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Tourisme CUBA

Tourisme CUBA avec Fram
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Décalage horaire

Il y a cinq heures de décalage l'hiver et six heures l'été entre Cuba et la France : quand il est midi à La Havane, il est 17 h (ou 18 h) à Paris.

Religion

Le Cubain peut aller à la messe le dimanche matin et, l'après-midi, égorger le poulet dans un rite animiste. C'est dire que ce peuple est aussi religieux que syncrétique. Les pratiques confessionnelles se brassent avec pragmatisme dans un mélange qui ne choque personne. La religion des Cubains est à l'image du peuple : métissée... 60 % de la population se déclare chrétienne, tout en pratiquant la santería, un culte d'origine africaine. Le clergé ne se risque pas à condamner ouvertement cette hérésie : elle sait que si un prêtre interdisait à ses fidèles la pratique de la santería, son église se viderait aussitôt.

Géographie

L'archipel cubain se compose de l'île de Cuba, de l'île de la Jeunesse et d'environ 1 600 îles et îlots coralliens (cayos). Situé entre la Floride, au nord, la Jamaïque, au sud, Haïti, à l'est, et le Mexique, à l'ouest, il occupe une position stratégique.
Longue de 1 250 km et large de 30 à 200 km, Cuba est la plus grande île des Caraïbes. Sa forme étirée lui vaut le surnom de « Pays du crocodile ». Ses côtes abritent plusieurs centaines de plages aux eaux turquoise : celles du nord, ourlées de cocotiers, sont réputées pour la finesse de leur sable. Au sud de l'île, le littoral est souvent marécageux.
Quatre massifs montagneux dominent des plaines vallonnées plantées de tabac et de canne à sucre. Le plus haut de ces massifs, la Sierra Maestra, au sud-est de l'île, culmine à 2 000 mètres. A l'ouest, la vallée de Viñales fascine par ses mogotes, des buttes calcaires datant de l'époque jurassique.

Population

Cuba compte 11 millions d'habitants, dont le cinquième vit à La Havane. Le taux de natalité est élevé : en dépit de l'exode (1,2 million de personnes depuis la révolution), la population augmente régulièrement. Les Cubains sont jeunes - 40 % ont moins de 20 ans - et d'origines variées : on dit dans l'île que le peuple est « comme le sucre : blanc, brun et noir ». Il est hasardeux de donner des pourcentages, mais on peut distinguer trois grands groupes :
- les Blancs, d'origine ibère : l'immigration espagnole a accompagné l'histoire nationale, depuis la fondation de la colonie, au XVIe siècle, jusque dans les années 1950. Conséquence de cette immigration : les liens humains entre Cuba et l'Espagne sont vivaces, comme en témoigne le nombre des mariages cubano-espagnols.
- les Noirs : entre le début du XVIe siècle et la fin du XIXe, un demi-million d'esclaves furent importés d'Afrique de l'Ouest. Par ailleurs, de 1913 à 1927, 250 000 Noirs originaires d'Haïti et de la Jamaïque émigrèrent à Cuba pour travailler dans les plantations de tabac et de canne à sucre.
- les métis, enfin, qui sont l'essence de la cubanité. Les Cubains disposent de tout un lexique pour nommer la large palette des couleurs de la peau, la texture du cheveu, le type d'un visage : mulato fino, claro, jabao... Quant aux aborigènes, décimés au début de la colonisation espagnole, ils ont entièrement disparu : à peine quelques traits indiens transparaissent-ils encore sur certains visages de l'est du pays, spécialement dans la région de Baracoa.

Portrait

Le poète cubain Nicolás Guillén voyait en son pays, à cause de sa forme et de sa végétation, un « long lézard vert ». Mais Cuba ressemble aussi à un livre d'histoire à ciel ouvert, tant sont vivantes les empreintes de ceux qui ont façonné son devenir : indigènes précolombiens, conquistadores espagnols, colons planteurs, esclaves africains, rebelles indépendantistes, riches Américains, révolutionnaires castristes. Leur influence se retrouve partout : dans le goût du tabac, l'architecture coloniale, la cuisine créole, les rythmes musicaux, les noms des places, les palaces rococo, les panneaux de propagande...

Pourtant, un voyage à Cuba est à mille lieues d'une expérience livresque. C'est une expérience sensuelle. Pour s'en convaincre, il suffit de se retrouver sur une plage ensoleillée à discuter des mérites comparés du Mojito et du Daïquiri, de déguster une langouste fraîchement pêchée ou d'apprendre la salsa dans des bras cubains !
Car la première richesse de Cuba, avant même ses paysages, ce sont les Cubains eux-mêmes. Malgré les pénuries diverses et la fastidieuse chasse au peso convertible, ils ne perdent rien de leur dignité, de leur tendresse et de leur hospitalité. Sans parler de leur humour. Ecoutez-les : ils excellent à transformer en anecdotes cocasses les difficultés du quotidien.

Histoire Chronologique

1492 : Christophe Colomb découvre Cuba.
1510 : Diego Velázquez débarque dans l'île pour la conquérir.
1512 : exécution du chef indien Hatuey.
1514 : l'île est entièrement conquise par les Espagnols.
1762-63 : La Havane est occupée par les Anglais.
1868 : Carlos Manuel de Céspedes appelle à la rébellion contre l'Espagne.
1878 : les indépendantistes capitulent après dix ans de guerre.
1886 : abolition de l'esclavage.
1895 : deuxième guerre d'indépendance initiée par le poète José Martí.
1898 : l'Espagne renonce à Cuba, qui passe sous protectorat des Etats-Unis. Le Congrès américain vote le droit à l'indépendance de Cuba.
1901 : l'amendement Platt concède aux Etats-Unis la base de Guantánamo et le droit d'intervenir militairement dans l'île.
1940 : élection à la présidence du colonel Fulgencio Batista.
1947 : Eduardo Chibas fonde le parti orthodoxe, dont le jeune avocat Fidel Castro devient membre.
1952 : coup d'Etat de Batista, qui n'avait pas réussi à se faire réélire en 1944.
1953 : Castro et ses hommes attaquent la caserne de la Moncada.
1955 : Castro, emprisonné depuis trois ans, bénéficie d'une amnistie générale et part avec ses hommes pour le Mexique, où il rencontre Che Guevara.
1956 : débarquement des barbudos à Cuba sous le commandement de Castro et Guevara. Début de la guérilla.
1959 : l'armée révolutionnaire victorieuse entre à La Havane. Castro prend le pouvoir.
1960 : début de l'embargo commercial américain.
1961 : échec du débarquement anticastriste dans la baie des Cochons.
1962 : crise des fusées. Le monde est au bord d'une guerre nucléaire.
1975 : un corps expéditionnaire cubain intervient en Angola pour soutenir le régime marxiste.
1989 : visite de Mikhaïl Gorbatchev. Castro refuse de s'engager sur la voie de la perestroïka.
1990 : l'effondrement du bloc soviétique a plongé l'économie cubaine dans le marasme. Castro décrète la « période spéciale en temps de paix ».
1993 : légalisation du dollar.
1994 : crise des balseros. La dégradation de la situation économique pousse 36 000 Cubains à prendre la mer vers la Floride à bord de radeaux.
1996 : deux avions civils affrétés par une organisation anticastriste sont abattus par l'armée cubaine. Bill Clinton durcit l'embargo contre Cuba.
2003 : 75 dissidents favorables à des élections libres sont emprisonnés.
2004 : interdiction du dollar.
2008 : Raúl Castro succède à son frère Fidel, malade, à la tête de l'Etat.

Découvrir

Formules de politesse

Bonjour : hola.
Bonjour (le matin) : buenos días.
Bonjour (l'après-midi) : buenas tardes.
Bonsoir, bonne nuit : buens noches.
Au revoir : adiós.
A plus tard : hasta luego.
Comment allez-vous ? : ¿ qué tal ?
Très bien : muy bien.
Enchanté(e) : encantado(a) ; mucho gusto.
S'il vous plaît : por favor.
Merci (beaucoup) : (muchas) gracias.
De rien : de nada.
Monsieur : señor.
Madame : señora.
Mademoiselle : señorita.

Climat

Cuba bénéficie d'un climat tropical. Avec trois cent trente jours d'ensoleillement par an et une température moyenne de 25 °C, il y fait chaud toute l'année. On distingue deux grandes périodes en fonction des pluies : la saison sèche, de novembre à mai, et la saison humide, de juin à octobre. A la saison sèche, les températures oscillent entre 21 et 25 °C. Le ciel, parfois troublé par de courtes averses, est presque toujours bleu.
Ni trop chaude, ni trop humide, c'est la période la plus agréable pour découvrir le pays. A la saison des pluies, les températures, plus élevées, peuvent atteindre 40 °C. Les averses sont violentes mais brèves, il reste donc tout à fait possible de voyager, et de bronzer ! C'est le moment de l'année où la lumière est particulièrement belle. Entre septembre et novembre, cependant, attention : l'île peut être en proie à des ouragans violents et de cyclones, avec des vents d'une vitesse de 180 km/h...
On peut se baigner douze mois sur douze dans les eaux cubaines, d'une température moyenne de 25 °C.
Les températures moyennes de Pinar del Río sont les mêmes qu'à La Havane.

Formalités

Le passeport doit être valide jusqu'à la date du retour. Les ressortissants français, suisses, belges et canadiens n'ont pas besoin de visa, mais une carte de tourisme (tarjeta de turismo) est obligatoire. Elle est délivrée contre 25 euros par l'agence de voyage, la compagnie aérienne qui vend le billet d'avion ou par la représentation consulaire. Valable un mois, elle peut être renouvelée sur place une fois. Attention : il faut conserver cette carte pendant la totalité du séjour, car elle est demandée lors de l'embarquement du retour.
Par ailleurs, ceux qui voyagent en individuel doivent pouvoir justifier de l'adresse où ils seront hébergés à Cuba (que ce soit un hôtel ou chez l'habitant).

Formalités douanières
On peut entrer à Cuba avec un litre d'alcool, 200 cigarettes et des articles, autres que les effets personnels, d'une valeur de 100 US$ (77 euros). Au départ de Cuba, on peut emporter un maximum de 50 cigares, deux litres de rhum et 500 g de café par personne. Il est interdit d'introduire de la drogue, des armes à feu, des articles à caractère pornographique et des produits alimentaires frais (viande, fromage).
Pour les animaux de compagnie, il faut présenter un carnet de santé à jour, il n'y a pas de mise en quarantaine.

Monnaie

Jusque récemment, la monnaie la plus utilisée par les touristes étrangers à Cuba était le dollar américain. Le peso convertible existait déjà mais n'occupait qu'une place très secondaire. Le paysage monétaire a changé le 8 novembre 2004 : Fidel Castro a mis fin à l'emprise du billet vert sur Cuba en riposte au durcissement de l'embargo américain. Désormais les étrangers paient tout en peso convertible (peso CUC), que les Cubains nomment chavito. Le peso CUC se divise en cent centavos. Il a la valeur du dollar américain. Il ne peut s'acheter qu'à Cuba et est inutilisable en dehors du territoire cubain. Veiller donc à le changer avant votre départ de l'île.
Il existe un autre peso, le peso cubano (peso cubain), à ne pas confondre avec le peso CUC. Cette monnaie est réservée au commerce interne entre Cubains et ne concerne pas les voyageurs étrangers.
L'euro est de plus en plus accepté dans les grands lieux touristiques.
Les cartes de crédit (Mastercard, Visa et Eurocard) permettent de payer dans les magasins hors taxe, les hôtels, certains restaurants et les compagnies aériennes, et de retirer de l'argent dans les distributeurs automatiques. Les hôtels changent les chèques de voyage. A une condition toutefois : que chèques de voyage et cartes de crédit ne soient pas émis par des banques américaines - embargo oblige.
A Cuba, les prix des hôtels et des restaurants sont comparables à ceux pratiqués en Europe ou en Amérique du Nord. Il est possible de réduire ses frais en logeant chez des particuliers et en prenant ses repas dans les paladares, les restaurants privés : on peut alors se contenter d'un budget quotidien de 50 pesos CUC. Auquel il faut ajouter le prix d'une voiture de location, indispensable pour se déplacer ; les tarifs sont conformes à la norme internationale.

Que faut-il emporter ?

Prévoyez des tenues confortables et décontractées, en particulier des vêtements légers en coton et des chaussures découvertes. Les shorts sont acceptés dans tous les lieux touristiques, quoique les Cubains eux-mêmes n'en portent pas. Pour sortir le soir, on préférera un pantalon ou une robe. Emportez un gilet pour affronter la climatisation dans les hôtels et la fraîcheur du soir à la saison sèche. Pour un séjour à la période des pluies, il est inutile d'avoir un ciré car les averses sont brèves et les températures élevées : un parapluie suffira.
Accessoires indispensables : les lunettes de soleil, la crème solaire et les maillots de bain (pas question de naturisme ni de topless : on est en pays latin...). Le chapeau, en toile ou en paille, s'achète sur place dans tous les magasins.
Un adaptateur électrique est nécessaire si vous emportez des appareils de norme européenne, car le courant à Cuba fonctionne en 110 volts, comme aux Etats-Unis, sauf dans les nouveaux hôtels, où il est de 220 volts. On en trouve dans les boutiques détaxées des aéroports.

Adresses utiles

Office du tourisme cubain à Paris

280, boulevard Raspail, 75014 Paris, tél. : 01 45 38 90 10 ; fax : 01 45 38 99 30. Horaires d'ouverture : du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30 (16 h 30 le vendredi).

Informations touristiques

Tous les renseignements concernant les liaisons aériennes, les excursions, les visites et les locations de voiture sont disponibles dans les hôtels.

Change

On change de l'argent dans les bureaux de change, les banques et les grands hôtels. Attention : le change du dollar américain est surtaxé de 12 % par rapport à celui des autres devises. Dans les distributeurs automatiques, on peut retirer des pesos CUC avec une carte Visa, Mastercard, etc. Les cartes émises par des banques américaines sont refusées. Demander des petites coupures car il est parfois difficile de se faire rendre la monnaie.
Le peso convertible (peso CUC), à ne pas confondre avec le peso cubain réservé aux autochtones, est la monnaie du touriste (hôtels, grands commerces...). Normalement les étrangers n'ont pas accès au peso cubano. On peut néanmoins chercher à échanger auprès d'un Cubain quelques pesos CUC contre des pesos cubanos (compter environ 25 pesos cubains pour un peso CUC) pour acheter des bricoles dans la rue ou dans les magasins d'Etat : tout ce qui se paie en pesos cubains est très bon marché.

Langue

Langue officielle, l'espagnol cubain est mêlé de mots africains, anglais ou encore arawaks.
De nombreux Cubains, n'ayant pourtant jamais quitté leur île, s'expriment aisément en anglais, qui est la première langue étrangère enseignée au lycée, et certains connaissent le français.

Horaires

Les horaires d'ouverture des bureaux sont à peu près les mêmes qu'en Europe : de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30.
Les magasins ouvrent en fin de matinée jusque vers 19 h 30, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés. Les pharmacies sont ouvertes toute la journée, souvent même jusqu'à 22 h, voire 1 h du matin.
Les bureaux de poste ouvrent 7 jours sur 7, de 8 h à 22 h, sauf le dimanche, où ils ferment à 18 h.

Fêtes et jours fériés

Le 1er janvier fête la libération du pays par les révolutionnaires en 1959.
Le 26 juillet célèbre l'anniversaire de l'attaque de la caserne de la Moncada par les barbudos en 1953.
Le 10 octobre fête le début des guerres d'indépendance en 1868.
1er mai est dévolu à la fête du Travail.

Cuisine

La cuisine cubaine est simple et sent bon ses origines paysannes. Fruit du métissage, à l'image du pays tout entier, elle mélange des saveurs espagnoles et africaines. Elle est peu épicée.
Les Cubains aiment commencer leurs repas par des fruits : mangues, goyaves, pamplemousses, oranges... Autre entrée possible : un sofrito, une fondue d'oignons et d'ail revenus dans l'huile d'olive, agrémentée de poivrons verts.
Le plat principal est presque immanquablement à base de riz, accompagné de féculents ou de tubercules - haricots noirs (frijoles), manioc, bananes plantains frites, pommes de terre ou encore patates douces - et de viande de porc ou de poulet. Le boeuf reste rare. L'ordinaire du Cubain consiste en porc rôti, riz et haricots noirs. Comme autres mets typiques, on goûtera : le riz à la cubaine (arroz a la cubana), préparé avec de la viande hachée, des oignons, des oeufs et des bananes plantains ; et la sopa de camarones, soupe de crevettes avec oignons, pommes de terre, tomates, clous de girofle et crème fraîche.
Cuba est le paradis des amateurs de poissons et, sur-tout, de langoustes. Celles-ci se servent souvent grillées, avec une sauce tomate épicée : langosta enchilada.
Fabriqué à partir de la canne à sucre, le rhum (ron) se boit nature ou en cocktails. Le rhum cubain est réputé pour être l'un des meilleurs du monde. On en distingue plusieurs sortes selon le degré de vieillissement : le rhum carta blanca, de trois ans d'âge, clair et léger, est le plus courant, idéal pour les cocktails (Havana Club Silver Dry) ; le carta oro, de trois à cinq ans, doré (Havana Club 3 años) ; le rhum añejo, vieilli encore plus longtemps en fût, brun ambré (Havana Club Añejo Reserva). Les Cubains ont inventé une extraordinaire variété de cocktails, plus d'une centaine : les plus connus sont le Mojito, le Cuba libre, le Daïquiri. A goûter absolument !
Cuba produit un vin de la région de Pinar del Río (blanc, rosé et rouge), mais aussi de la bière, qui constitue la deuxième boisson nationale, après le rhum. Les marques les plus connues sont Mayabe et Cristal. Parmi les boissons non alcoolisées, ne manquez pas les délicieux jus de fruits frais (jus de goyave, jus de mangue...), les batidos (à base de fruits pressés, de sucre et de glace pilée), le guarapo, jus de canne à sucre, et le café cubain, très parfumé et servi bien tassé.

Transports intérieurs

Avion et train
L'avion reste l'un des meilleurs moyens pour parcourir les distances de cette île tout en longueur. La compagnie nationale Cubana de Aviación assure des liaisons intérieures assez bon marché entre les principales villes du pays. Depuis mai 1998, une compagnie mixte cubano-costaricaine opère également des vols réguliers entre La Havane, Varadero, Cayo Coco, Trinidad, Cienfuegos et Cayo Largo.
Mieux vaut faire une croix sur les trains : inconfortables, aux horaires hautement fantaisistes, lents, ils ne sont rien moins que fiables.

Autocars et bus
Appelés guagua (prononcez ouaoua), les bus se paient en pesos cubanos et sont très bon marché. Mais ne comptez pas sur le confort. Les files d'attente aux stations sont longues et l'on voyage presque toujours debout.
La compagnie de cars touristiques Viazul assure des liaisons quotidiennes entre les principales villes du pays. Les cars sont confortables et ponctuels. Mais attention à la climatisation très forte : mieux vaut prévoir un pull ! Les horaires sont disponibles sur le site web : www.viazul.cu

Vélos
On peut louer des vélos dans toutes les villes de grande et moyenne importance.

Voitures de location
Le ravitaillement en essence se fait sans problème partout dans l'île. Mieux vaut réserver longtemps à l'avance par le biais d'une agence de voyages, car le parc automobile est réduit. Si, en dépit d'une réservation en bonne et due forme, on vous annonce sur place que le véhicule prévu n'est pas disponible, insistez.
Au volant, soyez très prudent, surtout au crépuscule, quand la chaussée est investie par les piétons qui rentrent de leur journée de travail. La nuit, les routes étant peu ou pas éclairées, la plus grande vigilance est de mise : il n'est pas rare de croiser des vélos ou même des véhicules sans phares. Par ailleurs, il faut savoir que les panneaux indicateurs brillent par leur absence : une bonne carte n'est pas superflue. La meilleure solution est encore de prendre un auto-stoppeur : non seulement vous vous faites guider, mais encore vous rendez service, et c'est l'occasion de discuter avec des Cubains.

Moyens de communication

Médias
Le quotidien Granma est l'organe du parti communiste. Une édition hebdomadaire en français, en anglais et en espagnol est disponible.
Les quatre chaînes de la télévision nationale sont très regardées. Les séries (telenovelas) remportent un succès certain auprès de la population, qui suit les épisodes avec passion. Les hôtels internationaux, équipés d'antennes paraboliques, reçoivent une vingtaine de chaînes étrangères, inaccessibles aux foyers cubains. On capte aussi des radios de Floride.

Postes et communications
Le courrier est assez sûr mais lent : il faut compter environ trois semaines pour l'Europe. On trouve des timbres dans les bureaux de poste et dans certains hôtels.
Les liaisons téléphoniques avec l'étranger sont très chères (5 euros - la minute pour l'Europe) mais s'établissent sans problème à partir des grands hôtels. Les communications locales sont plus incertaines : le réseau intérieur, mal entretenu, est souvent défectueux. Il existe de nombreuses cabines à carte. En utilisant une carte téléphonique, les appels reviennent jusqu'à 40 % moins chers. Pour appeler la France depuis Cuba, composez le 8 33, suivi du numéro du correspondant sans le 0. Pour appeler Cuba depuis la France, composez le 00 53, l'indicatif local puis le numéro du correspondant. On trouve des points d'accès Internet dans les grandes villes, notamment dans les centres téléphoniques Telepuntos et dans les hôtels. Ils sont réservés aux touristes sur présentation d'un passeport. Les tarifs sont assez prohibitifs (environ 6 euros de l'heure).

Santé

Aucun vaccin n'est exigé. Vérifiez néanmoins que vos vaccinations sont à jour : pour le tétanos-polio, par exemple, un rappel tous les dix ans est nécessaire.

Cuba a une relativement bonne structure sanitaire. En cas de problème, vous pourrez vous faire soigner dans les centres médicaux du pays. Même s'ils ne payent pas de mine, il y a des hôpitaux, ouverts 24 heures sur 24, dans toutes les capitales provinciales. Les soins, gratuits pour les Cubains, doivent être payés en pesos convertibles par les étrangers. Il existe aussi, à La Havane, Varadero, Santiago de Cuba, etc., des cliniques réservées aux touristes.
Les médicaments manquent dans les pharmacies d'Etat : même l'aspirine est devenue difficile à trouver... Vous aurez plus de choix dans les pharmacies internationales des hôtels, des hôpitaux et des cliniques. Emportez néanmoins quelques produits de base : un tube d'aspirine, un désinfectant. Prévoyez aussi une crème antimoustique, surtout si vous partez à la saison humide : vous l'apprécierez au coucher du soleil, quand les moustiques redoublent d'ardeur.
Des cas d'hépatite B, de sida et autres maladies vénériennes ont été recensés, surtout dans les grands centres touristiques. Comme partout, la prudence s'impose : n'oubliez pas les préservatifs.
Avant de partir en vacances, pensez à vous faire vacciner contre le risque le plus grave qui touche les voyageurs après le paludisme, l'hépatite A.
Le changement dans les habitudes alimentaires durant un voyage entraîne souvent des maux d'estomac. Brûlures, remontées acides risquent de ternir un peu les vacances. Aussi, soyez prévoyant en glissant dans votre valise un antiacide.

Sécurité

Assurances
Si vous partez dans le cadre d'un voyage organisé, vérifiez que votre contrat comporte une assurance assistance. Celle-ci couvrira la perte de vos bagages, vos frais médicaux sur place et un rapatriement sanitaire. Si vous voyagez individuellement, vous pouvez contracter une assurance auprès de votre voyagiste.
Il est également recommandé de souscrire une assurance annulation afin d'être remboursé en cas de maladie ou d'accident avant le départ.

Il n'y a pas de réelle insécurité à Cuba. Les agressions sont quasiment inexistantes. Néanmoins, avec la crise économique, une petite délinquance se développe. Déposez vos objets de valeur et grosses sommes d'argent dans le coffre de votre hôtel.
Si vous louez une voiture, fermez-la bien à clé quand vous la garez. Contractez sur place une assurance contre le vol partiel (robo parcial) et déclarez à la police le moindre larcin dont votre véhicule ferait l'objet (rétroviseur...), en conservant un double de votre déclaration.

Voltage

Le courant est de 110 volts, comme aux Etats-Unis, sauf dans les nouveaux hôtels, où il est de 220 volts. Il faut donc prévoir un adaptateur de prises américaines (fiches plates) pour pouvoir utiliser les appareils de norme européenne.

Histoire et politique

Economie

Pour contrer la récession terrible qui s'était abattue sur le pays au début des années 1990, le gouvernement cubain avait adopté des mesures choc : il avait légalisé le dollar et libéralisé certains secteurs de l'économie. Et surtout, Cuba s'était ouvert aux capitaux étrangers. Ses principaux partenaires s'appellent désormais Espagne, Canada, Chine, Mexique, Russie et France.
Grâce aux investissements étrangers, notamment dans les secteurs du tourisme, et à l'exploitation de gisements de pétrole et de nickel récemment découverts, une remontée économique s'amorce. Cette reprise a permis une sensible amélioration de la vie quotidienne. Les coupures d'électricité, naguère monnaie courante, ont disparues. Et le gouvernement a organisé, au prix fort mais à crédit, le remplacement, dans chaque foyer, des appareils électroménagers soviétiques vétustes.
Mais le réseau des transports en commun reste faible. Et comme seule une petite minorité possède une voiture (une antiquité américaine des années 50 ou une Lada toussotante), tout déplacement, notamment pour aller au travail, devient parfois un casse-tête. Les Cubains en sont réduits à s'entasser dans des « chameaux » - autobus rallongés d'une remorque pouvant contenir 300 personnes dont les passages sont rares.
Mais le véritable talon d'Achille de l'économie, c'est l'alimentation. Facile à comprendre : un tiers de la surface agricole n'est pas semée et Cuba importe 50% des aliments qu'elle consomme elle en achète notamment aux Etats-Unis, qui ont modifié légèrement l'embargo de manière à écouler leurs excédents agroalimentaires... Les produits de première nécessité manquent dans les magasins d'Etat, les bodegas, qui vendent les marchandises en pesos cubains. Pour vivre décemment, il faut posséder des pesos convertibles.
Une économie à deux vitesses s'est mise en place : il y a ceux qui ont accès au peso convertible, et les autres, la grande majorité. Les premiers s'en sortent à peu près, par exemple les petits patrons de paladares, ces restaurants aménagés chez un particulier, les paysans, qui peuvent vendre leurs produits sur les marchés libres ou encore tous ceux, de plus en plus nombreux, qui se reconvertissent dans le tourisme. En revanche, les laissés-pour-compte de l'ouverture économique subissent sans contrepartie les mesures d'austérité.
En 2004, des catastrophes naturelles - une sécheresse sévère et l'ouragan Charley - ont affaibli une production alimentaire déjà déficiente ; et la crise énergétique s'aggrave : il suffit de la panne d'une centrale électrique pour entraîner la fermeture de 118 usines et des coupures de courant quotidiennes de cinq heures d'affilée à La Havane. Des rumeurs alarmistes courent sur un retour aux dures années de disette de la période spéciale (1990-1995)...

Arts, architecture, beaux livres

Contrairement à la majorité des pays d'Amérique latine, l'artisanat cubain n'est pas très développé. Sur les marchés, on trouve le chapeau de paille traditionnel des paysans cubains, des statuettes en terre cuite ou des poupées représentant les divinités de la santería, des instruments de musique(maracas, congas, etc.) et des personnages en papier mâché peint de couleurs vives. Si les ceintures en cuir travaillé que vous admirez autour de la taille des Cubains vous font envie, renseignez-vous auprès des passants. Ils vous conduiront directement chez les artisans qui les fabriquent.
Les bijoux en écaille de tortue et en corail sont un héritage du savoir-faire des Indiens précolombiens. Toutefois, pour la protection de la nature, il est conseillé de ne pas les acheter.
Quant aux cigares, l'idéal est de les acheter à l'issue de la visite d'une fabrique. A défaut, on en trouve dans les hôtels et les boutiques. Les plus réputés sont les Montecristo et les Cohiba. Méfiez-vous des cigares vendus dans la rue au marché noir, car ce ne sont que des contrefaçons de grandes marques.
Le rhum se vend dans les hôtels et les boutiques « hors taxe », mais vous pourrez aussi vous en procurer à la Maison du Rhum (Casa del Ron) à La Havane.
Tous les magasins proposent aussi des disques de musique cubaine ainsi qu'un large choix de tee-shirts et d'affiches à l'effigie du Che et des héros de la Révolution.

Institutions politiques
Selon la Constitution de 1976, Cuba est une république socialiste guidée par le marxisme-léninisme et les idées du héros indépendantiste José Martí. L'Etat possède les moyens de production. A quelques exceptions près : la Constitution reconnaît le droit à la terre des petits agriculteurs, et des amendements adoptés en 1992 et 1995 autorisent les investissements étrangers dans certains secteurs de l'économie, comme le tourisme. Le PCC (parti communiste de Cuba) est le parti unique. Autrement dit, il occupe la totalité des sièges de l'Assemblée nationale, dont les membres sont élus tous les cinq ans au suffrage universel direct. L'Assemblée dispose des pouvoirs législatifs et constituants. Elle élit, parmi ses députés, le Conseil d'Etat, qui est l'organe exécutif du régime. Le président du Conseil est à la fois chef du gouvernement et chef de l'Etat : il n'y a pas de président de la République.
En tant que premier secrétaire du parti communiste, Fidel Castro se fait élire et réélire président du conseil d'Etat. Il assume aussi les fonctions de commandant en chef des forces armées. L'été 2006, son hospitalisation l'a contraint à remettre provisoirement ces charges à son frère Raúl, numéro deux du régime.
Des organisations de masse, composées de bénévoles, encadrent la population : les CDR (comités de défense de la révolution), la FMC (Fédération des femmes cubaines), la CTC (Centrale des travailleurs cubains), etc. A leur création, les CDR, installés dans chaque quartier et chaque village, étaient chargés de lutter contre les « ennemis de la révolution », c'est-à-dire les opposants politiques. Depuis, leur mission a dévié vers la lutte contre la délinquance, notamment économique. Ils repèrent et dénoncent les chauffeurs de taxi « sauvages », les loueurs clandestins d'appartements, les tire-au-flanc dans les usines... Les CDR ont un rôle politique - ils organisent les campagnes électorales - ainsi qu'un rôle social d'animateurs de la vie locale.
Ces comités, censés garantir le « pouvoir du peuple », regrouperaient 7,5 millions de Cubains. Pour être membre des CDR, il suffit d'avoir plus de 14 ans.

Littérature

Nicolas Guillén, né en 1902 à Camagüey, est la grande figure de la poésie cubaine du XXe siècle. C'est lui qui compara Cuba à « un crocodile vert aux yeux d'eau et de pierre ». Métis descendant d'esclaves, Guillén est l'auteur de ces vers fameux : « Yoruba soy, cantando voy, llorando estoy, y cuando no soy yoruba, soy congo, mandinga, carabali » (« Je suis yoruba, je vais chantant, empli de larmes, et quand je ne suis pas yoruba, je suis congo, mandinga, carabali »). Chantre du métissage, il combattit le racisme et prôna la fusion des héritages espagnol et africain.
Autre figure clé de la littérature cubaine contemporaine, le romancier Alejo Carpentier, mort à Paris en 1980, a laissé une oeuvre baroque et truculente, marquée par le merveilleux. Ses livres les plus connus sont Le Royaume de ce monde, Le Partage des eaux et Guerre du temps.
Guillén et Carpentier sont des écrivains en phase avec le régime castriste, mais il existe aussi une littérature dissidente. Reinaldo Arénas, chantre de l'homosexualité, mort en exil aux Etats-Unis en 1991, ou Zoé Valdés, exilée à Paris, en sont des figures emblématiques.

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