion s'accélèrent. Aujourd'hui, 95 % des Marocains sont musulmans.
En 711, un lieutenant de Moussa, Tariq ibn Ziyad, se lance à la conquête de l'Espagne. Des troupes berbères récemment converties franchissent derrière lui le détroit de Gibraltar.
L'islam a donc durablement conquis le Maroc. Mais les dirigeants venus du Proche-Orient se sont aliénés les Berbères en les traitant en citoyens de seconde zone. Ceux-ci se rallient à la bannière du kharijisme, une secte qui s'oppose au pouvoir central et, une fois de plus, entrent en rébellion. Les gouverneurs arabes, représentants du califat ommeyyade de Damas, sont chassés en 740. Le Maroc se morcelle en une multitude de petits royaumes et principautés.

La dynastie idrisside (788-1055): En 786, Moulay Idriss, un descendant d'Ali, gendre du prophète, arrive au Maroc, fuyant les persécutions des Abbassides, qui régnaient sur Bagdad. Il s'installe à Volubilis. Deux ans plus tard, ayant rallié autour de sa personne la majorité des chefs berbères, il fonde la première dynastie marocaine. L'Etat marocain est né. Mais le calife de Bagdad, Haroun al-Rachid, le poursuit de sa vindicte. Moulay Idriss meurt empoisonné en 791, laissant un héritier en bas âge. Ce dernier, Idriss II, n'accède au pouvoir qu'en 803, à l'âge de 11 ans. Il rallie de nouvelles tribus, achève l'islamisation du pays et embellit la ville de Fès, fondée par son père en 789. A sa mort, en 829, il laisse à ses fils et à ses frères un Etat stable qui administre tout le nord du Maroc.
Les héritiers ne se montrent guère à la hauteur. Certes, c'est à eux que nous devons les mosquées Qaraouiyne et al-Andalous, à Fès. Certes, au Xe siècle, la renommée de la cour idrisside attire les plus fins lettrés andalous. Mais le royaume perd progressivement son unité, déchiré entre l'influence des Omeyyades d'Espagne et celle des Fatimides de Tunisie. Le morcellement de l'Espagne précipite la chute des Idrissides, proclamés califes de Cordoue au début du XIe siècle.

Les Almoravides (1062-1125): La première dynastie marocaine, fondée par Moulay Idriss, s'effondre complètement sous les coups de boutoir des tribus almoravides, issues d'un monastère fortifié du désert (ribat ) et partisans d'un islam purifié. Après avoir conquis Fès, Youssef ben Tachfin fonde Marrakech en 1062. C'est du nom de cette capitale qu'est issu le nom « Maroc ». Puis Youssef ben Tachfin prend la tête de ses troupes et les lance à la conquête de l'Espagne. Ils y combattirent Rodrigo Diaz de Vivar, le fameux Cid de Pierre Corneille.
A l'apogée de leur puissance, les Almoravides règnent sur un empire s'étendant de Saragosse, au nord de l'Espagne, au Sénégal. Mais ils se trouvent rapidement en butte à l'expansionnisme d'une autre tribu marocaine, elle aussi issue d'un ribat : les Almohades (« ceux qui proclament l'unité de Dieu »), musulmans professant un islam conservateur.

Les Almohades (1125-1269): Sous la direction d'Ibn Toumert, qui se prétend mahdi (envoyé de Dieu), les Almohades se révoltent, tout en prêchant une réforme religieuse radicale. De conquêtes en conquêtes, ils font reculer la dynastie almoravide, jusqu'à prendre Marrakech en 1147. Le successeur du mahdi,Abd al-Moumen, prend également le titre de calife, à l'instar de ceux de Bagdad et de Cordoue. Sous son règne, les Almohades conquièrent l'Afrique du Nord jusqu'à Tripoli (en Lybie actuelle). Mais c'est son plus illustre successeur, Yacoub al-Mansour (« le Victorieux »), qui porte l'empire almohade au faîte de sa puissance, combattant jusqu'en Espagne les armées portugaises et espagnoles de la Reconquista. L'empire almohade sera le seul et unique empire de l'Occident islamique.
A Marrakech se pressent les plus grands savants de l'islam d'Occident, attirés et séduits par la puissance almohade. C'est au cours de cet âge d'or culturel que sont édifiées parmi les plus remarquables réussites architecturales marocaines : la Koutoubia de Marrakech, la mosquée Hassan de Rabat, lla Giralda de Séville.
La mort de Yacoub al-Mansour, en 1199, porte un coup fatal à l'unité et à la centralisation de l'empire. S'ouvre alors une période troublée ponctuée de révoltes et d'échecs militaires en Espagne. La doctrine religieuse d'Ibn Toumert ne séduit plus. Finalement, le royaume almohade s'effondre sous son propre poids, et l'Afrique du Nord se trouve divisée en trois royaumes, qui correspondent peu ou prou à la Tunisie, l'Algérie et le Maroc actuels. Ce dernier tombe sous le contrôle des Mérinides.

Les Mérinides (1269-1415); Ils se heurtent à la reconquête espagnole et tentent, en vain malgré quelques succès, de secourir les musulmans au-delà du détroit de Gibraltar. Ils resteront dans l'histoire comme les créateurs de l'art hispano-mauresque. C'est à eux que les villes marocaines doivent leurs plus belles médersas (écoles religieuses). Les révoltes de Tunis et Tlemcen, conjuguées à la peste noire, fragilisent le royaume. Puis, au début du XVe siècle, les Espagnols mettent Tétouan à sac, se vengeant ainsi des actes de piraterie fomentés sous l'égide des Mérinides. Le coup de grâce vient des Portugais, qui, en 1415, s'emparent de Ceuta. Lisbonne se faisant de plus en plus menaçant, le pouvoir central étant mis à mal, le Maroc se retrouve divisé en deux royaumes instables : les Ouattasides à Fès, les Saadiens à Marrakech.

Les Saadiens: Au début du XVIe siècle, les Portugais tiennent plusieurs places fortes sur le littoral de la Méditerranée et sur les rives de l'Atlantique. Les Espagnols, de leur côté, se sont emparés de Melilla en 1497. L'occupation par les deux puissances chrétiennes freine le commerce transsaharien.
C'est dans ce contexte que des descendants du Prophète venus de la vallée du Drâa (Sud marocain), les Beni Saad, appellent à la guerre sainte (le jihad ) contre les infidèles. Populaires, ils volent de succès militaires en victoires. Marrakech tombe entre leurs mains en 1524, suivi d'Agadir en 1541, puis de Fès en 1554. Vingt-quatre ans plus tard, les Portugais sont battus à la bataille des Trois-Rois et évincés de la terre marocaine.
La puissance des Saadiens vient aussi du sud : en s'emparant de Tombouctou, qui contrôle la boucle du fleuve Niger, ils s'assurent la possession de la route empruntée par le métal précieux entre tous, l'or, et une « matière première » fort prisée à l'époque : les esclaves.
L'échec de Lisbonne à conserver ses ports en terre marocaine n'avait cependant pas découragé les autres puissances européennes. Successivement, les Ottomans échouent dans leur tentative de conquérir le Maroc, et les Français dans celle d'établir une tête de pont à Essaouira (Mogador). Abandonnant (provisoirement) la politique de la cannonière, ces derniers réussissent à signer un traité à Marrakech en 1631. Il sera suivi de nombreux autres.
La dynastie saadienne, pourtant, tremble sur ses bases. Au début du XVIIe siècle débarquent d'Espagne des vagues successives de musulmans chassés par la monarchie catholique. Ils installent à Salé une république indépendante (1620-1639), qui sert de base aux célèbres pirates et corsaires qui écument la Méditerranée et une partie de l'Atlantique.
A partir de 1650, les Saadiens, déjà fort occupés à mater les rébellions locales, doivent en outre faire face à de nouveaux conquérants : les Alaouites, descendants de Hassan, fils d'Ali et de Fatima, la plus jeune fille du Prophète, originaires de la péninsule arabique et installés dans le Tafilalet (la ville d'er-Rachidiya tire son nom du fondateur de la dynastie alaouite, Moulay er-Rachid). La dynastie règne encore aujourd'hui sur le pays.

Les Alaouites (1650-1830): Après plus de quinze années de lutte, Moulay er-Rachid réussit à s'emparer du royaume en prenant Fès en 1666. Son frère et successeur, Moulay Ismaïl (1672-1727) s'attache à réunifier le royaume. Il accomplit son oeuvre avec cruauté, et c'est bel et bien un monarque absolu qui installe sa capitale à Meknès, surnommé le « Versailles marocain » Il réussit à contrer les Turcs, les Espagnols et les Portugais. Ces derniers ne conservent qu'une seule et unique base, Mazagan (aujourd'hui el-Jedida). Quant à la ville de Madrid, elle reste présente dans quatre ports de la côte nord du pays. Moulay Ismaïl, qui règne sur un empire s'étendant jusqu'au Sénégal, traite d'égal à égal avec ses contemporains, Louis XIV et Jacques II d'Angleterre.
A la mort du sultan à la main de fer, le Maroc s'enfonce à nouveau dans des révoltes militaires qui le déstabilisent pour longtemps. Les monarques qui se succèdent n'ont pas l'autorité nécessaire pour rétablir la situation. Seul le règne de Sidi Mohammed, constructeur d'Essaouira, apporte un semblant de paix au pays. Il ouvre le royaume au commerce étranger et récupère l'enclave portugaise de Mazagan. Mais une conjonction de catastrophes naturelles (la sécheresse), d'épidémies (la peste) et de mutations économiques (l'arrêt de la piraterie) détériore l'économie, alors même que les tensions politiques extérieures s'accroissent.

L'intervention européenne (1830-1912): En 1830, la France, qui convoite l'Afrique du Nord, envoie ses canonnières devant Alger et commence la conquête de l'Algérie. Elle se heurte à la résistance farouche de l'émir Abd al-Kader, qui finit, battu, par se réfugier au Maroc. Le soutien du royaume chérifien au combattant légendaire ne plaît guère aux Français. En 1844, ils interviennent militairement, bombardent Mogador et Tanger.
Le sultan Moulay Hassan, qui règne de 1873 à 1894, engage la modernisation du pays à grands coups de réformes économiques, administratives et militaires. Il ne peut, cependant, empêcher les puissances européennes d'étendre leur influence. Car la France n'est pas la seule à avoir des visées sur le Maroc : l'Espagne et l'Angleterre avancent également leurs pions. Madrid, Londres et Paris réussissent à imposer des traités et à installer des industries au Maroc, dont les bénéfices ne profitent guère aux « indigènes ». Le royaume se voit contraint d'emprunter aux banques européennes.
En 1906, la conférence d'Algésiras établit la France et l'Espagne comme puissances mandataires de la Banque d'Etat du Maroc, nouvellement créée. Moulay Hafid, proclamé sultan l'année suivante, ne contrôle donc pas les finances de son pays. Cette mise sous tutelle de fait est mal acceptée et plusieurs ressortissants européens sont assassinés.
De son côté, l'Allemagne, qui se considère tenue à l'écart, décide d'obtenir par la force ce qui lui a été refusé lors des négociations internationales : le 1er juillet 1911, la canonnière der Panther prend place face à Agadir. Un intense marchandage commence. Berlin obtient des concessions au Congo, qui la satisfont. Paris a les mains libres au Maroc.

Le protectorat (1912-1956): La même année, Moulay Hafid doit faire face à une rébellion de tribus qui finissent par assiéger Fès. Le sultan appelle à l'aide les troupes françaises et Paris en profite pour imposer le protectorat, établi par un traité signé le 30 mars 1912. Une zone d'influence est accordée à l'Espagne dans le nord du pays. Tanger sera déclaré zone internationale en 1923 par la Convention de Paris. Moulay Hafid abdique et laisse son trône à son frère Moulay Youssef.
Sur le papier, le sultan continue à diriger le pays. Dans les faits, le pouvoir est entre les mains du gouverneur, ou résident général, de France. Paris nomme à ce poste le général Lyautey (qui deviendra maréchal). Celui-ci s'installe à Rabat, qui devient la capitale politique, et entreprend de grands travaux de modernisation du pays : construction de chemins de fer, d'ouvrages d'art, d'hôpitaux, développement de l'irrigation, exploitation des ressources minières.
Les Berbères, cependant, n'acceptent pas le protectorat et entrent en lutte contre l'occupant. Les paysans du Rif se soulèvent, menés par Abd al-Krim. La guerre du Rif dure cinq ans, de 1921 à 1926. Après le départ de Lyautey, en 1925, l'administration française se fait plus directe encore et la colonisation s'accélère. Les sentiments nationalistes se développent dans les élites urbaines.
Ils rencontrent une oreille attentive en la personne du président américain Roosevelt, mais les Forces françaises libres, qui ont participé au débarquement allié en Afrique du Nord, en 1942, refusent tout changement. L'aspiration à l'indépendance vient pourtant de très haut : le sultan Ben Youssef (qui deviendra le roi Mohammed V) en fait part au président américain lors de la rencontre d'Anfa, en 1943.
A la fin de la guerre, le parti nationaliste el-Istiqlal (« l'Indépendance ») réclame l'indépendance complète. La tension monte. Grèves générales, manifestations se développent malgré une répression très dure.
Mohammed V cache si peu ses sympathies nationalistes qu'il est déposé en 1953 et envoyé en exil. Les Français ont réussi à faire de lui un véritable héros populaire et doivent accepter son retour en novembre 1955, d'autant qu'ils sont en butte à un autre soulèvement : celui de l'Algérie, qui a débuté le 1er novembre 1954.

L'indépendance: Elle est proclamée le 3 mars 1956 en zone française, le 7 avril dans la région administrée par l'Espagne (qui conserve, aujourd'hui encore, deux enclaves : Melilla et Ceuta). Le sultan Ben Youssef devient le roi Mohammed V en août 1957.
A sa mort, en 1961, son fils, Hassan II, monte sur le trône. Il promulgue une Constitution en 1962. Les premières élections législatives se déroulent en 1963 dans un contexte politique tendu. L'état d'urgence est proclamé en 1965, l'année même où Ben Barka, secrétaire général de l'Union nationale des forces populaires (issue d'une scission au sein de l'Istiqlal ), est assassiné.
Une nouvelle Constitution est adoptée en 1971. Quatre ans plus tard, Hassan II organise la « marche verte », au cours de laquelle 350 000 Marocains sans armes franchissent la frontière entre le Maroc et le Sahara occidental, toujours occupé par l'Espagne. L'ancien Sahara espagnol est partagé entre le Maroc et la Mauritanie, alors que le Polisario réclame l'indépendance de cette région. Un cessez-le-feu intervient en 1991 sous l'égide des Nations unies. Un référendum doit intervenir dans les prochaines années.
1991 est aussi l'année de la Guerre du Golfe. La rue marocaine, comme dans la plupart des pays arabes, soutient Saddam Hussein. Mais Hassan II réussit à garder de bonnes relations avec les puissances occidentales et avec les Etats du Golfe.
Parallèlement survient une amélioration dans le respect des droits de l'homme et une certaine ouverture politique. Après les élections de 1997, l'Union socialiste des forces populaires et le parti de l'Istiqlal entrent au gouvernement.
Hassan II meurt le 23 juillet 1999, à l'âge de 70 ans. Les Marocains découvrent leur nouveau roi : Mohammed VI. Jeune (35 ans), moderne, il est très vite surnommé « M6 » par ses concitoyens. Son discours du Trône, dans lequel les mots clés sont « ouverture » et « changement » laisse entrevoir une personnalité bien différente de celle de son père. Le nouveau souverain remercie le redouté ministre de l'Intérieur de son père, Driss Basri, encourage des réformes administratives et prône l'abolition de la Moudawama, le statut de la femme qui fait d'elle une éternelle mineure. Malheureusement, les attentats terroristes de mai 2003, marquent la volonté de certains extrémistes de stopper l'ouverture vers plus de modernité initiée par le nouveau roi.

Les liens avec la France et l'Europe: De profonds liens historiques, linguistiques et humains : rien d'étonnant que la France soit, aujourd'hui encore, le premier partenaire du Maroc. Les échanges entre les deux pays passent aussi bien par des rencontres culturelles que par la population marocaine immigrée en France, par les touristes français qui apprécient particulièrement cette destination ou par... les hommes d'affaires. Plus d'un quart des investissements extérieurs du Maroc et près de 40 % de ses exportations se font vers la France. Même si les échanges avec les autres pays sont moindres, le Maroc s'est beaucoup rapproché de l'Union européenne. En 1987, Hassan II demande à adhérer à l'Union. Refus. Mais un traité instituant une zone de libre-échange a été signé en 1996. D'ici 2012, toutes les barrières commerciales seront abolies. Ce qui suscite des craintes sur la rive nord de la Méditerranée : les produits marocains sont en effet très bon marché. Pour le royaume aussi, le pari est risqué : il doit, pour bénéficier du libre-échange, moderniser son économie.

Repères chronologiques: - 1200 : les Phéniciens fondent les comptoirs de Lixus et Rusadir.
- 146 : destruction de Carthage par les Romains. Le Maroc passe sous la tutelle de Rome.
40 : création du royaume de Maurétanie Tinigitane par l'empereur Claude.
265 : les Romains se retirent dans l'enclave de Tingis.
313 : conversion de l'empereur Constantin au christianisme.
Ve siècle : les Vandales accostent au Maroc sous domination byzantine.
622 : naissance de l'islam en Arabie.
670 : fondation de Kairouan.
682 : les troupes musulmanes pénètrent au Maroc.
711 : début de la conquête de l'Espagne par les troupes omeyyades.
740 : les gouverneurs arabes sont chassés du Maroc.
789 : Moulay Idriss fonde la première dynastie marocaine et la ville de Fès.
803 : Idriss II accède au trône. Il meurt en 829.
929-1031 : califat de Cordoue.
1062 : fondation de Marrakech par les Almoravides.
1125 : révolte des Almohades. La dynastie almoravide est menacée au Maroc et en Espagne.
1147 : les Almohades prennent Marrakech.
1199 : mort du sultan Yacoub al-Mansour. Le Maroc entre dans une période troublée.
1415 : prise de Ceuta par les Portugais et fin de la dynastie mérinide.
1492 : fin de la Reconquista et prise de Grenade par les chrétiens.
1497 : les Espagnols s'emparent de Melilla.
1524 : prise de Marrakech par les Saadiens.
1578 : les Portugais sont vaincus à la bataille des Trois-Rois.
1620-1639 : République indépendante de Salé.
1666 : Moulay ar-Rachid, fondateur de la dynastie alaouite, prend Fès.
1672-1727 : règne de Moulay Ismaïl.
1830 : conquête de l'Algérie par la France.
1844 : les Français bombardent Mogador et Tanger.
1873-1894 : règne du sultan Moulay Hassan
1906 : conférence d'Algésiras.
1911 : insurrection de Fès. Le sultan Moulay Hafid fait appel aux Français.
1912 : instauration du protectorat français sur le Maroc ; le général Lyautey est nommé gouverneur.
1921-1926 : guerre du Rif, menée par Abd al-Krim.
1927 : Mohammed Ben Youssef, futur Mohammed V, accède au trône.
1942 : débarquement des Alliés à Casablanca.
1943 : rencontre d'Anfa entre Mohammed V et le président américain Roosevelt.
1953 : Mohammed V est déposé.
1955 : retour d'exil de Mohammed V.
1956 : indépendance du Maroc.
1961 : mort de Mohammed V et accession au trône de Hassan II.
1975 : « marche verte » pour la récupération du Sahara occidental.
1999 : mort de Hassan II, et accession au trône de son fils Mohammed VI.
2004 : nouveau code de la famille améliorant le statut des femmes.
2005 : les Etats-Unis et le Maroc signent un accord de libre-échange.

Institutions politiques et administratives: Le Maroc est, depuis le référendum de 1962, une « monarchie constitutionnelle, démocratique et sociale ». Hassan II a accédé au trône en 1961, à la mort de son père, Mohammed V. Membre d'une longue lignée dynastique, les Alaouites, il porte aussi le titre de « Commandeur des croyants », car sa famille descend du prophète Mahomet.
Le roi nomme le Premier ministre et ses ministres, contrôle les forces armées et a le droit de dissoudre le Parlement, composé de deux chambres. La Chambre basse est entièrement issue du suffrage universel. La Chambre des conseillers est constituée pour ses trois cinquièmes d'élus communaux, municipaux et régionaux et pour les deux cinquièmes restant d'élus socioprofessionnels et syndicaux.
Les partis d'opposition, regroupés dans le Bloc démocratique, ont signé en février 1997 un pacte initié par le Palais royal sur la « consolidation du régime démocratique fondé sur la monarchie ». Des élections municipales se sont déroulées en juin 1997 et des législatives en novembre de la même année.
Le territoire est divisé en 9 wilayas, comprenant 43 provinces administratives et 22 préfectures.

Arts, architecture, beaux livres

Les amateurs d'artisanat seront comblés : le Maroc a su, en effet, conserver et développer un savoir-faire artisanal de grande qualité. De la maroquinerie aux tapis en passant par la porcelaine, il y en a pour tous les goûts... et toutes les bourses. Sachez seulement que, exception faite des ensembles artisanaux et autres coopératives d'Etat, il vous faudra manier avec finesse et opiniâtreté l'art difficile du marchandage.

Bijoux:L'or est traditionnellement apprécié dans les centres urbains. Il est façonné depuis longtemps à Fès, Meknès, Marrakech et, plus récemment, à Essaouira.
L'argent est utilisé pour les parures des femmes berbères de l'Atlas et du Sud. Les authentiques bijoux anciens étant très recherchés, ils sont chers, et marchander relève de l'exploit. Vous les trouverez en particulier à Rissani, Taroudant, Tiznit.

Céramiques et poteries:
Raffinement des dessins à motifs floraux stylisés, éclat des poteries monochromes rehaussées de métal : les potiers d'aujourd'hui ont su à la fois conserver et renouveler l'art de leurs ancêtres andalous. Fès et Safi sont à juste titre réputées comme centres de production. A côté des pièces richement décorées, plus destinées au plaisir des yeux qu'à la vie quotidienne, vous trouverez de la vaisselle pour usage courant fabriquée par des femmes ; tandis que les faïences sont réalisées par les hommes, qui les trempent dans des bassins d'émaux avant la deuxième cuisson.

Cuir: Devinez l'origine du mot maroquin ? C'est dire l'habileté des artisans en ce domaine ! Peaux de chèvre et de mouton sont utilisées pour fabriquer poufs, sacs, ceintures, babouches, chaussures et même abat-jour. Les plus grands et plus célèbres centres de production se situent à Fès et à Marrakech.

Dinanderie: A côté des traditionnels plateaux et services à thé en cuivre martelé ou ciselé, les souks produisent aussi des objets de fer forgé. Chaises et tables, mais aussi lampes, tringles à rideaux : de quoi meubler une maison jusque dans les moindres détails.

Tapis: Fabriqués presque exclusivement par les femmes, les tapis, qu'ils soient noués ou tissés, demandent souvent des mois, voire des années de travail. Leur valeur dépend pourtant plus de leur ancienneté, du nombre de noeuds et surtout de l'épaisseur de la laine. Ceux de Rabat, proches de la tradition moyen-orientale, sont particulièrement réputés. Les autres proviennent en général des régions berbères. Ils vous surprendront par leur variété : chaque tribu, en effet, possède ses propres motifs et ses propres combinaisons de couleurs. De manière générale, les tapis traduisent l'appartenance au groupe social, et les tapis berbères sont le reflet du patrimoine socio-culturel ethnique.
Les kilims (kalam, en arabe, signifie l'expression orale) sont des tapis aux motifs délicats et aux couleurs subtilement mariées.
Les poteries berbères, plus rustiques, s'ornent de motifs bruns ou rouges qui rappellent certains tatouages.

Kasbah:
Bâtisses fortifiées en terre, elles sont typiques de l'architecture berbère du Sud marocain. Erigées à proximité des villages, elles servaient à la fois de demeure seigneuriale et de château fort. Elles sont construites sur des fondations de pierre, avec des briques crues faites de terre et de paille. Le matériau utilisé les rend particulièrement vulnérables aux intempéries et au temps.

Littérature

Issue d'un pays naviguant entre plusieurs langues, la littérature marocaine s'exprime, à l'instar de sa voisine algérienne, en arabe et en français. L'auteur le plus célèbre au nord de la Méditerranée reste incontestablement Tahar Ben Jelloun, prix Goncourt en 1987. Citons également Driss Chraïbi, Ahmed Sefrioui, Mohammed Choukri et Abdel Krim Ghallab.

Chants et musique: Dans ce domaine encore se fait jour la diversité culturelle du pays. Importée par les musulmans fuyant la Reconquista espagnole au XVe siècle, la musique arabo-andalouse reste très vivante. Parmi les grands maîtres, citons -sans prétendre à l'exhaustivité-Cheikh Salah et Hadj Abdelkrim Raïs. La musique berbère, bien antérieure à l'islamisation du Maroc, s'est enrichie des instruments arabes. Jouée lors des moussems et des fêtes, elle s'accompagne souvent de chants et de danses effectués tant par des hommes que par des femmes. Quant au raï, venu d'Algérie, il a gagné ses lettres de noblesse au Maroc. Mêlant influences africaines, orientales et occidentales, il est fort apprécié de la jeunesse urbaine.

Danse: Ici, comme dans tous les pays arabes, quand on prononce le mot « danse », on songe aux ondulations gracieuses et sensuelles de la danse orientale, plus connue sous le vocable de « danse du ventre ». Sachez-le, elle n'a rien de marocain, même si certains spectacles sont donnés dans des hôtels (plutôt chers).
Loin de la danse du ventre et des établissements hôteliers, vous assisterez peut-être à des danses traditionnelles. Citons l'ahidou, dans le Moyen Atlas. Elle se danse en général au moment des récoltes et tout le village y participe. Les hommes et les femmes forment des rondes en alternance. Les Gnawi, descendants d'esclaves venus d'Afrique de l'ouest, jouent une musique répétitive dédiée à Dieu. L'encens aidant, les spectateurs, et les musiciens entrent souvent en transe.

Cinéma: Comme dans nombre de pays du Sud, le cinéma marocain souffre du manque de moyens et d'une distribution insuffisante. Mais le partenariat avec des producteurs étrangers permet à un véritable cinéma d'auteur de s'exprimer. Sous forme de drames ou de comédies, c'est souvent le choc entre tradition et modernité qui se trouve mis en scène par des réalisateurs comme Mohammed Tazi ou Tayeb Sadikki.

contes:La tradition orale reste bien vivante, même si elle est battue en brèche par la télévision et la radio. Les contes berbères, comme dans toutes les civilisations, évoquent les aspects fondamentaux de la vie : l'origine des choses, les grands moments de l'existence, leur morale.

Guides touristiques

Combien ça coûte ?
(prix indicatifs)
Un gramme d'or 18 carats 100 à 250 DH/8 à 20 euros
Un thé 4 à 6 DH/ 0,32 à 0,48 euros
Une bouteille d'eau minérale 5 DH/ 0,40euros
Une bière locale 5 DH/0,40euros
Un tapis environ 250 DH/m2/20 euros/m2
Une carte téléphonique 75 DH/ 6 euros

Descriptif destination brochure

A l'extrême ouest du continent africain et à quelques encablures des côtes andalouses, le Maroc est depuis toujours la porte de l'Afrique pour les Européens et celle de l'Europe pour les Africains. Gardien de la Méditerranée largement ouvert vers l'océan Atlantique, lieu de rencontre des Berbères, des Arabes et des Juifs, il offre au visiteur ses paysages d'une extraordinaire diversité et son exceptionnel patrimoine culturel.

Le voyageur se perd dans les médinas aux somptueux palais chérifiens, fait halte sous les rudes tentes berbères de laine noire. Il peut choisir le farniente sur des plages de sable fin ou la randonnée dans les chaînes tourmentées des montagnes. Il peut fréquenter les plus fins lettrés de l'Islam comme les bergers analphabètes du Haut Atlas. Son oeil profitera de la blancheur des villes de la Méditerranée comme de l'ocre rouge des kasbahs du Sud. Partout, durant son périple, le visiteur reçoit en royale offrande une infinie gamme de sensations et de bonheurs.

Température hiver

19

Température été

35

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